25.02.2009
La nouvelle donne du tourisme tunisien
ON NE PEUT QUE SE REJOUIR DES MESURES PRISES
Tunisie - Tourisme : Une stratégie globale
Source WEBMANAGERCENTER
En fait, pour 2009 et les années suivantes, c’est toute une stratégie nouvelle:
LE TOURISME RESIDENTIEL
Il s’agit de l’aménagement par l’Etat de zones spéciales confiées aux promoteurs privés en vue d’y construire des résidences et de les vendre aux étrangers. ce type d’hébergement, dit tourisme résidentiel, répond à des besoins certains : la diversification des genres d’hébergement, consolidation des recettes touristiques, augmentation des réserves bancaires en devises, création de postes d’emploi supplémentaires, attraction de nouvelles clientèles pour les établissements de thermalisme, la limitation de la saisonnalité du secteur, sachant que ce type de tourisme est à l’abri de toutes sortes de mutations ou de perturbations au niveau mondial.
Par ailleurs, la Tunisie jouit d’une stabilité politique et sociale certaine qui lui a valu d’être une destination importante dans l’espace euro-méditerranéen drainant bon an mal an quelque 6,5 millions de visiteurs représentant une bonne quarantaine de pays. De plus, la Tunisie jouit d’un climat modéré et d’une position géographique distinguée pour être proche de nombre de pays européens.
Par ailleurs, la Tunisie jouit d’une stabilité politique et sociale certaine qui lui a valu d’être une destination importante dans l’espace euro-méditerranéen drainant bon an mal an quelque 6,5 millions de visiteurs représentant une bonne quarantaine de pays. De plus, la Tunisie jouit d’un climat modéré et d’une position géographique distinguée pour être proche de nombre de pays européens.
LE TOURISME DE CROISIERES
Le développement du tourisme de croisières est dicté par la dynamique que connaît la région de l’ouest de la Méditerranée et qui est estimée à 10 millions de touristes en 2005 pour atteindre les 16 millions en 2010. De cette dynamique, la Tunisie peut tirer un profit certain grâce à ses 1.300 km de côtes, pour sa position stratégique dans le bassin méditerranéen, pour son climat et pour son héritage civilisationnel et culturel. Durant les neuf premiers mois de l’année 2008, le nombre de touristes de croisières a atteint près de 567 mille personnes.
LE THERMALISMPE
Les cures thermales jouent un rôle non négligeable en Tunisie qui compte 44 centres en exploitation, 9 centres en cours de réalisation et 6 autres à l’étude. En 2007, la Tunisie a enregistré, pour ces mêmes soins, plus de 152 mille visiteurs dont 80% sont des Européens. Un plan de suivi de ce produit est mis en place en vue d’un développement durable et la préservation de l’environnement.
LE GOLF
L’importance du tourisme de Golf tient en ceci qu’il existe dans le monde 60 millions de joueurs, dont 6 en Europe, sachant que c’est une catégorie à fort pouvoir d’achat, que le Golf draine une haute valeur ajoutée et qu’il contribue à prolonger la saison touristique.
Sur instructions du président de la République, une étude de développement du tourisme de Golf est en passe d’être élaborée par les soins de spécialistes tunisiens et étrangers. Après l’identification de nombre de nouvelles zones appropriées au Golf, le ministère œuvre à l’incitation des investisseurs à adopter ce produit en mettant à leur disposition toute une somme d’encouragements.
LE TOURISME CULTUREL
En application des instruction présidentielles énoncées lors d’un conseil ministériel tenu le 26 mai 1999, une stratégie nationale de développement et de promotion du tourisme culturel a été mise en œuvre et comprend le programme suivant :
· plan d’aménagement des musées du Bardo, de Sousse et de Djerba ;
· plan de maintenance des sites et monuments anciens ;
· poursuite du plan de maintenance et de restructuration des palais sahraouis ;
· dynamisation des plus importants monuments archéologiques ;
· réactualisation des programmes de formation des guides et informateurs en matière de muséologie et des sites culturels, avec le perfectionnement en langues vivantes ;
· amélioration des conditions d’accueil, d’animation et de l’éclairage artistique dans les importants sites archéologiques ;
· incitation à la création d’une chaîne d’hôtels de charme à capacité d’accueil limitée mais de services de qualité, et de résidences touristiques rurales dans le sillage des sites naturels et archéologiques ;
· et création de festivals internationaux pour l’animation desdits sites.
