26.02.2009

VALE investissement en Tunisie, les relations Tuniso Brésiliennes

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En 2008, les exportations tunisiennes en direction du Brésil ont atteint les 216 millions de $, enregistrant une hausse de 78,8% par rapport à 2007 où elles n’avaient pas dépassé les 121 millions de $. Dans le même temps, les exportations brésiliennes vers la Tunisie augmentaient de 30.7% avec 221 millions de $ et devançant de loin les réalisations de l’année 2007 au cours de laquelle, elles n’ont pas dépassé les 169 millions de $. Ces réalisations donnent une balance commerciale excédentaire de 5 millions de $ à l’avantage du Brésil par rapport à l’année précédente où elle était de 48 millions de $. Tunis se rattrape.

  • Les experts internationaux estiment que le Brésil sera l’une des plus grandes puissances du 21ème siècle a déclaré M. Hédi Djilani, président de l’UTICA dans son allocution lors de la Journée de partenariat tuniso-brésilien qui a eu lieu jeudi 29 janvier 2009 au siège de l’Union tunisienne de l’Industrie et du Commerce «Le Brésil représente pour nous un modèle de réussite...», a ajouté le président du patronat tunisien, d’où l’importance de lui accorder plus d’importance en tant que partenaire économique privilégié. D’autant plus que les alliances desquelles fait partie le Brésil, le MERCOSUR*, l’IBSA*, le BRIC* font que ce pays pèse lourd sur l’échiquier économique international.

    M. Afif Chelbi, ministre de l’Industrie, de l’Energie et des PME, a, pour sa part, insisté sur la qualité du climat des affaires en Tunisie favorisé par la sécurité, la stabilité et la paix sociale. Privilégié également par l’ouverture du pays sur son environnement économique régional et international. Sans oublier la promulgation d’un ensemble de réglementations dont le but et de faciliter la vie des entreprises qui investissement en Tunisie tels une législation pour la protection de la propriété industrielle, le libre transfert des bénéfices des capitaux investis et des procédures administratives rapides et simplifiées ainsi qu’un cadre fiscal incitatif.

    Pour la Tunisie, a précisé le ministre, le Brésil constitue un point de rencontre privilégié au cœur de l’Amérique latine, d’autant plus qu’il assure un rôle très important dans les négociations commerciales à l’OMC. La Tunisie a exporté pour prés de 600 millions de $ au Brésil en 2008. Les engrais représentent près de 60% de la totalité de ces exportations.

    «Sra Ouertane» «brésilienne» ?

    La Tunisie se plaçait en 2008 au 80ème rang des pays importateurs du Brésil, ses importations se composaient essentiellement de produits manufacturés à 79% et à 20,9% de matières premières. Pour Sem Miguel Jorge, ministre brésilien du commerce et de l’Industrie, les possibilités d’élargir la gamme des produits exportables est grande puisque le Brésil est un pays exportateur en huiles de pétrole, de minéraux bitumineux, de coton, d’équipements électriques, de Véhicules de transport de pièces détachées et automobiles équipements de télécommunication, machines et équipements médicaments textiles cuir et peaux papier.

    La Tunisie, pour sa part, qui avait progressé de cinq places par rapport à 2007 en tant que pays exportateur vers le Brésil, exporte 92.2% de produits manufacturés et 7.1% de matières premières ce qui représente par rapport à 2007 une hausse de 84% pour les produits industrialisées et de 30,4% pour les matières premières.

    Mais plus important encore. Le Brésil est un soumissionnaire sérieux pour l’appel d’offres concernant la mine de phosphates de Sra Ouertane, par le biais du géant minier «Compania Vale do Rio Dolce». Si cette compagnie remporte l’appel d’offres, cela se traduira pour la Tunisie en la création de milliers de postes d’emplois dans une aussi défavorisée que celle du Kef et en une source d’approvisionnement importante de phosphates pour le pays le plus industrialisé d'Amérique latine.

    Le gisement, comme cité précédemment sur le webmanagercenter, dont les réserves sont estimées à 10 milliards de tonnes aura une capacité de production annuelle de 20 millions de tonnes. Le ministre brésilien du Développement, de l’Industrie et du Commerce extérieur a affirmé à l’issue de sa rencontre avec le premier ministre tunisien que plusieurs entreprises brésiliennes ont exprimé leurs intérêts d'investir en Tunisie, dont, évidemment le groupe minier brésilien "LA VALE", cité plus haut et qui représente l'une des plus importantes entreprises brésiliennes spécialisée dans l'extraction minière.

    Il a rappelé, dans la conférence de presse organisée en marge de la journée de partenariat, que près de 12 millions de Brésiliens sont d’origine arabe et que quatre ministres du gouvernement actuel le sont également, ce qui dénote de l’importance du lobby arabe au Brésil. Il a affirmé la volonté de son pays de développer ses relations économiques avec les pays de la région dans des secteurs telle l’agriculture et l’énergie et à les faire bénéficier des expertises brésiliennes.

