26.02.2009
VALE investissement en Tunisie, les relations Tuniso Brésiliennes
En 2008, les exportations tunisiennes en direction du Brésil ont atteint les 216 millions de $, enregistrant une hausse de 78,8% par rapport à 2007 où elles n’avaient pas dépassé les 121 millions de $. Dans le même temps, les exportations brésiliennes vers la Tunisie augmentaient de 30.7% avec 221 millions de $ et devançant de loin les réalisations de l’année 2007 au cours de laquelle, elles n’ont pas dépassé les 169 millions de $. Ces réalisations donnent une balance commerciale excédentaire de 5 millions de $ à l’avantage du Brésil par rapport à l’année précédente où elle était de 48 millions de $. Tunis se rattrape.
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Les experts internationaux estiment que le Brésil sera l’une des plus grandes puissances du 21ème siècle a déclaré M. Hédi Djilani, président de l’UTICA dans son allocution lors de la Journée de partenariat tuniso-brésilien qui a eu lieu jeudi 29 janvier 2009 au siège de l’Union tunisienne de l’Industrie et du Commerce «Le Brésil représente pour nous un modèle de réussite...», a ajouté le président du patronat tunisien, d’où l’importance de lui accorder plus d’importance en tant que partenaire économique privilégié. D’autant plus que les alliances desquelles fait partie le Brésil, le MERCOSUR*, l’IBSA*, le BRIC* font que ce pays pèse lourd sur l’échiquier économique international.
M. Afif Chelbi, ministre de l’Industrie, de l’Energie et des PME, a, pour sa part, insisté sur la qualité du climat des affaires en Tunisie favorisé par la sécurité, la stabilité et la paix sociale. Privilégié également par l’ouverture du pays sur son environnement économique régional et international. Sans oublier la promulgation d’un ensemble de réglementations dont le but et de faciliter la vie des entreprises qui investissement en Tunisie tels une législation pour la protection de la propriété industrielle, le libre transfert des bénéfices des capitaux investis et des procédures administratives rapides et simplifiées ainsi qu’un cadre fiscal incitatif.
Pour la Tunisie, a précisé le ministre, le Brésil constitue un point de rencontre privilégié au cœur de l’Amérique latine, d’autant plus qu’il assure un rôle très important dans les négociations commerciales à l’OMC. La Tunisie a exporté pour prés de 600 millions de $ au Brésil en 2008. Les engrais représentent près de 60% de la totalité de ces exportations.
«Sra Ouertane» «brésilienne» ?La Tunisie se plaçait en 2008 au 80ème rang des pays importateurs du Brésil, ses importations se composaient essentiellement de produits manufacturés à 79% et à 20,9% de matières premières. Pour Sem Miguel Jorge, ministre brésilien du commerce et de l’Industrie, les possibilités d’élargir la gamme des produits exportables est grande puisque le Brésil est un pays exportateur en huiles de pétrole, de minéraux bitumineux, de coton, d’équipements électriques, de Véhicules de transport de pièces détachées et automobiles équipements de télécommunication, machines et équipements médicaments textiles cuir et peaux papier.
La Tunisie, pour sa part, qui avait progressé de cinq places par rapport à 2007 en tant que pays exportateur vers le Brésil, exporte 92.2% de produits manufacturés et 7.1% de matières premières ce qui représente par rapport à 2007 une hausse de 84% pour les produits industrialisées et de 30,4% pour les matières premières.
Mais plus important encore. Le Brésil est un soumissionnaire sérieux pour l’appel d’offres concernant la mine de phosphates de Sra Ouertane, par le biais du géant minier «Compania Vale do Rio Dolce». Si cette compagnie remporte l’appel d’offres, cela se traduira pour la Tunisie en la création de milliers de postes d’emplois dans une aussi défavorisée que celle du Kef et en une source d’approvisionnement importante de phosphates pour le pays le plus industrialisé d'Amérique latine.
Le gisement, comme cité précédemment sur le webmanagercenter, dont les réserves sont estimées à 10 milliards de tonnes aura une capacité de production annuelle de 20 millions de tonnes. Le ministre brésilien du Développement, de l’Industrie et du Commerce extérieur a affirmé à l’issue de sa rencontre avec le premier ministre tunisien que plusieurs entreprises brésiliennes ont exprimé leurs intérêts d'investir en Tunisie, dont, évidemment le groupe minier brésilien "LA VALE", cité plus haut et qui représente l'une des plus importantes entreprises brésiliennes spécialisée dans l'extraction minière.
Il a rappelé, dans la conférence de presse organisée en marge de la journée de partenariat, que près de 12 millions de Brésiliens sont d’origine arabe et que quatre ministres du gouvernement actuel le sont également, ce qui dénote de l’importance du lobby arabe au Brésil. Il a affirmé la volonté de son pays de développer ses relations économiques avec les pays de la région dans des secteurs telle l’agriculture et l’énergie et à les faire bénéficier des expertises brésiliennes.
« Nous allons veiller à développer les échanges commerciaux à travers le développement de lignes aériennes directes entre le Brésil et les pays africains. Nous en avons parlé avec le gouvernement brésilien, avec le gouvernement tunisien également et d’autres pays du Maghreb et d’Afrique, nous pensons pouvoir développer des lignes aériennes directes sur l’Afrique et lsur es pays maghrébins», a-t-il affirmé.
La délégation brésilienne, qui comprend plus d’une centaine de participants entre opérateurs et représentants d’institutions économiques du gouvernement brésilien, est arrivée en Tunisie dans le cadre d’une mission itinérante en Afrique du Nord. La Tunisie en est une parallèlement à l’Algérie, au Maroc et à la Libye.
- * Mercosur : Regroupement économique dont les membres sont : le Brésil, l'Argentine, le Paraguay, et l'Uruguay * IBSA : le Brésil, l'Inde et l'Afrique du Sud * Le BRIC : Le Brésil, l'Inde, la Russie et la Chine.