12:00 Publié dans environnement, Europe, Investissements, Loisirs, thalasso, tourisme, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.10.2008
L'Union pour la Méditerranée : Tunis a ses chances
Le pays qui abritera le siège permanent du secrétariat de l'UPM sera choisi "par consensus" à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union prévue le 3 novembre à Marseille, et La France considère que la Tunisie a plusieurs "atouts" pour accueillir le siège.
L'UPM, officiellement lancée le 13 juillet à Paris, regroupe les 27 pays de l'Union européenne et les pays suivants : Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Syrie, Tunisie, Turquie, Autorité palestinienne, Albanie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro et Monaco.
Plusieurs villes notamment Tunis, Barcelone, Marseille, Bruxelles, La Valette et Rabat étaient sur les rangs pour abriter le secrétariat de l'UPM, alors que la France, co-présidente de l'Union avec l'Egypte, avait fait connaître sa préférence pour un pays de la rive sud de la Méditerranée.
Toutefois, le Maroc aurait retiré sa candidature aux dernière nouvelles et celle de Tunis a été au menu des discussions mercredi entre le secrétaire d'Etat français à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet et le Premier ministre Mohamed Ghannouchi à l’issue d'une visite de 24 heures en Tunisie.
La France considère que la Tunisie a plusieurs "atouts" pour accueillir le siège du secrétariat de l'Union pour la Méditerranée (UPM), a estimé mercredi le secrétaire d'Etat français.
08:09 Publié dans Europe, NEWS, partenariat, Politique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : upm, france, tunisie, tunis, marseille
28.09.2008
FERID BAKLOUTI, patron de Xtensus, promoteur de 2ABP
Interview de Férid Baklouti, Fondateur de Xtensus Tunisia
Une interview donnée en 2007 à l'International Trade Forum
© WNS
Ce chef d’entreprise tunisien est représentatif de l’effort fait par la Tunisie pour se positionner sur le marché des technologies de l’information et de la communication (TIC).
Q: Comment avez-vous créé Xtensus Tunisia?
R: En 1993, je suis parti suivre des études en informatique à Québec (Canada) et apprendre la robotique et l’imagerie informatique. Huit ans plus tard, un MBA en gestion d’entreprise en poche, j’ai travaillé comme Directeur adjoint d’une entreprise de TI. Par mes amis restés au pays, j’étais au courant des efforts faits par la Tunisie dans le secteur des TI; profitant de l'aubaine, j’ai persuadé quelques amis d’investir dans la création de Xtensus en 2001. Nous avons commencé par créer des sites Internet, puis nous avons élargi notre activité: portails de e-commerce, sites Internet d’entreprises et du gouvernement, services accessibles par Internet, comme le paiement électronique de l’examen du permis de conduire.
Q: Qui sont vos clients?
R: Outre les entreprises et les autorités tunisiennes, nos clients viennent de Belgique, de France et du Canada.
Q: A-t-il été difficile de décrocher des contrats en tant qu’entreprise basée en Afrique?
R: Certaines entreprises hésitaient à confier leurs activités à une société africaine, qui plus est opérant dans le secteur des TI sur le sol africain. Elles pensaient que le manque d’infrastructure poserait problème. Nous avons demandé des gages de satisfaction à d’anciens clients. Parfois, nous devions commencer par travailler avec des tierces parties, comme des compagnies étrangères établies en Tunisie. Le fait d’être implanté dans un technoparc (entre Tunis et Carthage) a été un atout. Les entreprises pouvaient se porter garantes et nous pouvions partager nos expériences.
Nous avons aussi tiré parti de nos racines africaines. La Tunisie est multilinguistique et multiculturelle. Nous avons des liens avec la Méditerranée, la culture arabe et le reste de l’Afrique. Notre dernier projet est un annuaire en ligne des entreprises arabes et africaines (http://www.2abp.com); grâce aux multiples contacts noués par la Tunisie sur le continent; nous faisons connaître ces entreprises en Europe et en Amérique du Nord.
Q: Quel est le problème majeur rencontré pour surmonter les préjugés qui collent à l’image de l’Afrique?
R: Les gens ignorent à quel point la Tunisie est pionnière en matière de TIC. Le Forum économique mondial nous place premier pays africain pour le degré de préparation aux TIC (politiques gouvernementales, télécommunications, pénétration et utilisation de l’Internet, etc.). Chaque année, les TIC attirent près de 50 000 étudiants et le Gouvernement introduit actuellement l’informatique au primaire. La Tunisie possède 11 technoparcs, un réseau de 20 pépinières d’entreprises et 10 cyberparcs. Elle accueille près de 600 entreprises d’ingénierie informatique, qui emploient près de 7 000 personnes. Il a aussi fallu montrer à nos clients étrangers que nous étions sensibilisés à la culture des affaires en Europe et en Amérique du Nord. Mon expérience au Canada m’a énormément aidé à ce niveau.