    « Nous allons veiller à développer les échanges commerciaux à travers le développement de lignes aériennes directes entre le Brésil et les pays africains. Nous en avons parlé avec le gouvernement brésilien, avec le gouvernement tunisien également et d’autres pays du Maghreb et d’Afrique, nous pensons pouvoir développer des lignes aériennes directes sur l’Afrique et lsur es pays maghrébins», a-t-il affirmé.

    La délégation brésilienne, qui comprend plus d’une centaine de participants entre opérateurs et représentants d’institutions économiques du gouvernement brésilien, est arrivée en Tunisie dans le cadre d’une mission itinérante en Afrique du Nord. La Tunisie en est une parallèlement à l’Algérie, au Maroc et à la Libye.

  • * Mercosur : Regroupement économique dont les membres sont : le Brésil, l'Argentine, le Paraguay, et l'Uruguay * IBSA : le Brésil, l'Inde et l'Afrique du Sud * Le BRIC : Le Brésil, l'Inde, la Russie et la Chine.
  • Source Webmanagercenter

24.02.2009

Premier atelier tunisien pour Mecahers

source African Manager et la Dépècche Fr

 

aerolia.png"Patrick Razat, le jeune patron de Mecahers, sous-traitant de rang 1 d'Aerolia installé en banlieue toulousaine à Launaguet, vient d’ouvrir son premier atelier en Tunisie, dans le sillon de son donneur d’ordre Aerolia. Spécialisée dans la mécanique de précision, la PME de 250 salariés qui a grandi après plusieurs opérations de croissance externe a même créé une société fin 2008 pour sa nouvelle implantation tunisienne. Baptisée TMIS pour Team Manufecturing Industry and Service, elle est contrôlée à 80 % par Mecahers et à 20 % par Sotip, une autre société toulousaine. Leurs deux activités complémentaires, mécanique, tôlerie et chaudronnerie comptaient parmi les compétences nécessaires au projet Aerolia.

La nouvelle société se concentrera sur l'assemblage de meubles électriques, grande spécialité de Mécahers, et sur les sous-ensembles d'aérostructures. Dans un premier temps, la PME a investi dans un atelier de mécanique de 1 600 m2 et démarre ses activités avec une équipe de quinze salariés. Mais d'ici 2012, l'objectif est de faire monter en puissance ce site pour atteindre 300 emplois. Pour financer cette implantation Mecahers a levé l'an dernier 5 millions d’euros, notamment auprès du fonds d'investissement Aerofund."

 

N'oublions pas qu'en janvier Aerolia avait confirmé son intention de s'installer en Tunisie

"Aerolia ouvrira cette année une usine “low cost” à Tunis, a confirmé mardi la nouvelle filiale d’EADS qui regroupe depuis le 1er janvier les anciennes usines Airbus de Méaulte (Somme), Saint-Nazaire-Ville (Loire-Atlantique) et les bureaux d’études de Toulouse.

Ce projet inquiète les syndicats, qui redoutent à terme des suppressions d’emplois au détriment des sites français.

“Notre objectif est de créer un système industriel complet, dans lequel tous les sites sont complémentaires et non concurrents les uns des autres”, s’est défendu Christian Cornille, nouveau président d’Aerolia, lors d’une conférence de presse à Saint-Nazaire. “C’est d’ailleurs pourquoi nous avons créé une filiale en Tunisie, et non pas fait appel à la sous-traitance”.

La filiale tunisienne emploiera 700 salariés à l’horizon 2014, a dit Christian Cornille. Elle sera spécialisée dans la fabrication de petits sous-ensembles aéronautiques.

Aerolia a également fait part de son intention de diversifier assez vite son portefeuille clients. L’activité de la société, qui espère faire 800 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2009, dépend en effet actuellement à 98% de l’avionneur européen Airbus."

D’après Reuters

 

cornille-airbus1.jpgA ce propos je vous engage à lire l'article du 30 janvier de Web manager center

EADS persiste et signe

Par Moncef MAHROUG

"Au bout de neuf mois de tractations, le gouvernement tunisien et le groupe EADS sont parvenus à un accord sur l’implantation en Tunisie d’une usine de sous-ensembles aéronautiques.3

 

Les axes du projet

•  Une usine d'Aérolia spécialisée dans la fabrication des sous ensembles aéronautiques avec rivetages manuels et semi-automatiques,

•  Fédérer un réseau de partenaires autour de l'usine pour les autres composants aéronautiques.

Les points d'appui de la décision d'implantation en Tunisie sont :

•  Emplacement logistique et infrastructure à grande capacité,

•  Fort potentiel d'emploi avec qualification et possibilité d'accompagnement en formation par les structures privées de formations professionnelles,

•  Réseau de télécommunication de haut débit,

•  Emplacement permettant la mise en œuvre d'une zone « offshore » permettant le libre échange entre les différentes entreprises du parc.