- Source Webmanagercenter
14:00 Publié dans Industrie, Investissements, Multinationales, NEWS | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, brésil, vale, gafsa, phosphates
25.02.2009
La nouvelle donne du tourisme tunisien
ON NE PEUT QUE SE REJOUIR DES MESURES PRISES
Tunisie - Tourisme : Une stratégie globale
Source WEBMANAGERCENTER
En fait, pour 2009 et les années suivantes, c’est toute une stratégie nouvelle:
LE TOURISME RESIDENTIEL
Il s’agit de l’aménagement par l’Etat de zones spéciales confiées aux promoteurs privés en vue d’y construire des résidences et de les vendre aux étrangers. ce type d’hébergement, dit tourisme résidentiel, répond à des besoins certains : la diversification des genres d’hébergement, consolidation des recettes touristiques, augmentation des réserves bancaires en devises, création de postes d’emploi supplémentaires, attraction de nouvelles clientèles pour les établissements de thermalisme, la limitation de la saisonnalité du secteur, sachant que ce type de tourisme est à l’abri de toutes sortes de mutations ou de perturbations au niveau mondial.
Par ailleurs, la Tunisie jouit d’une stabilité politique et sociale certaine qui lui a valu d’être une destination importante dans l’espace euro-méditerranéen drainant bon an mal an quelque 6,5 millions de visiteurs représentant une bonne quarantaine de pays. De plus, la Tunisie jouit d’un climat modéré et d’une position géographique distinguée pour être proche de nombre de pays européens.
Par ailleurs, la Tunisie jouit d’une stabilité politique et sociale certaine qui lui a valu d’être une destination importante dans l’espace euro-méditerranéen drainant bon an mal an quelque 6,5 millions de visiteurs représentant une bonne quarantaine de pays. De plus, la Tunisie jouit d’un climat modéré et d’une position géographique distinguée pour être proche de nombre de pays européens.
LE TOURISME DE CROISIERES
Le développement du tourisme de croisières est dicté par la dynamique que connaît la région de l’ouest de la Méditerranée et qui est estimée à 10 millions de touristes en 2005 pour atteindre les 16 millions en 2010. De cette dynamique, la Tunisie peut tirer un profit certain grâce à ses 1.300 km de côtes, pour sa position stratégique dans le bassin méditerranéen, pour son climat et pour son héritage civilisationnel et culturel. Durant les neuf premiers mois de l’année 2008, le nombre de touristes de croisières a atteint près de 567 mille personnes.
LE THERMALISMPE
Les cures thermales jouent un rôle non négligeable en Tunisie qui compte 44 centres en exploitation, 9 centres en cours de réalisation et 6 autres à l’étude. En 2007, la Tunisie a enregistré, pour ces mêmes soins, plus de 152 mille visiteurs dont 80% sont des Européens. Un plan de suivi de ce produit est mis en place en vue d’un développement durable et la préservation de l’environnement.
LE GOLF
L’importance du tourisme de Golf tient en ceci qu’il existe dans le monde 60 millions de joueurs, dont 6 en Europe, sachant que c’est une catégorie à fort pouvoir d’achat, que le Golf draine une haute valeur ajoutée et qu’il contribue à prolonger la saison touristique.
Sur instructions du président de la République, une étude de développement du tourisme de Golf est en passe d’être élaborée par les soins de spécialistes tunisiens et étrangers. Après l’identification de nombre de nouvelles zones appropriées au Golf, le ministère œuvre à l’incitation des investisseurs à adopter ce produit en mettant à leur disposition toute une somme d’encouragements.
LE TOURISME CULTUREL
En application des instruction présidentielles énoncées lors d’un conseil ministériel tenu le 26 mai 1999, une stratégie nationale de développement et de promotion du tourisme culturel a été mise en œuvre et comprend le programme suivant :
· plan d’aménagement des musées du Bardo, de Sousse et de Djerba ;
· plan de maintenance des sites et monuments anciens ;
· poursuite du plan de maintenance et de restructuration des palais sahraouis ;
· dynamisation des plus importants monuments archéologiques ;
· réactualisation des programmes de formation des guides et informateurs en matière de muséologie et des sites culturels, avec le perfectionnement en langues vivantes ;
· amélioration des conditions d’accueil, d’animation et de l’éclairage artistique dans les importants sites archéologiques ;
· incitation à la création d’une chaîne d’hôtels de charme à capacité d’accueil limitée mais de services de qualité, et de résidences touristiques rurales dans le sillage des sites naturels et archéologiques ;
· et création de festivals internationaux pour l’animation desdits sites.
12:00 Publié dans environnement, Europe, Investissements, Loisirs, thalasso, tourisme, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.10.2008
Câbleries Off-shore en Tunisie
ILe journaliste Abou SARRA sur le site WebManagercenter s'attaque aux industries oFF shore et montre combien le secreur câbleries offshore est fructueux
"Il ressort de données fournies par l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA) que le nombre des câbleries off shore en Tunisie s’élève à 65 dont 62 totalement exportatrices et 3 destinées au marché local.
Ces implantations off shore sont localisées par ordre d’importance dans la région de Zaghouan (10), Ben Arous (9), Bizerte (9), Nabeul (9), Sousse (8), Tunis (5), Monastir (5), Ariana (4), La Manouba (2), Béjà (1), Sfax (1), Kairouan ( ), Siliana (1), Béja (1).Ces statistiques ne tiennent pas compte de deux câbleries, l’une au Kef et l’autre à Jendouba.
Ces unités, qui emploient, au total, 25 418 personnes, ont généré, jusqu’ici, des investissements de 251,745 millions de dinars.
Par nationalité, les câbleries off shore françaises viennent en tête avec 31 unités suivies des italiennes (14), des allemandes, des espagnoles (2) et des autrichiennes ( 2).
Des pays comme Chypre, Corée du sud , Grande Bretagne, Luxembourg et les Etas Unis comptent, chacun, une câblerie en Tunisie.