Interview: Peter Hulm, collaborateur du Forum du commerce.
15:05 Publié dans BIOGRAPHIE, Canada, Europe, Export, Industrie, Ingénieurs, Investissements, NET ECONOMIE, OFFshoring, partenariat, Tecnopoles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, ariana, arab, african, business, portal, xtensus
22.09.2008
Commerce extérieur de la Tunisie : Volontarisme et vigilance
| Commerce extérieur de la Tunisie : Volontarisme et vigilance |
| Par Imededdine BOULAABA |
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| Dans la foulée d’une année 2007 plutôt bonne pour la balance commerciale du régime général, l’économie tunisienne, en dépit du ralentissement de la croissance mondiale et du déploiement d’une concurrence internationale accrue, semble, d’après les statistiques du Centre de Promotion des Exportations, avoir bien résisté aux turbulences d’un marché mondial tirant vers le haut l’ensemble des matières premières énergétiques, fragilisant ainsi les équilibres financiers des pays émergeants tout en provoquant un tassement de la consommation chez les ménages en Occident.
Principaux indicateurs de l’année 2007 |
La France, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne et la Libye demeurent les destinations principales des exportations tunisiennes dont le secteur de l’énergie et lubrifiants a affiché une excellente performance avec une hausse significative de 55,5% (de 2.017,6 MDT en 2006 à 3.137,8 MDT en 2007) alors que les importations, durant l’année écoulée, ont ralenti (+5% seulement), atteignant 3.001,6 MDT contre 2859 MDT. Il s’agit pour la balance commerciale énergétique du pays d’une année exceptionnelle qui a permis d’engranger 2631,8 MDT contre 1563,8 MDT en 2006 contribuant ainsi, sur le plan interne, à atténuer, un tant soit peu, les effets d’une très forte hausse du prix du baril du pétrole dans le monde.
Structure des exportations
Le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires a clôturé l’année 2007 avec une quasi-stagnation des recettes d’exportation (+0,1%) atteignant 1888 MDT contre 1886,2 MDT en 2006. Corrélativement, les importations se sont accélérées de 54,5% (2042,3 MDT contre 1321,9), engendrant ainsi un déficit commercial de 426,8 MDT dû essentiellement à l’augmentation des approvisionnements du pays en blé dur (+238,9 MDT), blé tendre (+162,3 MDT) et orge (+122,5 MDT). Il est important de signaler la prédominance du secteur des industries mécaniques et électriques dans les 50 premières entreprises exportatrices suivies de leurs homologues du textile et habillement puis celles opérant dans le secteur de l’énergie.
La répartition géographique des échanges commerciaux de la Tunisie a été, tout au long de l’année 2007, marquée par l’augmentation des exportations vers la majorité des zones, principalement les pays membres de l’Union européenne, l’Afrique subsaharienne et l’Union du Maghreb arabe, ce qui doit pousser, nous dit M. Hamadi Ben Sedrine, vice-président de l’U.T.I.C.A, les acteurs économiques locaux à redoubler d’efforts pour conserver leurs parts du marché international, orienter leurs stratégies productives vers une plus grande automatisation, gage d’une croissance continue et cibler l’industrialisation du savoir en s’alliant avec des holdings porteurs de projets innovants, futuristes, se situant au cœur du monde des biotechnologies, des nanotechnologies et de la micro-électronique.P
Commerce extérieur de la Tunisie : Volontarisme et vigilance19:45 Publié dans Europe, Export, Finance, NEWS, OFFshoring | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.09.2008
A quand une loi pour l'investissement immobilier étranger en Tunisie?
Je vous livre la réflexion d'Anne Chartier publiée sur le site Bourseimmo.com.tn
"
Souvent, on parle dans les coulisses d'une nouvelle étape de souplesse en matière d'acquisition d'un bien par les étrangers en Tunisie. L'article suivant, publié sur prix-immo.com, confirme ces dires:
Alors que la crise immobilière sévit un peu partout dans le monde, le marché tunisien semble être l’un des rares à être épargné par le fléau. En effet, la Tunisie attire de plus en plus les cadres ou les chefs d’entreprise européens, qui envisagent d’y établir une filiale ou bien d’investir dans une résidence secondaire. L’effet du bouche à oreille fonctionne visiblement très bien pour la Tunisie qui voit son marché immobilier fortement dynamisé.