09.10.2008

Parc automobile en Tunisie

Très intéressant article d'African Manager du 6 octobre 2008

Le parc d’automobiles en Tunisie, ne cesse de s’accroître, d’une année à l’autre. Cette évolution a concerné le parc des automobiles touristiques mais aussi celui des véhicules industriels. Le parc automobile de véhicules industriels (camions et tracteurs routiers) s’est élevé en fin de l’an 2007, à plus de 40.000 unités. On dénombre aussi prés de 269.000 camionnettes incluant les pickups, dont une importante partie est construite en Tunisie. Ce parc automobile de véhicules industriels comprend, jusqu’en 2007, 29.898 camions, 11.376 tracteurs routiers, ce qui porte leur nombre exact à 41.274 véhicules. S’ajoute à ce nombre 268.788 camionnettes (y compris les pickups) pour porter le nombre de tous les véhicules industriels en circulation en Tunisie à 310.062 véhicules.

setcar-volvo.jpg

Trois assembleurs et des concessionnaires.




Le marché tunisien de VI est polarisé par deux types d’opérateurs, les assembleurs locaux et les concessionnaires importateurs. La Stia, la Société Tunisienne des Industries Automobiles, est l’un des plus importants acteurs de ce marché grâce au nombre des marques qu’elle assemble. La Stia assemble 5 marques de véhicules industriels en Tunisie, à savoir RVI, Iveco, Scania, Mercedes et Mitsubishi. Elle est suivie sur ce plan par Setcar, qui assemble les véhicules de la marque suédoise Volvo. Vient ensuite la IMM (Industries Mécaniques du Maghreb), qui assemble les véhicules de marque Isuzu (80.000 véhicules de la marque en 2007 en Tunisie) et enfin l’assembleur de la marque aussi suédoise MAN, Alpha Bus.



Pour ce qui est des concessionnaires automobiles, la société «Le Moteur » est en pôle position avec 3 marques importées, à savoir Iveco, Mercedes et les pickups Mitsubishi. Elle est suivie dans cette liste, par 8 autres concessionnaires à savoir Alpha Ford (pickup Ford Ranger), Sotrades (importateur aussi de la marque Iveco), Dalmas (Scania), Ennakl (RVI), SAM (importateur des véhicules DAF), ensuite vient l’Entreprise Loukil, importatrice des Pickup Mazda, suivie par le groupe BSB, concessionnaire des pickup japonais Toyota et enfin Artes importateur des Pickup Nissan.



Evolution du nombre de VI immatriculés, à l’exception des Camions




Cette évolution sur le plan des concessionnaires s’est reflétée sur le nombre d’immatriculations des véhicules industriels neufs, camions et tracteurs routiers en Tunisie. Au cours de la période 2004-2007. Le nombre des camions (petit tonnage) est passé de 416 en 2007, à 455 en 2005, puis à 536 en 2006 et à 660 en 2007. Le nombre des camions, à connu par contre, un repli puisque le nombre a constamment chu de 688 en 2004, à 533 en 2005, puis à 483 véhicules en 2006 pour finir à juste 402 nouveaux véhicules seulement en 2007. Après un repli entre l’an 2004 avec 405 nouveaux véhicules à 211 véhicules en 2005, le nombre des tracteurs routiers repris son évolution à partir de 2006, ou 327 nouveaux tracteurs ont été immatriculés. En 2007, ce nombre a de nouveau dépassé le cap des 400 véhicules pour se situer à 477 nouveaux tracteurs routiers en 2007.



Ces hauts et bas, notamment du nombre des camions, ont eu leur effet sur le nombre total des véhicules Industriels durant les quatre dernières années. Après 1509 immatriculations en 2004, ce nombre a chu à 1199 nouvelles immatriculations en 2005, et il a évolué depuis à 1349 immatriculations en 2006, pour atteindre en 2007 le nombre de 1539 nouvelles immatriculations.

08.10.2008

Câbleries Off-shore en Tunisie

ILe journaliste Abou SARRA sur le site WebManagercenter s'attaque aux industries oFF shore et montre combien le secreur câbleries offshore est fructueux


"Il ressort de données fournies par l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA) que le nombre des câbleries off shore en Tunisie s’élève à 65 dont 62 totalement exportatrices et 3 destinées au marché local.

Ces implantations off shore sont localisées par ordre d’importance dans la région de Zaghouan (10), Ben Arous (9), Bizerte (9), Nabeul (9), Sousse (8), Tunis (5), Monastir (5), Ariana (4), La Manouba (2), Béjà (1), Sfax (1), Kairouan ( ), Siliana (1), Béja (1).Ces statistiques ne tiennent pas compte de deux câbleries, l’une au Kef et l’autre à Jendouba.

Ces unités, qui emploient, au total, 25 418 personnes, ont généré, jusqu’ici, des investissements de 251,745 millions de dinars.


Par nationalité, les câbleries off shore françaises viennent en tête avec 31 unités suivies des italiennes (14), des allemandes, des espagnoles (2) et des autrichiennes ( 2).
Des pays comme Chypre, Corée du sud , Grande Bretagne, Luxembourg et les Etas Unis comptent, chacun, une câblerie en Tunisie.

Le plus important investissement est à l’actif de l’Allemagne (116,670 millions de dinars). La France vient en second rang avec 77, 965 MDT. Elle est talonnée par l’Italie (17,640 MDt), l’Autriche (17 MDT), les Etats-Unis (11,513 MDT), la Grande Bretagne (5,231 MDT), la Corée du sud (3,5 MDT), l’Espagne (810 mille dinars), Chypre (300 mille dinars) et Luxembourg (116 mille dinars).