Le plus important investissement est à l’actif de l’Allemagne (116,670 millions de dinars). La France vient en second rang avec 77, 965 MDT. Elle est talonnée par l’Italie (17,640 MDt), l’Autriche (17 MDT), les Etats-Unis (11,513 MDT), la Grande Bretagne (5,231 MDT), la Corée du sud (3,5 MDT), l’Espagne (810 mille dinars), Chypre (300 mille dinars) et Luxembourg (116 mille dinars).
Ce sont les câbleries allemandes qui emploient le plus avec 13 917 emplois créés. Les françaises et les italiennes sont à leurs trousses. Elles emploient respectivement 5 269 et 3110 personnes. A un moindre degré, la Corée du sud, par le biais de son groupe Sewon, emploie 1100 personnes. Il est suivi par les Etats-Unis (800), l’Autriche (600), Chypre (300), Grande Bretagne (145), Espagne (91), et Luxembourg (16).
Pour mémoire, l’industrie du câble électrique et du câblage automobile est présente, depuis plus de vingt ans, en Tunisie. Pour ne citer que le doyen, le groupe allemand Léoni, qui a repris la partie câblage automobile de Valéo. Dans les régions de l’intérieur, la plus importante câblerie sera réalisée à Siliana (nord ouest de Tunisie) par le groupe allemand Draexlmaier avec un investissement de 70 millions de dinars.
Il y a ensuite la câblerie de Béjà (Nord ouest de Tunisie) qui sera mise en œuvre par un autre groupe allemand Kromberg & Shubert, moyennant un investissement de 35 millions de dinars.
Le sud coréen
va réaliser une câblerie à Kairouan (centre de Tunisie) avec un investissement de 15 millions de dinars.
Enfin, un autre groupe allemand, Sumito Electric Bordi Jetz va construire une câblerie au Kef (Nord ouest de Tunisie). Coût de l’investissement : 5 millions de dinars. La nouvelle usine emploiera dans une première phase 300 personnes et vers 2010, 2500 personnes.
Vient ensuite la câblerie qui sera construite au nord de Jendouba par le groupe japonais Sumitomu. Cette usine, qui couvrira quatre hectares de terrains industriels, emploiera 700 personnes dont 20 % de cadres.
Avec l’ensemble de ces câbleries, la part mondiale de la Tunisie du marché du câblage automobile, dépassera largement, selon les estimations, les 2% actuels. Les principaux donneurs d’ordres sont les unités de production des grands groupes européens de l’automobile. Il s’agit pour l’essentiel d’équipementiers de renom :Valeo, Sumitomo Bordnetze, Kromberg & Schubert, Delphi, Dräxlmaier, Lear Corporation, Leoni, Yazaki, Coroplast, ACE, Sews E… quant aux clients, ils ont pour nom : Mercedes, BMW, VW, Opel, PSA, Volvo, Renault. Fiat...."
17:41 Publié dans Export, Industrie, Investissements, NEWS | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sewon cableries, offshore, tunisie, france, grande-bretagne, europe, italie
28.09.2008
FERID BAKLOUTI, patron de Xtensus, promoteur de 2ABP
Interview de Férid Baklouti, Fondateur de Xtensus Tunisia
Une interview donnée en 2007 à l'International Trade Forum
© WNS
Ce chef d’entreprise tunisien est représentatif de l’effort fait par la Tunisie pour se positionner sur le marché des technologies de l’information et de la communication (TIC).
Q: Comment avez-vous créé Xtensus Tunisia?
R: En 1993, je suis parti suivre des études en informatique à Québec (Canada) et apprendre la robotique et l’imagerie informatique. Huit ans plus tard, un MBA en gestion d’entreprise en poche, j’ai travaillé comme Directeur adjoint d’une entreprise de TI. Par mes amis restés au pays, j’étais au courant des efforts faits par la Tunisie dans le secteur des TI; profitant de l'aubaine, j’ai persuadé quelques amis d’investir dans la création de Xtensus en 2001. Nous avons commencé par créer des sites Internet, puis nous avons élargi notre activité: portails de e-commerce, sites Internet d’entreprises et du gouvernement, services accessibles par Internet, comme le paiement électronique de l’examen du permis de conduire.
Q: Qui sont vos clients?
R: Outre les entreprises et les autorités tunisiennes, nos clients viennent de Belgique, de France et du Canada.
Q: A-t-il été difficile de décrocher des contrats en tant qu’entreprise basée en Afrique?
R: Certaines entreprises hésitaient à confier leurs activités à une société africaine, qui plus est opérant dans le secteur des TI sur le sol africain. Elles pensaient que le manque d’infrastructure poserait problème. Nous avons demandé des gages de satisfaction à d’anciens clients. Parfois, nous devions commencer par travailler avec des tierces parties, comme des compagnies étrangères établies en Tunisie. Le fait d’être implanté dans un technoparc (entre Tunis et Carthage) a été un atout. Les entreprises pouvaient se porter garantes et nous pouvions partager nos expériences.
Nous avons aussi tiré parti de nos racines africaines. La Tunisie est multilinguistique et multiculturelle. Nous avons des liens avec la Méditerranée, la culture arabe et le reste de l’Afrique. Notre dernier projet est un annuaire en ligne des entreprises arabes et africaines (http://www.2abp.com); grâce aux multiples contacts noués par la Tunisie sur le continent; nous faisons connaître ces entreprises en Europe et en Amérique du Nord.
Q: Quel est le problème majeur rencontré pour surmonter les préjugés qui collent à l’image de l’Afrique?