Jusqu’à présent, la Tunisie n’avait pas encore légalisé la propriété immobilière pour les étrangers. Mais visiblement, ce serait à l’étude et cela paraitrait logique au vue du nombre croissant de promoteurs étrangers venant investir et construire des complexes immobiliers résidentiels ou touristiques en Tunisie. Le ministère du développement et de la coopération internationale tunisien aurait confié au cours des derniers jours orienter sa politique de développement de la Tunisie vers la légalisation de la propriété immobilière pour les étrangers souhaitant investir dans une résidence secondaire en Tunisie. Par là même, le gouvernement entend inciter le tourisme résidentiel dans le pays et donc stimuler la croissance économique.
Si ce projet de loi venait à être adopté dans les mois ou les années qui suivent, cela constituerait un véritable choix stratégique de la part de la Tunisie, qui confirmerait sa place de n°1 sur le marché immobilier de l’Afrique du Nord.
Récemment, un groupe immobilier des Emirats Arabes, Dubaï Holding, a investi pas moins de 14 milliards de dollars dans un projet de complexe immobilier connu sous le nom de « Portail de la Méditerranée, cité du siècle ».
Seule ombre au tableau, la concrétisation de tels projets pourrait conduire la Tunisie à une surcapacité de l’offre de logements – villas et appartements confondus – dans la mesure où elle dénombre déjà quelques 20 000 logements vacants selon les statistiques de la Chambre Nationale des Promoteurs Privés.
19:40 Publié dans Europe, Investissements, Politique, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.09.2008
«un petit pays qui pense grand», Tunisie Plus
Tunisie Plus : nouveau venu qui pense grand SOURCE webmanagercenter.com
A la veille de la sortie du nouveau numéro de Tunisie Plus, je vous fais part de la naissance de ce magazine vantant l'excellence tunisienne:
"Un nouveau-né vient de renforcer le paysage éditorial tunisien et aussi français. Il s’agit de magazine franco-tunisien, Tunisie Plus, dont le premier numéro a paru le 9 juin 2008 dans une édition trimestrielle qui compte 52 pages en langue française. Mis à disposition par abonnement au prix de 16 euros les 4 numéros, le magazine est également disponible à l’unité dans les offices de tourisme, les associations franco-tunisiennes, les ambassades et les consulats ainsi qu’au Comptoir de Tunisie à Paris.
Ce nouveau magazine est créé par Hosni Djemmali, un homme d’affaires Franco-Tunisien et fondateur de la chaîne des hôtels - clubs de loisir Sangho, le fondateur de l’association Echanges Franco-Tunisiens, et l’un des premiers responsables de l’Office de tourisme tunisien en France. C’est dire qu’il est bien placé dans ce domaine et qu’il saura donc mener sa barque à bon port, en tout cas nous l’espérons...
Avec son slogan «un petit pays qui pense grand», Tunisie Plus porte déjà le drapeau de la réussite, le business et les grandes ambitions. En effet, le magazine montre la Tunisie d’aujourd’hui : une Tunisie à la fois moderne et ouverte, fière de ses traditions et déterminée à faire connaître et faire partager ses potentiels. Tunisie Plus propose le visage d’une Tunisie en plein essor, à l’appui de témoignages et de reportages, en s’adressant principalement à la communauté tunisienne en France, qu’à tous ceux, hommes d’affaires et citoyens français qui s’intéressent au charme et au développement de ce pays."
Bonne lecture
10:05 Publié dans Europe, Livre, Loisirs, MEDIA, tourisme, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Magazine, Sangho, Djemmali, Presse, tourisme
11.08.2008
L'union méditerranéenne en perspective
SI VOUS AVEZ RATÉ CETTE ANALYSE, JE VOUS EN OFFRE LA LECTURE
"L’Union Méditerranéenne en perspective
Propos recueillis par Catherine Cornet
Le 13 juillet, le président français Nicolas Sarkozy a lancé officiellement à Paris le projet longuement débattu d’Union pour la Méditerranée. Une bonne occasion pour questionner la géopolitique de la région et analyser les relations entre les différents acteurs des deux rives de la Méditerranée.
Avec une Europe élargie qui a changé de visage et de taille depuis la conférence de Barcelone, un monde arabe tiraillé par des guerres et des violences répétées après les évènements de 2001, les changements d’orientations de la Turquie et la nouvelle configuration de l’espace balkanique, l’histoire du partenariat euro-méditerranéen avait bien besoin d’un bilan.
Si le projet de Sarkozy a le mérite de lancer un débat européen sur la nouvelle politique communautaire face à ses voisins du sud et du sud est, du côté des acteurs non européens de la Méditerranée, c’est plutôt le doute, voire l’indifférence.