Ce sont les câbleries allemandes qui emploient le plus avec 13 917 emplois créés. Les françaises et les italiennes sont à leurs trousses. Elles emploient respectivement 5 269 et 3110 personnes. A un moindre degré, la Corée du sud, par le biais de son groupe Sewon, emploie 1100 personnes. Il est suivi par les Etats-Unis (800), l’Autriche (600), Chypre (300), Grande Bretagne (145), Espagne (91), et Luxembourg (16).

Pour mémoire, l’industrie du câble électrique et du câblage automobile est présente, depuis plus de vingt ans, en Tunisie. Pour ne citer que le doyen, le groupe allemand Léoni, qui a repris la partie câblage automobile de Valéo. Dans les régions de l’intérieur, la plus importante câblerie sera réalisée à Siliana (nord ouest de Tunisie) par le groupe allemand Draexlmaier avec un investissement de 70 millions de dinars.
Il y a ensuite la câblerie de Béjà (Nord ouest de Tunisie) qui sera mise en œuvre par un autre groupe allemand Kromberg & Shubert, moyennant un investissement de 35 millions de dinars.

Le sud coréen logo[1].gifva réaliser une câblerie à Kairouan (centre de Tunisie) avec un investissement de 15 millions de dinars.


Enfin, un autre groupe allemand, Sumito Electric Bordi Jetz va construire une câblerie au Kef (Nord ouest de Tunisie). Coût de l’investissement : 5 millions de dinars. La nouvelle usine emploiera dans une première phase 300 personnes et vers 2010, 2500 personnes.


Vient ensuite la câblerie qui sera construite au nord de Jendouba par le groupe japonais Sumitomu. Cette usine, qui couvrira quatre hectares de terrains industriels, emploiera 700 personnes dont 20 % de cadres.


Avec l’ensemble de ces câbleries, la part mondiale de la Tunisie du marché du câblage automobile, dépassera largement, selon les estimations, les 2% actuels. Les principaux donneurs d’ordres sont les unités de production des grands groupes européens de l’automobile. Il s’agit pour l’essentiel d’équipementiers de renom :Valeo, Sumitomo Bordnetze, Kromberg & Schubert, Delphi, Dräxlmaier, Lear Corporation, Leoni, Yazaki, Coroplast, ACE, Sews E… quant aux clients, ils ont pour nom : Mercedes, BMW, VW, Opel, PSA, Volvo, Renault. Fiat...."

28.09.2008

FERID BAKLOUTI, patron de Xtensus, promoteur de 2ABP

xtensus.jpgInterview de Férid Baklouti, Fondateur de Xtensus Tunisia
Une interview donnée en 2007 à l'International Trade Forum
© WNS

Ce chef d’entreprise tunisien est représentatif de l’effort fait par la Tunisie pour se positionner sur le marché des technologies de l’information et de la communication (TIC).


Q: Comment avez-vous créé Xtensus Tunisia?

R: En 1993, je suis parti suivre des études en informatique à Québec (Canada) et apprendre la robotique et l’imagerie informatique. Huit ans plus tard, un MBA en gestion d’entreprise en poche, j’ai travaillé comme Directeur adjoint d’une entreprise de TI. Par mes amis restés au pays, j’étais au courant des efforts faits par la Tunisie dans le secteur des TI; profitant de l'aubaine, j’ai persuadé quelques amis d’investir dans la création de Xtensus en 2001. Nous avons commencé par créer des sites Internet, puis nous avons élargi notre activité: portails de e-commerce, sites Internet d’entreprises et du gouvernement, services accessibles par Internet, comme le paiement électronique de l’examen du permis de conduire.

Q: Qui sont vos clients?

R: Outre les entreprises et les autorités tunisiennes, nos clients viennent de Belgique, de France et du Canada.

Q: A-t-il été difficile de décrocher des contrats en tant qu’entreprise basée en Afrique?

R: Certaines entreprises hésitaient à confier leurs activités à une société africaine, qui plus est opérant dans le secteur des TI sur le sol africain. Elles pensaient que le manque d’infrastructure poserait problème. Nous avons demandé des gages de satisfaction à d’anciens clients. Parfois, nous devions commencer par travailler avec des tierces parties, comme des compagnies étrangères établies en Tunisie. Le fait d’être implanté dans un technoparc (entre Tunis et Carthage) a été un atout. Les entreprises pouvaient se porter garantes et nous pouvions partager nos expériences.

Capture2 Portail 2ABP copie.jpg



Nous avons aussi tiré parti de nos racines africaines. La Tunisie est multilinguistique et multiculturelle. Nous avons des liens avec la Méditerranée, la culture arabe et le reste de l’Afrique. Notre dernier projet est un annuaire en ligne des entreprises arabes et africaines (http://www.2abp.com); grâce aux multiples contacts noués par la Tunisie sur le continent; nous faisons connaître ces entreprises en Europe et en Amérique du Nord.

Q: Quel est le problème majeur rencontré pour surmonter les préjugés qui collent à l’image de l’Afrique?