R: Les gens ignorent à quel point la Tunisie est pionnière en matière de TIC. Le Forum économique mondial nous place premier pays africain pour le degré de préparation aux TIC (politiques gouvernementales, télécommunications, pénétration et utilisation de l’Internet, etc.). Chaque année, les TIC attirent près de 50 000 étudiants et le Gouvernement introduit actuellement l’informatique au primaire. La Tunisie possède 11 technoparcs, un réseau de 20 pépinières d’entreprises et 10 cyberparcs. Elle accueille près de 600 entreprises d’ingénierie informatique, qui emploient près de 7 000 personnes. Il a aussi fallu montrer à nos clients étrangers que nous étions sensibilisés à la culture des affaires en Europe et en Amérique du Nord. Mon expérience au Canada m’a énormément aidé à ce niveau.
Interview: Peter Hulm, collaborateur du Forum du commerce.
15:05 Publié dans BIOGRAPHIE, Canada, Europe, Export, Industrie, Ingénieurs, Investissements, NET ECONOMIE, OFFshoring, partenariat, Tecnopoles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, ariana, arab, african, business, portal, xtensus
20.09.2008
A quand une loi pour l'investissement immobilier étranger en Tunisie?
Je vous livre la réflexion d'Anne Chartier publiée sur le site Bourseimmo.com.tn
"
Souvent, on parle dans les coulisses d'une nouvelle étape de souplesse en matière d'acquisition d'un bien par les étrangers en Tunisie. L'article suivant, publié sur prix-immo.com, confirme ces dires:
Alors que la crise immobilière sévit un peu partout dans le monde, le marché tunisien semble être l’un des rares à être épargné par le fléau. En effet, la Tunisie attire de plus en plus les cadres ou les chefs d’entreprise européens, qui envisagent d’y établir une filiale ou bien d’investir dans une résidence secondaire. L’effet du bouche à oreille fonctionne visiblement très bien pour la Tunisie qui voit son marché immobilier fortement dynamisé.
Jusqu’à présent, la Tunisie n’avait pas encore légalisé la propriété immobilière pour les étrangers. Mais visiblement, ce serait à l’étude et cela paraitrait logique au vue du nombre croissant de promoteurs étrangers venant investir et construire des complexes immobiliers résidentiels ou touristiques en Tunisie. Le ministère du développement et de la coopération internationale tunisien aurait confié au cours des derniers jours orienter sa politique de développement de la Tunisie vers la légalisation de la propriété immobilière pour les étrangers souhaitant investir dans une résidence secondaire en Tunisie. Par là même, le gouvernement entend inciter le tourisme résidentiel dans le pays et donc stimuler la croissance économique.
Si ce projet de loi venait à être adopté dans les mois ou les années qui suivent, cela constituerait un véritable choix stratégique de la part de la Tunisie, qui confirmerait sa place de n°1 sur le marché immobilier de l’Afrique du Nord.
Récemment, un groupe immobilier des Emirats Arabes, Dubaï Holding, a investi pas moins de 14 milliards de dollars dans un projet de complexe immobilier connu sous le nom de « Portail de la Méditerranée, cité du siècle ».
Seule ombre au tableau, la concrétisation de tels projets pourrait conduire la Tunisie à une surcapacité de l’offre de logements – villas et appartements confondus – dans la mesure où elle dénombre déjà quelques 20 000 logements vacants selon les statistiques de la Chambre Nationale des Promoteurs Privés.
19:40 Publié dans Europe, Investissements, Politique, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18.09.2008
Le dessalement en Tunisie quel avenir
| Les ressources hydrauliques en Tunisie : Enjeux, acquis et perspectives | |
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| Pour débattre de la problématique hydraulique en Tunisie, des nouveautés technologiques relatives au secteur et du développement des énergies renouvelables dans le dessalement des eaux, la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux, sous l’égide du ministère de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques, a organisé le 30 juin et 1er juillet 2008, dans un hôtel de la banlieue nord de Tunis un séminaire intitulé : «Le dessalement des eaux : Percées Technologiques et Maîtrise des Coûts», ce qui a permis, à un public venu nombreux appréhender la stratégie des responsables de la SONEDE pour assurer, dans les décennies à venir, la disponibilité d’une denrée vitale à la survie des nations, de saisir l’importance de la planification dans la gestion de nos ressources hydrauliques, l’urgence de l’utilisation des eaux épurées, traitées et la portée du programme national de dessalement en cours. « Notre potentiel des ressources en eau s’élève à 4,6 milliards de m3/ an dont 54% seulement ont une salinité inférieur à 1,5g/l (salinité relativement élevé) et 86%, localisées dans le nord, assurant ainsi 460m3/an/habitant ( capacités limitées) », affirme, dans son intervention, Monsieur Mohamed Zaara, Directeur du Dessalement et de l’Environnement à la SONEDE, qui rappelle la volonté des autorités, afin d’atténuer le déséquilibre dans la répartition régionale des ressources hydrauliques, de développer le dessalement des eaux saumâtres, d’élever le nombre des stations d’épuration de 50 à 98 et d’accélérer la mise en œuvre du système de transfert d’eau, visant à subvenir aux besoins de tous les usagers en quantité et qualité requises. A la fin de son intervention, notre vis-à-vis a évoqué l’expérience tunisienne dans la maîtrise des technologies de dessalement, adaptées au contexte local, mis en exergue l’implication de l’Université et des laboratoires de recherches, à travers l’insertion de modules relatifs à la problématique hydraulique dans des programmes de masters, dans le développement du secteur et appelé les entreprises privées à prendre en charge, via des incitations financières fiables, l’exploitation des stations de dessalement pour leurs propres comptes ou celui des autres, ce qui permet à l’Etat de recentrer ses efforts vers l’identification des zones d’intervention, l’établissement des études et repérages des projets et l’ancrage d’une législation à même de favoriser l’essor de petites et moyennes entreprises spécialisées dans la réalisation d’unités de dessalement et de coordonner