La semaine dernière, le Secrétariat d’Euromesco publiait un rapport intitulé «Putting the Mediterranean Union in perspectives» (1) reprenant les différentes perspectives de l’Europe du Sud (chapitre de Roberto Aliboni), de l’Allemagne (Tobias Shumacher), du Maghreb (Ahmed Driss) et d’Israel (Alfred Tovias). Les chapitres sur la Turquie et le Mashrek sont en cours de rédaction.
Tobias Schumacher, responsable du Programme de recherche et d’information auprès d’EuroMeSCo, a répondu à nos questions, en engageant que lui-meme, tout en reprenant les grandes lignes de ce rapport.
Les réactions négatives à l’Union Méditerranéenne semblent venir, en premier lieu, «du style Sarkozy». Vous expliquez par exemple qu’Angela Merkel est irritée par cette modalité unilatérale que la France a adopté pour ce projet…Comment définiriez–vous ce «style»?
Sarkozy a adopté un “style bulldozer” qui se fonde sur l’idée que la France devrait redevenir forte sur la scène internationale et recouvrir son rôle de façon unilatérale. La question n’a même pas été débattue au Conseil européen. Il l’a présentée tout seul, en particulier au Maghreb et en Egypte. Les Européens sentent qu’ils n’ont pas été pris en considération. Ces ambitions unilatérales peuvent miner les relations entre les pays de l’U.E qui sont en train d’évoluer. Pour les Allemands, depuis le traité de l’Elysée -l’alliance franco-allemande- les questions européennes sont pré-discutées. Mais dans ce cas, ils n’ont pas été consultés.
La politique étrangère de la France s’est toujours focalisée sur un “retour” de la puissance française sur la scène internationale…Quelle est donc la différence avec l’UM?
Par rapport aux précédents présidents, Sarkozy a une façon de vouloir restaurer la grandeur de la France dans la sphère internationale qui est à la fois plus sérieuse et plus visible. Je parlerai d’ailleurs d’un changement révolutionnaire de la politique étrangère française. Par exemple, la France reconsidérant sa participation à l’Otan. Ceci était impensable auparavant….
La politique de voisinage, l’Union Méditerranéenne et l’Union pour la Méditerranée: C’est à s’y perdre…Comment situer « la nouvelle » proposition du président français? Y a t-il fracture entre ces projets et les anciennes politiques européennes dans la région?
En bref, je dirai que l’Union Méditerranéenne est un projet vide de contenu. Il n’apporte aucune valeur ajoutée. Le dernier rapport de la Commission précise l’ampleur du projet et parle de l’infrastructure, de l’environnement énergétique, de protection... Tout était déjà là. Nous n’avions donc pas besoin d’une nouvelle structure.
Tobias Schumacher
Tobias Schumacher
Revenons
au “Bloc” européen. Y a-t-il une vraie division entre le « groupe de
l’Olive » (2) et les pays du nord de l’Europe qui privilégient les
contacts avec leurs voisins européens?
Au moment de la
conférence de Barcelone, cette division était encore plus importante
qu’elle ne l’est aujourd’hui. Par exemple, les Espagnols avaient menacé
alors de boycotter le processus d’élargissement si la conférence de
Barcelone n’avait pas lieu. Quand Sarkozy a proposé l’Union
Méditerranéenne au Conseil de l’Europe, les Polonais ont répondu qu’ils
travaillaient sur une proposition semblable pour l’Europe de l’Est...
En fait, la division n’est pas vraiment entre le nord et le sud de l’Europe. Les Suédois par exemple ont toujours été très actifs au sein du partenariat Euromed... La division a plutot lieu entre le sud et l’est. En effet, les européens des pays de l’est sont assez mal à l’aise avec leurs voisins du sud. Ils ne connaissent presque rien d’eux et s’en fichent à vrai dire. L’intérêt
face à leurs voisins est faible, et ce même au sein de l’élite. Ainsi pour eux, les pays méditerranéens sont plus une destination de vacances qu’un éventuel marché où investir. Ce serait pourtant intéressant économiquement pour les polonais mais cela ne les intéresse pas.
On assiste actuellement à une nouvelle crise pétrolière. L’Union Méditerranéenne fait-elle référence à une politique énergétique particulière?
Je dirais que les Européens ne sont pas encore prêts pour une politique énergétique commune, car la question de l’énergie est beaucoup trop liée au problème de sécurité nationale. Au départ, la question énergétique était au coeur des débats mais dans le dernier rapport de la Commission européenne, elle n’est même plus mentionnée. C’est certainement un sujet trop sensible. La France et la Russie dominent le marché de l’énergie nucléaire...