R: Les gens ignorent à quel point la Tunisie est pionnière en matière de TIC. Le Forum économique mondial nous place premier pays africain pour le degré de préparation aux TIC (politiques gouvernementales, télécommunications, pénétration et utilisation de l’Internet, etc.). Chaque année, les TIC attirent près de 50 000 étudiants et le Gouvernement introduit actuellement l’informatique au primaire. La Tunisie possède 11 technoparcs, un réseau de 20 pépinières d’entreprises et 10 cyberparcs. Elle accueille près de 600 entreprises d’ingénierie informatique, qui emploient près de 7 000 personnes. Il a aussi fallu montrer à nos clients étrangers que nous étions sensibilisés à la culture des affaires en Europe et en Amérique du Nord. Mon expérience au Canada m’a énormément aidé à ce niveau.


Interview: Peter Hulm, collaborateur du Forum du commerce.

10.08.2008

Leoni : un exemple de partenariat tuniso-allemand

 

Date de création du groupe LEONI 1917.

En position de Leader mondial en terme de coûts dans les systèmes de câblage, LEONI est le fournisseur de près de 30 marques de véhicules de tourisme et poids lourds.

 

Avec tout juste une petite trentaine d’ouvriers et un capital de 25 mille dinars, Leoni Tunisie se lança à l’époque, tout comme l’entreprise mère, dans la fabrication des faisceaux et câbles destinés au secteur automobile, et principalement les marques Chrysler et Volkswagen.

Qui eût jamais pensé que ce site de seulement 500 m2, implanté en 1977 à Thrayet, dans la région de Sousse, deviendrait un quart de siècle plus tard le numéro un de tous ceux que compte le géant allemand dans le monde et dans un secteur de haute technologie ?... Et c’est pourtant le cas, un vrai cas d’entreprise qui a fêté, jeudi 23 novembre dernier, ses 30 ans d’existence en Tunisie.

 


 

A partir de 1997, les extensions et à intensifier, par conséquent, ses activités.

éjà en 1987, il comptait 266 personnes, un nombre qui s’élèvera dix ans plus tard à 1 227 employés sur un site, à Messaâdine (à 2 km de Sousse) couvrant 16.000 m2. Et en 2002, la superficie du site allait atteindre 27 000 m2 pour un personnel comptant aujourd’hui plus de 4.000 âmes, entre ouvriers, techniciens, ingénieurs et personnel administratif.

 


 


Avec les extensions et le recrutement de plus en plus massif d’une année à l’autre, c’est la formation et l’encadrement qui ont été déterminants dans l’essor de l’entreprise, mais aussi un personnel technique et des ingénieurs tunisiens qui n’ont plus rien à envier à leurs homologues étrangers, de l’avis même de MM. Lammam, patron de la multinationale allemande, et Mohamed Larbi Rouis, directeur général de Leoni Tunisie.


 

Qualité des produits et compétence du personnel vont tout simplement faire en sorte que sur tous les sites Leoni implantés à l’étranger, celui de Sousse arrive en 2003 en seconde place, puis, de 2004 à 2006, au rang du meilleur site. Ce n’est pas rien quand on sait que le groupe Leoni a étendu ses sites en Europe (Allemagne, France, Portugal…), en Europe de l’Est (Pologne, Roumanie, Turquie…), en Amérique (USA, Mexique, Brésil…), en Afrique (Tunisie, Egypte, Afrique du Sud) et récemment en Asie (Inde, Chine…).

 

En gros, le groupe emploie plus de 34.000 personnes de par le monde et réalise un chiffre d’affaires annuel de 2 milliards d’euros.

 

 

 

Quant à elle, Leoni Tunisie, qui produit des nécessaires en câbles pour plus d’un millier de voitures/jour, est en passe de réaliser pour l’exercice 2007 un chiffre d’affaires avoisinant les 100 millions d’euros pour un capital ramené il y a quelques années à 200 mille dinars, soit un capital multiplié par huit depuis la création de la Société.

 

Evoluant avec des compétences totalement tunisiennes, Leoni Tunisie, qui reste une entreprise off-shore, exporte directement sur l’Allemagne, l’Espagne et l’Angleterre.

 

 

A l’occasion de la célébration du 30ème anniversaire de Leoni Tunisie, son président allemand a annoncé de nouvelles extensions pour un personnel qui comptera entre 8 et 10 mille âmes à l’horizon 2011. Leoni Tunisie joue déjà dans la cour des grands.

 

 

Leoni : un exemple de partenariat tuniso-allemand

Il est aussi N° 1 en Europe

- Avec près de 24% des parts de marché

- Classement : LEONI, Delphi, Yazaki, Sumitomo

N° 4 dans le monde

- Avec près de 9% des parts de marché

- Classement : Delphi, Yazaki, Sumitomo, LEONI, Lear, etc.

 LEONI RECRUTE

Recrutement

Postes proposés :

- Ingénieur méthodes UAP

- Approvisionneur

- Superviseur de production

- Technicien qualité UAP.