la relation entre les différents intervenants dans le secteur. Financements et percées technologiques De nos jours, l’eau, considérée comme un bien social et économique, est l’objet, en Tunisie, d’une gestion rationnelle et d’un suivi continu pour déterminer les charges directes de la production, détecter d’éventuelles anomalies dans l’organisation des rendements des pompes et apprécier un coût de revient (le m3 d’eau vendu pour l’année 2006 est calculé à 595 millimes/m3), constitué des différentes composantes inhérentes à l’exploitation (solaires, énergies, produits chimiques…). «Le réseau de production de la région du sud-est du pays -renfloué avec la mise en service des stations de dessalement de Gabès, de Zarzis et de Djerba- compte désormais 190000 abonnés, enregistrant, à la fin 2006, une nette augmentation du prix de revient, ce qui influencé les tarifs de la SONEDE dont le prix de vente moyen est passé de 346 millimes/m3 en 1994 à 455 en 2006 soit une évolution de 2,6 par an», assure M. Kamel Fethi, ingénieur spécialisé dans le génie électrique et directeur de production à la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux, qui rappelle les percées technologiques dans les procédés de dessalement, la place des énergies renouvelables dans les pays disposant de gisements éoliens et d’ensoleillement et les progrès substantiels effectués, un peu partout dans le monde, en matière de récupération d’énergie. Pendant le débat, la plupart des intervenants ont présenté le dessalement comme l’une des solutions éprouvées et sûres pour la mobilisation des ressources en eau supplémentaires, la compétitivité des coûts de production en comparaison avec les techniques classiques et l’utilisation des capacités hydriques non conventionnelles afin de désenclaver le milieu rural, de satisfaire une demande en eau potable excessive en été et de susciter des vocations dans le secteur privé pour assurer des prestations d’exploitation et d’entretien dans un domaine prometteur, objet de toutes les convoitises dans les décennies à venir, conclut l’un des participants au séminaire qui appelle l’Etat à prioriser, dans ce domaine, le partenariat international, à exiger la rémunération minimale des capitaux investis et à cibler la restructuration des personnels administratifs à la lueur des mutations annoncées dans le domaine de la tarification et des services. |
19:40 Publié dans Agriculture, BIOTECHNO, environnement, Investissements, RÉGIONS, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11.08.2008
L'union méditerranéenne en perspective
SI VOUS AVEZ RATÉ CETTE ANALYSE, JE VOUS EN OFFRE LA LECTURE
"L’Union Méditerranéenne en perspective
Propos recueillis par Catherine Cornet
Le 13 juillet, le président français Nicolas Sarkozy a lancé officiellement à Paris le projet longuement débattu d’Union pour la Méditerranée. Une bonne occasion pour questionner la géopolitique de la région et analyser les relations entre les différents acteurs des deux rives de la Méditerranée.
Avec une Europe élargie qui a changé de visage et de taille depuis la conférence de Barcelone, un monde arabe tiraillé par des guerres et des violences répétées après les évènements de 2001, les changements d’orientations de la Turquie et la nouvelle configuration de l’espace balkanique, l’histoire du partenariat euro-méditerranéen avait bien besoin d’un bilan.
Si le projet de Sarkozy a le mérite de lancer un débat européen sur la nouvelle politique communautaire face à ses voisins du sud et du sud est, du côté des acteurs non européens de la Méditerranée, c’est plutôt le doute, voire l’indifférence.
La semaine dernière, le Secrétariat d’Euromesco publiait un rapport intitulé «Putting the Mediterranean Union in perspectives» (1) reprenant les différentes perspectives de l’Europe du Sud (chapitre de Roberto Aliboni), de l’Allemagne (Tobias Shumacher), du Maghreb (Ahmed Driss) et d’Israel (Alfred Tovias). Les chapitres sur la Turquie et le Mashrek sont en cours de rédaction.
Tobias Schumacher, responsable du Programme de recherche et d’information auprès d’EuroMeSCo, a répondu à nos questions, en engageant que lui-meme, tout en reprenant les grandes lignes de ce rapport.
Les réactions négatives à l’Union Méditerranéenne semblent venir, en premier lieu, «du style Sarkozy». Vous expliquez par exemple qu’Angela Merkel est irritée par cette modalité unilatérale que la France a adopté pour ce projet…Comment définiriez–vous ce «style»?
Sarkozy a adopté un “style bulldozer” qui se fonde sur l’idée que la France devrait redevenir forte sur la scène internationale et recouvrir son rôle de façon unilatérale. La question n’a même pas été débattue au Conseil européen. Il l’a présentée tout seul, en particulier au Maghreb et en Egypte. Les Européens sentent qu’ils n’ont pas été pris en considération. Ces ambitions unilatérales peuvent miner les relations entre les pays de l’U.E qui sont en train d’évoluer. Pour les Allemands, depuis le traité de l’Elysée -l’alliance franco-allemande- les questions européennes sont pré-discutées. Mais dans ce cas, ils n’ont pas été consultés.
La politique étrangère de la France s’est toujours focalisée sur un “retour” de la puissance française sur la scène internationale…Quelle est donc la différence avec l’UM?
Par rapport aux précédents présidents, Sarkozy a une façon de vouloir restaurer la grandeur de la France dans la sphère internationale qui est à la fois plus sérieuse et plus visible. Je parlerai d’ailleurs d’un changement révolutionnaire de la politique étrangère française. Par exemple, la France reconsidérant sa participation à l’Otan. Ceci était impensable auparavant….
La politique de voisinage, l’Union Méditerranéenne et l’Union pour la Méditerranée: C’est à s’y perdre…Comment situer « la nouvelle » proposition du président français? Y a t-il fracture entre ces projets et les anciennes politiques européennes dans la région?
En bref, je dirai que l’Union Méditerranéenne est un projet vide de contenu. Il n’apporte aucune valeur ajoutée. Le dernier rapport de la Commission précise l’ampleur du projet et parle de l’infrastructure, de l’environnement énergétique, de protection... Tout était déjà là. Nous n’avions donc pas besoin d’une nouvelle structure.