La création d’un Secrétariat de l’Union Méditerranéenne est née de l’accord franco-allemand. Quel sera le rôle de ce Secrétariat? Qu’en pensez-vous?
Les Allemands étaient opposés à ce projet de Secrétariat même s’ils l’ont soutenu officiellement. C’est juste une question de contrôle des dommages collatéraux, pour faire en sorte que les français arrêtent de faire leurs affaires dans leur coin.
La question du financement a été vivement débattue..
C’est un faux problème. C’était évident qu’aucun fond supplémentaire ne serait alloué. Même avec la proposition espagnole, il n’y aurait pas eu de nouveaux fonds. Ceux qui soutiennent le projet veulent attirer les fonds des pays du Golfe. Je pense qu’il est naïf de croire que les pays du Golfe ont besoin des Européens pour investir dans les pays du sud. Le Qatar a par exemple investi récemment 8 milliards de dollars en Libye. Ils n’ont pas besoin de l’UE pour dégager des fonds.
L’article de Roberto Aliboni parle du projet de Moratinos – ministre des Affaires Etrangères espagnol - qui faisait une proposition concernant la liberté de mouvement/circulation. Est-il envisageable que l’Union de la Méditerranée considère l’immigration autrement que comme une menace?
Rien de tout cela ne figure dans le projet de l’Union pour la Méditerranée. Le dernier rapport ne parle même pas de l’immigration. Sarkozy lui parle d’une menace pour l’Europe. C’est que cette question est désormais inclue dans le premier pilier. En fait, les Européens ne veulent pas avoir à faire à des politiques qui sont normalement gérées par plusieurs Etats.
Il est assez étonnant de voir que depuis Toulon, lorsque Sarkozy a parlé pour la première fois de l’UM, l’Espagne a fait profil bas. Les Allemands ont donc été obligés de défendre le processus de Barcelone tel qu’il est aujourd’hui et ceci alors qu'ils n'ont pas vraiment d"agenda méditerranéen". Les espagnols n’ont pas réagi et je dirai que c’est parce que Zapatero ne pouvait pas se permettre de détériorer les relations entre la France et l’Espagne. L’Espagne a littéralement mis de coté sa politique Euromed. pour se focaliser sur le Maroc. Les Allemands n’oublieront pas la position ambiguë tenue par les Espagnols.
Vous préconisez une approche équilibrée vis-à-vis de l’Union Méditerranéenne. Mais Comment peut-on obtenir des relations équilibrées entre les deux rives de la Méditerranée?
Une première réponse serait de laisser les pays du sud assumer leurs responsabilités. Si tel était le cas, alors le partenariat méditerranéen changerait. Pour l’instant ils reçoivent simplement. En les responsabilisant plus, on pourrait aboutir à un projet commun dont ils pourraient assumer le financement. Ils n’en ont cependant pas envie. Ce sont, pour la plupart, des pays en voie de développement, mais l’Algérie, Israël et la Turquie par exemple ont des économies de marché fonctionnantes ou sont riches en ressources naturelles. Pourquoi ne pas repenser leur responsabilité ?
Le deuxième point, c’est que vous ne pouvez pas demander aux pays tiers d’intervenir dans les affaires européennes. Là on rencontre un problème légal lié à la question de la co-présidence et du secrétariat partagé. Toutefois, je me demande comment il sera possible de prendre en compte à la fois les acquis de Barcelone et les acquis communautaires.
Un chapitre entier est consacré aux perspectives israéliennes. Shimon Perez a appelé Sarkozy pour lui dire que l’UM était un projet « très important ». Est-il possible d’envisager que l’arène méditerranéenne puisse être une bonne plateforme pour les discussions/négociations de paix entre Israël et Palestine ?
En principe, toute initiative qui pourrait aider à faire que le processus soit un processus de paix est la bienvenue. La proposition des Espagnols parlait de cela. L’Union de la Méditerranée n’en a ni le potentiel ni le pouvoir. C’est un projet simplement orienté sur le business et qui est même assez apolitique.
Dans le contexte du Quartet, les Etats-Unis ne laisseront jamais personne concurrencer leur influence et leur agenda. L’Union Méditerranéenne leur fait-elle peur?
Non. Ce serait bien qu’ils en aient peur mais ce n’est vraiment pas le cas. Les Américains ne sont pas très actifs quand au processus de paix et du coup c’est le moment pour l’Europe de trouver une voie dans laquelle s’engager pour être impliqué dans ce processus. Mais à cause de nos visions contrastantes, nous n’agissons pas. On aurait pu créer un débat sur le rôle de l’Europe dans la région. Mais toute tentative de la faire à débouché sur un débat purement académique qui n’est finalement pas pris au sérieux.