Profils recherchés :

Ingénieur génie électrique ou électromécanique

- technicien génie électrique ou équivalent

- gestionnaire (ISG - ISCAE ou équivalent)

Contact : Wissem Badri

Fonction : Responsable RH

Tel: (+216) 71 451 650

 

04.08.2008

L’IFC soutient l’expansion d’un exportateur Tunisien important de Haute Technologie

Tunisia IT.com :: Le Journal du Net & du Management 

 

199457a91eae9e92ac123b36fe1005b7.jpg« L’IFC, une institution du Groupe de la Banque Mondiale, a annoncé le 24 Juillet, 2008, sa participation au capital de Fuba Printed Circuits Tunisie S.A. L’investissement contribuera à la croissance et au développement d’une société Tunisienne de haute technologie orientée vers l’exportation, permettant ainsi d'améliorer la compétitivité de la Tunisie au niveau technologique et de créer des opportunités d'emplois pour les titulaires de diplômes universitaires.

Fuba considère l’IFC comme un partenaire stratégique qui soutient sa stratégie de croissance en mettant à sa disposition sa connaissance des marchés émergents et une perspective mondiale de l’industrie. L’IFC, dans le cadre de son investissement acquerra 19 pour cent des actions de la société.
(…)
La stratégie de l’IFC en Tunisie consiste à promouvoir les projets ayant un impact important sur le développement et dans lesquels le rôle de la SFI est clair et complète celui des institutions financières locales. En soutenant une société de second rang financièrement solide et de bonne réputation qui cherche à devenir compétitive sur le marché international, ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie de la SFI pour le secteur de l’électronique. Il s’agira du premier investissement de la SFI dans le secteur Tunisien de la production depuis plus de 10 ans.

A propos de l’IFC
l’IFC, membre du Groupe de la Banque Mondiale, promeut une croissance économique durable dans les pays en voie de développement en finançant l’investissement du secteur privé, en mobilisant des capitaux privés dans les marchés financiers locaux et internationaux et en assurant des services de conseil et d'atténuation des risques aux entreprises et aux gouvernements. La vision de la SFI est que les populations pauvres doivent avoir la possibilité de sortir de la pauvreté et d’améliorer leur niveau de vie. Au cours de l’exercice financier 2007, la SFI a engagé 8,2 milliards de dollars et a mobilisé une somme additionnelle de 3,9 milliards de dollars via des syndications et le financement structuré de 299 projets dans 69 pays en voie de développement. La SFI a aussi assuré des services de conseil dans 97 pays. Pour plus d’informations, visitez le site Web : www.ifc.org.

A propos de Fuba Printed Circuit Tunisie S.A. :
Fuba se spécialise dans la production de circuits imprimés depuis 18 ans. La société est orientée vers l’exportation et assure ses services à des clients internationaux réputés dans les secteurs industriel et de l'électronique. Fuba, une société de haute technologie qui dispose d’un portefeuille varié de clients de premier rang, jouit d’une excellente position concurrentielle et d'un solide potentiel de croissance.
Fuba emploie plus de 600 personnes.

 

 

In English from EMS007 is the leading real-time, online magazine 

IFC’s strategy in Tunisia focuses on projects with a high development impact, and where IFC’s role is clear and complementary to local financial institutions. By supporting a financially sound and reputable second-tier company seeking to become internationally competitive, this investment is aligned with IFC’s strategy for the electronics sector. This will be IFC’s first investment in the Tunisian manufacturing sector in more than 10 years.

About IFC

IFC, a member of the World Bank Group, fosters sustainable economic growth in developing countries by financing private sector investment, mobilizing private capital in local and international financial markets, and providing advisory and risk mitigation services to businesses and governments. IFC's vision is that people should have the opportunity to escape poverty and improve their lives. In FY07, IFC committed $8.2 billion and mobilized an additional $3.9 billion through syndications and structured finance for 299 investments in 69 developing countries. IFC also provided advisory services in 97 countries. For more information, visit http://www.ifc.org/.

About Fuba Printed Circuits Tunisie S.A.

Fuba has been specializing in the manufacturing of printed circuit boards for the past 18 years. The company is export-oriented and serves well-known international clients in the electronics and industrial sectors. With advanced technology and a diversified portfolio of first class customers, Fuba has a strong competitive position and robust growth prospects and also employs more than 600 workers. For more information, visit http://www.fpc.de/.


07.07.2008

INNOPARK, le site de la réussite

a82705d50e2113231dbdad9f0023f0cc.jpgUn cadre approprié pour implanter une entreprise dans le grand Tunis : le nouveau parc d’entreprises au Nord de Tunis à El Agba promu par la STPI (Société Tunisienne de Promotion des Pôles immobiliers  et industriels), créée en juillet 2006 à l’initiative de la Banque Tuniso-Koweitienne (BTK), Groupe caisse d’Épargne en association avec des banques tunisiennes (STB, BIAT, ATB, et SICAR AMEN).