Tobias Schumacher
Tobias Schumacher
Revenons
au “Bloc” européen. Y a-t-il une vraie division entre le « groupe de
l’Olive » (2) et les pays du nord de l’Europe qui privilégient les
contacts avec leurs voisins européens?
Au moment de la
conférence de Barcelone, cette division était encore plus importante
qu’elle ne l’est aujourd’hui. Par exemple, les Espagnols avaient menacé
alors de boycotter le processus d’élargissement si la conférence de
Barcelone n’avait pas lieu. Quand Sarkozy a proposé l’Union
Méditerranéenne au Conseil de l’Europe, les Polonais ont répondu qu’ils
travaillaient sur une proposition semblable pour l’Europe de l’Est...
En fait, la division n’est pas vraiment entre le nord et le sud de l’Europe. Les Suédois par exemple ont toujours été très actifs au sein du partenariat Euromed... La division a plutot lieu entre le sud et l’est. En effet, les européens des pays de l’est sont assez mal à l’aise avec leurs voisins du sud. Ils ne connaissent presque rien d’eux et s’en fichent à vrai dire. L’intérêt
face à leurs voisins est faible, et ce même au sein de l’élite. Ainsi pour eux, les pays méditerranéens sont plus une destination de vacances qu’un éventuel marché où investir. Ce serait pourtant intéressant économiquement pour les polonais mais cela ne les intéresse pas.
On assiste actuellement à une nouvelle crise pétrolière. L’Union Méditerranéenne fait-elle référence à une politique énergétique particulière?
Je dirais que les Européens ne sont pas encore prêts pour une politique énergétique commune, car la question de l’énergie est beaucoup trop liée au problème de sécurité nationale. Au départ, la question énergétique était au coeur des débats mais dans le dernier rapport de la Commission européenne, elle n’est même plus mentionnée. C’est certainement un sujet trop sensible. La France et la Russie dominent le marché de l’énergie nucléaire...
La création d’un Secrétariat de l’Union Méditerranéenne est née de l’accord franco-allemand. Quel sera le rôle de ce Secrétariat? Qu’en pensez-vous?
Les Allemands étaient opposés à ce projet de Secrétariat même s’ils l’ont soutenu officiellement. C’est juste une question de contrôle des dommages collatéraux, pour faire en sorte que les français arrêtent de faire leurs affaires dans leur coin.
La question du financement a été vivement débattue..
C’est un faux problème. C’était évident qu’aucun fond supplémentaire ne serait alloué. Même avec la proposition espagnole, il n’y aurait pas eu de nouveaux fonds. Ceux qui soutiennent le projet veulent attirer les fonds des pays du Golfe. Je pense qu’il est naïf de croire que les pays du Golfe ont besoin des Européens pour investir dans les pays du sud. Le Qatar a par exemple investi récemment 8 milliards de dollars en Libye. Ils n’ont pas besoin de l’UE pour dégager des fonds.
L’article de Roberto Aliboni parle du projet de Moratinos – ministre des Affaires Etrangères espagnol - qui faisait une proposition concernant la liberté de mouvement/circulation. Est-il envisageable que l’Union de la Méditerranée considère l’immigration autrement que comme une menace?
Rien de tout cela ne figure dans le projet de l’Union pour la Méditerranée. Le dernier rapport ne parle même pas de l’immigration. Sarkozy lui parle d’une menace pour l’Europe. C’est que cette question est désormais inclue dans le premier pilier. En fait, les Européens ne veulent pas avoir à faire à des politiques qui sont normalement gérées par plusieurs Etats.
Il est assez étonnant de voir que depuis Toulon, lorsque Sarkozy a parlé pour la première fois de l’UM, l’Espagne a fait profil bas. Les Allemands ont donc été obligés de défendre le processus de Barcelone tel qu’il est aujourd’hui et ceci alors qu'ils n'ont pas vraiment d"agenda méditerranéen". Les espagnols n’ont pas réagi et je dirai que c’est parce que Zapatero ne pouvait pas se permettre de détériorer les relations entre la France et l’Espagne. L’Espagne a littéralement mis de coté sa politique Euromed. pour se focaliser sur le Maroc. Les Allemands n’oublieront pas la position ambiguë tenue par les Espagnols.
Vous préconisez une approche équilibrée vis-à-vis de l’Union Méditerranéenne. Mais Comment peut-on obtenir des relations équilibrées entre les deux rives de la Méditerranée?
Une première réponse serait de laisser les pays du sud assumer leurs responsabilités. Si tel était le cas, alors le partenariat méditerranéen changerait. Pour l’instant ils reçoivent simplement. En les responsabilisant plus, on pourrait aboutir à un projet commun dont ils pourraient assumer le financement. Ils n’en ont cependant pas envie. Ce sont, pour la plupart, des pays en voie de développement, mais l’Algérie, Israël et la Turquie par exemple ont des économies de marché fonctionnantes ou sont riches en ressources naturelles. Pourquoi ne pas repenser leur responsabilité ?
Le deuxième point, c’est que vous ne pouvez pas demander aux pays tiers d’intervenir dans les affaires européennes. Là on rencontre un problème légal lié à la question de la co-présidence et du secrétariat partagé. Toutefois, je me demande comment il sera possible de prendre en compte à la fois les acquis de Barcelone et les acquis communautaires.
Un chapitre entier est consacré aux perspectives israéliennes. Shimon Perez a appelé Sarkozy pour lui dire que l’UM était un projet « très important ». Est-il possible d’envisager que l’arène méditerranéenne puisse être une bonne plateforme pour les discussions/négociations de paix entre Israël et Palestine ?
En principe, toute initiative qui pourrait aider à faire que le processus soit un processus de paix est la bienvenue. La proposition des Espagnols parlait de cela. L’Union de la Méditerranée n’en a ni le potentiel ni le pouvoir. C’est un projet simplement orienté sur le business et qui est même assez apolitique.