Depuis la première présentation du projet, l’UM a été considérée comme une façon de dire gentiment «Non» à l’adhésion de la Turquie à l’UE. Le projet va-t-il dans ce sens?
Oui, en fait, au départ, on a vu ce projet comme un piège pour la Turquie et je pense que ce point de vue n’était pas faux. Mais aujourd’hui je ne serai pas étonné de voir Sarkozy soutenir la Turquie. Il a tendance à inventer de nouveaux projets qui ont toujours l’air très attrayants, mais lorsqu’on creuse un peu...
Catherine Cornet
(14/07/2008)
(1) Cette étude a été conduite sous les auspices du «Leonard Davis Institute» de l’Université de Jérusalem (Hebrew University), de l’Institut des relations internationales (l’Istituto Affari Internazionali) de Rome. Le Dr. Aliboni est Vice-President du IAI, le Dr. Ahmed Driss est Président du CEMI (Centre d’Etudes Méditerranéennes Internationales) de Tunis, le Dr. Tobias Schumacher est «Deputy Project Manager » et responsable du programme de recherche et d’information auprès de l’EuroMeSCo, le Professeur Alfred Tovias est Directeur du Leonard Davis Institute.
(2) le Groupe de l’Olive regroupe les états méditerranéens membres de l’Union Européenne. Le groupe organise des réunions informelles afin de discuter des questions spécifiquement méditerranéennes."
14:00 Publié dans Blog, Europe, Investissements, NEWS, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EUROPE, UNION POUR LA MEDITERRANEE, ANALYSE, BABELMED, Tobias Schumacher, CATHERINE CORNET
10.08.2008
Leoni : un exemple de partenariat tuniso-allemand
| Date de création du groupe LEONI 1917. En position de Leader mondial en terme de coûts dans les systèmes de câblage, LEONI est le fournisseur de près de 30 marques de véhicules de tourisme et poids lourds.
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| Avec tout juste une petite trentaine d’ouvriers et un capital de 25 mille dinars, Leoni Tunisie se lança à l’époque, tout comme l’entreprise mère, dans la fabrication des faisceaux et câbles destinés au secteur automobile, et principalement les marques Chrysler et Volkswagen. Qui eût jamais pensé que ce site de seulement 500 m2, implanté en 1977 à Thrayet, dans la région de Sousse, deviendrait un quart de siècle plus tard le numéro un de tous ceux que compte le géant allemand dans le monde et dans un secteur de haute technologie ?... Et c’est pourtant le cas, un vrai cas d’entreprise qui a fêté, jeudi 23 novembre dernier, ses 30 ans d’existence en Tunisie. | ![]() |
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| A partir de 1997, les extensions et à intensifier, par conséquent, ses activités. éjà en 1987, il comptait 266 personnes, un nombre qui s’élèvera dix ans plus tard à 1 227 employés sur un site, à Messaâdine (à 2 km de Sousse) couvrant 16.000 m2. Et en 2002, la superficie du site allait atteindre 27 000 m2 pour un personnel comptant aujourd’hui plus de 4.000 âmes, entre ouvriers, techniciens, ingénieurs et personnel administratif. |
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Avec les extensions et le recrutement de plus en plus massif d’une année à l’autre, c’est la formation et l’encadrement qui ont été déterminants dans l’essor de l’entreprise, mais aussi un personnel technique et des ingénieurs tunisiens qui n’ont plus rien à envier à leurs homologues étrangers, de l’avis même de MM. Lammam, patron de la multinationale allemande, et Mohamed Larbi Rouis, directeur général de Leoni Tunisie. |
En gros, le groupe emploie plus de 34.000 personnes de par le monde et réalise un chiffre d’affaires annuel de 2 milliards d’euros.
Quant à elle, Leoni Tunisie, qui produit des nécessaires en câbles pour plus d’un millier de voitures/jour, est en passe de réaliser pour l’exercice 2007 un chiffre d’affaires avoisinant les 100 millions d’euros pour un capital ramené il y a quelques années à 200 mille dinars, soit un capital multiplié par huit depuis la création de la Société.
Evoluant avec des compétences totalement tunisiennes, Leoni Tunisie, qui reste une entreprise off-shore, exporte directement sur l’Allemagne, l’Espagne et l’Angleterre.
A l’occasion de la célébration du 30ème anniversaire de Leoni Tunisie, son président allemand a annoncé de nouvelles extensions pour un personnel qui comptera entre 8 et 10 mille âmes à l’horizon 2011. Leoni Tunisie joue déjà dans la cour des grands.