Il s’agit d’une zone industrielle équipée gérée et entretenue destinée aux PME opérant dans des secteurs non polluants à des prix attractifs et des services d’assistance et d’accompagnement.

f7f20ffc9168f7ed227d56703fadbf58.jpgLe parc propose 61 lots de terrains viabilisés d’une surface allant de 900m2 à 24 000m2
  • Zone 1 :  7 lots  de 7240 m2 à 29 914m2
  • Zone 2 : 44 lots de  2150 m2 à 5290 m2
  • Zone 3 : 10 lots de 860 m2 à  1200 m 2

Des équipements performants

 

  • L’infrastructure et l’équipement ont été conçus dans la qualité et la performance Par exemple : Fibres optiques pour connexion rapide Réseau électrique souterrain MT & BT en 100KVA/ha Éclairage public de 20 lux Une priorité absolue donnée à l’environnement Zone exclusivement réservée aux industries non polluantes Aménagement d’espaces verts

Gardiennage avec contrôle d’accès et surveillance du parc

Un centre d’affaires et de vie accueillera toutes les structures annexées aux activités de production ainsi que des espaces de loisirs et de restauration.

Par exemple

Banques, Bureau de poste

Bureaux de douane, de transporteurs et de transitaires

Restaurants, Cafés

Service médical, Salle de sport et de relaxation

Espace de conférence et de meeting

Bureau de Consulting

L’objectif principal est la création de 3000 emplois par l’implantation de soixante entreprises.

25.06.2008

Montassar Ouali, nouveau PDG de Tunisie Télécom



89d6802f55b111a9d28981722e040bea.jpgJe viens d'apprendre en lisant le site Internet TunisClubTic que Monsieur Montassar Ouali est devenu le nouveau PDG de Tunisie Télecom

’’le Conseil d'Administration de la Société nationale des télécommunications (Tunisie Télécom), réuni aujourd'hui mardi 24 juin 2008, a nommé M. Montassar Ouali, administrateur représentant de l'Etat au Conseil d'administration de Tunisie Télécom au poste de président-directeur général de la société, et ce en remplacement de M. Ahmed Mahjoub’’.
 

M. Montassar Ouali, ancien ministre des Technologies de la communication et actuel ambassadeur de Tunisie à Rome, devient donc le nouveau patron de Tunisie Télécom, une entreprise publique, dont le groupe émirati Telecom dig possède 35% du capital, depuis mars 2006.


Cet Universitaire, licencié en mathématiques de la Faculté de sciences de Tunis (1982), ingénieur en sciences de la communication (1986), 12fceefbfdae68f09c3f12714ccf9bdf.gifdocteur en sciences informatiques (1988) de l’université de Los Angeles en Californie, est le maître d'oeuvre du Sommet Mondial sur la Société de l’information organisé à Tunis en 2005.


Montasser Ouali est passé par le Canada où a été chercheur en 1989 au centre de recherches Bell-Northen à Ottawa.

De1989 à 1993, il fut maître de conférences puis professeur d’enseignement supérieur à l’Ecole Nationale des sciences de l’informatique (ENSI).Il gravit ensuite les échelons et devient ambassadeurde Tunisie à Rome en 2007, poste qu'il occupait jusqu'à hier.


 
Quelques informations sur les technologies en Tunisie

En Mai 2007, lors d'un dîner débat organisé par la Chambre tuniso-française de commerce et d'industrie Mr Ouali avait présidé cette rencontre et présenté les excellents résultats de la Tunisie dans le secteur des TIC. Ainsi, la Tunisie est classée 30ème sur 125 pays en matière de compétitivité globale en 2007, 1er pays africain, 35ème sur 122 pays selon l'indice de préparation aux TIC ''Network Readiness Index'' en 2007 et 4ème sur 115 pays en 2007, en matière de succès dans la politique de promotion des TIC.

Le ministre a passé en revue les grandes réalisations enregistrées dans ce domaine: ouverture des télécommunications à la concurrence en 2001, création d'une instance nationale des télécommunications, adoption de la signature et de l'échange électronique, sécurité informatique et adoption d'une loi d'orientation sur l'économie numérique.

M.Ouali a mis l'accent sur le développement d'une infrastructure totalement numérisée, la présence des technologies les plus récentes comme l'ADSL, le Vsat et le WiPax, la mise en place d'un programme de développement de l'accès fixe à l'Internet haut débit, le développement de la bande passante internationale (2,4 Gb/s)...

Il a relevé le développement du secteur privé dans le domaine des TIC et sa contribution significative dans le développement économique et sa présence à travers plusieurs continents.

M. Ouali à cette occasion avait indiqué les objectifs pour la décennie 2007-2016, à savoir :

une infrastructure plus développée répondant aux besoins de compétitivité de l'économie nationale,

le soutien du secteur aux objectifs de croissance de l'économie nationale (6,1 %),

la contribution du secteur à la mutation de l'économie vers une économie du savoir,

une plus grande présence du secteur privé à l'échelle nationale et internationale.

Il a évoqué les grandes orientations pour instaurer un secteur des télécommunications ouvert, concurrentiel, des services innovants et diversifiées avec la qualité requise, un haut débit pour tous et partout et une grande compétitivité du secteur privé.

''Un plan d'action à court terme'', avait-t-il annoncé, sera engagé qui consiste en un processus d'amendement du code des télécommunications, l'élargissement des perspectives d'exploitation des différentes composantes du réseau des télécommunications, la préparation de l'octroi, par appel à la concurrence, d'une concession à un deuxième opérateur de téléphonie fixe et la promotion de la qualité des services.