Dans le contexte du Quartet, les Etats-Unis ne laisseront jamais personne concurrencer leur influence et leur agenda. L’Union Méditerranéenne leur fait-elle peur?
Non. Ce serait bien qu’ils en aient peur mais ce n’est vraiment pas le cas. Les Américains ne sont pas très actifs quand au processus de paix et du coup c’est le moment pour l’Europe de trouver une voie dans laquelle s’engager pour être impliqué dans ce processus. Mais à cause de nos visions contrastantes, nous n’agissons pas. On aurait pu créer un débat sur le rôle de l’Europe dans la région. Mais toute tentative de la faire à débouché sur un débat purement académique qui n’est finalement pas pris au sérieux.
Depuis la première présentation du projet, l’UM a été considérée comme une façon de dire gentiment «Non» à l’adhésion de la Turquie à l’UE. Le projet va-t-il dans ce sens?
Oui, en fait, au départ, on a vu ce projet comme un piège pour la Turquie et je pense que ce point de vue n’était pas faux. Mais aujourd’hui je ne serai pas étonné de voir Sarkozy soutenir la Turquie. Il a tendance à inventer de nouveaux projets qui ont toujours l’air très attrayants, mais lorsqu’on creuse un peu...
Catherine Cornet
(14/07/2008)
(1) Cette étude a été conduite sous les auspices du «Leonard Davis Institute» de l’Université de Jérusalem (Hebrew University), de l’Institut des relations internationales (l’Istituto Affari Internazionali) de Rome. Le Dr. Aliboni est Vice-President du IAI, le Dr. Ahmed Driss est Président du CEMI (Centre d’Etudes Méditerranéennes Internationales) de Tunis, le Dr. Tobias Schumacher est «Deputy Project Manager » et responsable du programme de recherche et d’information auprès de l’EuroMeSCo, le Professeur Alfred Tovias est Directeur du Leonard Davis Institute.
(2) le Groupe de l’Olive regroupe les états méditerranéens membres de l’Union Européenne. Le groupe organise des réunions informelles afin de discuter des questions spécifiquement méditerranéennes."
14:00 Publié dans Blog, Europe, Investissements, NEWS, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EUROPE, UNION POUR LA MEDITERRANEE, ANALYSE, BABELMED, Tobias Schumacher, CATHERINE CORNET
06.08.2008
Installation d'ADEA , 4 Aout 2008, Tunis

Le Secrétariat de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) vient de s'installer ce 4 août 2008 au siège de la Banque africaine de développement (BAD).
Qu’est-ce que l’ADEA ?
Forum pour le dialogue politique sur l'éducation en Afrique subsaharienne
Réseau de professionnels, de praticiens et de chercheurs dans le domaine de l'éducation
Partenariat entre ministères de l'éducation et organismes de coopération au développement
Catalyseur pour les réformes de l'éducation
L'un des principes qui sous-tendent la philosophie de l'ADEA est de considérer que la responsabilité du développement de l'éducation incombe aux gouvernements des pays africains.
C'est pourquoi l'ADEA s'efforce d'encourager un processus qui responsabilise pleinement les ministères africains de l'éducation et familiarise les organismes de financement avec le concept d'appropriation nationale.
Les activités de l'ADEA sont axées autour du renforcement du dialogue sur les politiques entre gouvernements et organismes de développement, entre gouvernements eux-mêmes et entre organismes de développement.
Elles visent également à développer les capacités institutionnelles et techniques africaines en établissant des réseaux d'échange d'informations et en diffusant les enseignements tirés des stratégies et des innovations réussies.
Toujours dans cet esprit, l'ADEA encourage et soutient également les échanges régionaux, sous-régionaux et transnationaux ainsi que les partenariats avec la société civile.
Avec l’installation de ce secrétariat, la Tunisie bénéficiera de l’expertise d’une organisation spécialisée dans le domaine de l’éducation.
12:30 Publié dans banques, formation, Investissements, NEWS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunis, Tunisie, BAD, ADEA, éducation, Afrique, développement
04.08.2008
L’IFC soutient l’expansion d’un exportateur Tunisien important de Haute Technologie
Tunisia IT.com :: Le Journal du Net & du Management —
« L’IFC, une institution du Groupe de la Banque Mondiale, a annoncé le 24 Juillet, 2008, sa participation au capital de Fuba Printed Circuits Tunisie S.A. L’investissement contribuera à la croissance et au développement d’une société Tunisienne de haute technologie orientée vers l’exportation, permettant ainsi d'améliorer la compétitivité de la Tunisie au niveau technologique et de créer des opportunités d'emplois pour les titulaires de diplômes universitaires.
Fuba considère l’IFC comme un partenaire stratégique qui soutient sa stratégie de croissance en mettant à sa disposition sa connaissance des marchés émergents et une perspective mondiale de l’industrie. L’IFC, dans le cadre de son investissement acquerra 19 pour cent des actions de la société.
(…)
La stratégie de l’IFC en Tunisie consiste à promouvoir les projets ayant un impact important sur le développement et dans lesquels le rôle de la SFI est clair et complète celui des institutions financières locales. En soutenant une société de second rang financièrement solide et de bonne réputation qui cherche à devenir compétitive sur le marché international, ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie de la SFI pour le secteur de l’électronique. Il s’agira du premier investissement de la SFI dans le secteur Tunisien de la production depuis plus de 10 ans.
A propos de l’IFC
l’IFC, membre du Groupe de la Banque Mondiale, promeut une croissance économique durable dans les pays en voie de développement en finançant l’investissement du secteur privé, en mobilisant des capitaux privés dans les marchés financiers locaux et internationaux et en assurant des services de conseil et d'atténuation des risques aux entreprises et aux gouvernements. La vision de la SFI est que les populations pauvres doivent avoir la possibilité de sortir de la pauvreté et d’améliorer leur niveau de vie. Au cours de l’exercice financier 2007, la SFI a engagé 8,2 milliards de dollars et a mobilisé une somme additionnelle de 3,9 milliards de dollars via des syndications et le financement structuré de 299 projets dans 69 pays en voie de développement. La SFI a aussi assuré des services de conseil dans 97 pays. Pour plus d’informations, visitez le site Web : www.ifc.org.