La Tunisie est déterminée à donner au secteur des TIC de façon générale et au secteur des télécommunications un nouvel élan pour accompagner les besoins du développement économique et social. Il insistait sur le partenariat avec la France par ces mots

''Notre espace économique naturel, a-t-il dit, est l'UE et notre partenaire historique est la France."

 

19.06.2008

Tunisie : La "silicon vallée" de la Méditerranée

Lu sur Audinet 

35e7e8fcff83f40d79d651302fd2262b.jpgLa Tunisie ambitionne de devenir l'"euromed valley", la "silicon" vallée de la Méditerranée, d'ici 2016, en axant sur quatre secteurs industriels prioritaires: les composants automobiles et aéronautiques, les TIC, le textile, le cuir et chaussures, l'agroalimentaire et les biotechnologies, a déclaré vendredi, Mr Afif chelbi, ministre de l'industrie, de l'énergie et des PME.

 Intervenant dans l'atelier de travail sur "l'industrie manufacturière, l'accès à un palier supérieur de technicité" , organisé dans le cadre de la 10ème édition du forum de Carthage sur l'investissement (les 12 et 13 juin 2008 à Gammarth), le ministre a précisé que la Tunisie premier pays sud- méditerranéen, exportateur industriel vers l'Union méditerranéenne (6,7 milliards d'euros), vise à consolider sa position comme base technologique internationale de production et de services industriels au cœur de la Mare Nostrum. Elle a comme ambition stratégique d'accroître sa contribution en termes d'innovation orientée vers l'industrie.

Il a affirmé que les méga-projets devant être réalisés en Tunisie par des capitaux arabes, ne se limitent pas à l'immobilier mais vont permettre l'émergence de plateformes gigantesques de services correspondant aux plus hauts standards internationaux. Le pays aspire à relever la part des industries émergentes de 25% actuellement à 50% à l'horizon 2016, par rapport aux industries traditionnelles. La Tunisie s'est, aussi, fixée comme objectif pour les dix prochaines années de doubler ses exportations industrielles de 15 milliards de dinars à 30 milliards de dinars et de tripler les investissements pour atteindre 3 milliards de dinars. Pour les industries automobiles et aéronautiques, les exportations sont appelées à quintupler pour s'élever à 1050 millions de dinars alors que le taux de la sous-traitance dans le secteur va être porté de 65% en 2005 à 77% en 2015. La réalisation de 30 études stratégiques ont permis d'identifier plusieurs idées de projets de partenariat.

Mr Chelbi a rappelé que le textile tunisien a réussi son repositionnement stratégique et exporte aujourd'hui pour une valeur de 3 milliards d'euros. Toutefois, les exportations de composants automobiles et aéronautiques ont dépassé le textile (3,9 milliards d'euros) avec une croissance annuelle de 20%. Il a annoncé que 20 importants nouveaux projets sont en cours de réalisation dans les composants automobiles pour un total de 20 mille emplois. Plusieurs grandes villes de l'intérieur au nombre de 10 sont concernées dont Béja, le Kef, Kairoun, Siliana… Il devait, encore, rappeler que la Tunisie est le pays sud- méditerranéen qui attire le plus grand nombre d'industries européennes (2 mille entreprises). Grâce au programme de mise à niveau entamé en 1995, le taux d'encadrement technique dans l'industrie tunisienne a augmenté de 9 à 17% et le nombre d'entreprises certifiées qualité a atteint 800 unités. Le pays doté de plus de 120 zones industrielles et 10 technopoles, peut, encore, se prévaloir aujourd'hui outre d'un environnement d'affaires incitatif, du niveau de qualification des ressources humaines.

Le pays compte aujourd'hui 400 mille étudiants, nombre devant passer à 500 mille étudiants en 2009 (5% de la population) et dispose par ailleurs d'une infrastructure de télécommunications totalement numérisée. Plusieurs témoignages de responsables d'entreprises étrangères en Tunisie ont mis exergue l'excellence du climat d'affaires en Tunisie dont Mr Marc Duquesne, directeur général de "Johson controls Tunisie", société produisant des composants automobiles avec des compétences tunisiennes et Mr Philippe Cussonet, président du groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales GITAS qui a appelé à l'émergence de fournisseurs locaux de composants aéronautiques.

Mr Gaby Lopez, directeur général du groupe "Zodiac Tunisie" a affirmé pour sa part que "les conditions sont parfaitement réunies en Tunisie pour un développement significatif de l'industrie aéronautique". Il a évoqué les atouts de la Tunisie en ce qui concerne la proximité géographique de l'Europe, la stabilité politique, le coût salarial, la dynamique économique et la disponibilité d'un savoir-faire local. Il a rappelé l'émergence de l'industrie aéronautique en Tunisie depuis 2000 avec l'implantation de quelques sociétés qui ont anticipé la capacité de la Tunisie à développer des activités de technologie de pointe. Aujourd'hui, tous les métiers de l'aéronautique (fonderie, câblage, petits moteurs, plasturgie, maintenance aéronautique, activité de formation des pilotes...) sont représentés dans le pays qui compte 30 sociétés dans cette industrie. Plusieurs autres projets sont à l'étude ou en cours de réalisation

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