A propos de Fuba Printed Circuit Tunisie S.A. :
Fuba se spécialise dans la production de circuits imprimés depuis 18 ans. La société est orientée vers l’exportation et assure ses services à des clients internationaux réputés dans les secteurs industriel et de l'électronique. Fuba, une société de haute technologie qui dispose d’un portefeuille varié de clients de premier rang, jouit d’une excellente position concurrentielle et d'un solide potentiel de croissance. Fuba emploie plus de 600 personnes.
In English from EMS007 is the leading real-time, online magazine
IFC’s strategy in Tunisia focuses on projects with a high development impact, and where IFC’s role is clear and complementary to local financial institutions. By supporting a financially sound and reputable second-tier company seeking to become internationally competitive, this investment is aligned with IFC’s strategy for the electronics sector. This will be IFC’s first investment in the Tunisian manufacturing sector in more than 10 years.
About IFC
IFC, a member of the World Bank Group, fosters sustainable economic growth in developing countries by financing private sector investment, mobilizing private capital in local and international financial markets, and providing advisory and risk mitigation services to businesses and governments. IFC's vision is that people should have the opportunity to escape poverty and improve their lives. In FY07, IFC committed $8.2 billion and mobilized an additional $3.9 billion through syndications and structured finance for 299 investments in 69 developing countries. IFC also provided advisory services in 97 countries. For more information, visit http://www.ifc.org/.
About Fuba Printed Circuits Tunisie S.A.
Fuba has been specializing in the manufacturing of printed circuit boards for the past 18 years. The company is export-oriented and serves well-known international clients in the electronics and industrial sectors. With advanced technology and a diversified portfolio of first class customers, Fuba has a strong competitive position and robust growth prospects and also employs more than 600 workers. For more information, visit http://www.fpc.de/.
18:02 Publié dans banques, Finance, Industrie, Investissements, NEWS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : IFC, Fuba, Banque Mondiale, électronique, electronic
31.07.2008
Un partenariat tuniso-italien, un investissement de 40 millions d'euros ?
Lu:
"Mardi 29 juillet 2008, dans une ambiance chaleureuse et accueillante, et en présence de Mr Abdelwahheb Ben Ayed, PDG de Poulina, « Poulina Groupe Holding » et le 5ème producteur européen de produits blancs (réfrigérateurs, machines à laver, sèche-linge, lave-vaisselle, cuisinières), le groupe italien « Antonio Merloni » ont signé des accords de partenariat technique et commercial.
Ce partenariat est considéré pour le groupe italien comme un développement stratégique sur le marché africain, un marché qu'ils n'ont pas encore pénétré et pour réussir cette étape, ils ont eu besoin d'un savoir faire local commercial, de production et de gestion.
Pour le groupe Poulina, ce partenariat représente une nouvelle étape qui lui permettra d'avoir certaines dimensions susceptibles de lui assurer l'accès à un niveau de qualité, de publicité et d'expertise international.
Le groupe tunisien qui existe depuis 15 ans en Tunisie n'arrive encore pas, malgré tous les efforts qu'il fournit à atteindre un niveau international. Ceci est dû, selon Mr Fethi Kheder, directeur général du secteur électroménager au Poulina Group Holding, à la concurrence internationale qui ne cesse de croitre et qui associe de grandes marques (LG, BOCH, SIEMENS, SAMSUNG…), donc « nous seuls on est incapable de les battre ».
« A travers ce partenariat, a-t-il ajouté, il y aura beaucoup de transfert de savoir faire, de technologie, que nous mettrons en contribution pour le réussir ».
Ces accords prévoient la création d'une société de fabrication de réfrigérateurs ainsi que d'une société commerciale pour la vente de la production, destinée à 80% à l'exportation vers le marché maghrébin ainsi que vers l'Europe du sud. Ces sociétés vont permettre la création de plus 1000 postes d'emploi.
Mr Kheder, a relevé que ces accords vont permettre de créer des sociétés industrielles et commerciales mixtes avec des investissements estimés à 40 millions d'euros.
Il a déclaré par la suite, que les ambitions du groupe « à moyen terme c'est avoir 20% de part de marché en Afrique du Nord qui représente 80 millions d'habitants. » Le premier projet qui sera mis en place est les réfrigérateurs.
La technologie italienne aidera le groupe tunisien à construire un réfrigérateur qui soit « exportable en Afrique du Nord et en Europe. Nous serons prêts à exporter nos produits d'ici fin 2009 début 2010 ». a affirmé Mr Kheder.Présentation du partenaire : Groupe Italien ANTONTO MERLONI
5ème producteur européen de produits blancs : Réfrigérateurs.
Machines à laver, sèches linge. Lave-vaisselle, Cuisinières.
Production totale 2007 : 4 000 000 unités.
Chiffre d'affaires 2007 : 900 Millions d'euros.
37 Sociétés, 6000 Employés, 9 usines : Italie, Suède, Finlande et Ukraine.
Marques : Ardo, New Pol, Asko, Tecnogas, Atlantic .....
19:20 Publié dans Europe, grande distribution, Investissements, NEWS, partenariat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunis, Tunisie, Italie, ANTONTO MERLONI, Groupe Poulina













"Mardi 29 juillet 2008, dans une ambiance chaleureuse et accueillante, et en présence de Mr Abdelwahheb Ben Ayed, PDG de Poulina, « Poulina Groupe Holding » et le 5ème producteur européen de produits blancs (réfrigérateurs, machines à laver, sèche-linge, lave-vaisselle, cuisinières), le groupe italien « Antonio Merloni » ont signé des accords de partenariat technique et commercial.