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Leoni : un exemple de partenariat tuniso-allemand
Il est aussi N° 1 en Europe
- Avec près de 24% des parts de marché
- Classement : LEONI, Delphi, Yazaki, Sumitomo
N° 4 dans le monde
- Avec près de 9% des parts de marché
- Classement : Delphi, Yazaki, Sumitomo, LEONI, Lear, etc.
LEONI RECRUTE
Recrutement
Postes proposés :
- Ingénieur méthodes UAP
- Approvisionneur
- Superviseur de production
- Technicien qualité UAP.
Profils recherchés :
Ingénieur génie électrique ou électromécanique
- technicien génie électrique ou équivalent
- gestionnaire (ISG - ISCAE ou équivalent)
Contact : Wissem Badri
Fonction : Responsable RH
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31.07.2008
Un partenariat tuniso-italien, un investissement de 40 millions d'euros ?
Lu:
"Mardi 29 juillet 2008, dans une ambiance chaleureuse et accueillante, et en présence de Mr Abdelwahheb Ben Ayed, PDG de Poulina, « Poulina Groupe Holding » et le 5ème producteur européen de produits blancs (réfrigérateurs, machines à laver, sèche-linge, lave-vaisselle, cuisinières), le groupe italien « Antonio Merloni » ont signé des accords de partenariat technique et commercial.
Ce partenariat est considéré pour le groupe italien comme un développement stratégique sur le marché africain, un marché qu'ils n'ont pas encore pénétré et pour réussir cette étape, ils ont eu besoin d'un savoir faire local commercial, de production et de gestion.
Pour le groupe Poulina, ce partenariat représente une nouvelle étape qui lui permettra d'avoir certaines dimensions susceptibles de lui assurer l'accès à un niveau de qualité, de publicité et d'expertise international.
Le groupe tunisien qui existe depuis 15 ans en Tunisie n'arrive encore pas, malgré tous les efforts qu'il fournit à atteindre un niveau international. Ceci est dû, selon Mr Fethi Kheder, directeur général du secteur électroménager au Poulina Group Holding, à la concurrence internationale qui ne cesse de croitre et qui associe de grandes marques (LG, BOCH, SIEMENS, SAMSUNG…), donc « nous seuls on est incapable de les battre ».
« A travers ce partenariat, a-t-il ajouté, il y aura beaucoup de transfert de savoir faire, de technologie, que nous mettrons en contribution pour le réussir ».
Ces accords prévoient la création d'une société de fabrication de réfrigérateurs ainsi que d'une société commerciale pour la vente de la production, destinée à 80% à l'exportation vers le marché maghrébin ainsi que vers l'Europe du sud. Ces sociétés vont permettre la création de plus 1000 postes d'emploi.
Mr Kheder, a relevé que ces accords vont permettre de créer des sociétés industrielles et commerciales mixtes avec des investissements estimés à 40 millions d'euros.
Il a déclaré par la suite, que les ambitions du groupe « à moyen terme c'est avoir 20% de part de marché en Afrique du Nord qui représente 80 millions d'habitants. » Le premier projet qui sera mis en place est les réfrigérateurs.
La technologie italienne aidera le groupe tunisien à construire un réfrigérateur qui soit « exportable en Afrique du Nord et en Europe. Nous serons prêts à exporter nos produits d'ici fin 2009 début 2010 ». a affirmé Mr Kheder.Présentation du partenaire : Groupe Italien ANTONTO MERLONI
5ème producteur européen de produits blancs : Réfrigérateurs.
Machines à laver, sèches linge. Lave-vaisselle, Cuisinières.
Production totale 2007 : 4 000 000 unités.
Chiffre d'affaires 2007 : 900 Millions d'euros.
37 Sociétés, 6000 Employés, 9 usines : Italie, Suède, Finlande et Ukraine.
Marques : Ardo, New Pol, Asko, Tecnogas, Atlantic .....
19:20 Publié dans Europe, grande distribution, Investissements, NEWS, partenariat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunis, Tunisie, Italie, ANTONTO MERLONI, Groupe Poulina
25.07.2008
Priorités de la présidence française de l'UE et conclusions du Sommet de l'UPM
Tunisie : Priorités de la présidence française de l'UE et conclusions du Sommet de l'UPM
Tunisie : Priorités de la présidence française de l'UE et conclusions du Sommet de l'UPM
« Les priorités de la présidence française concernent quatre grands domaines à savoir l'énergie, l'immigration, la politique agricole commune et la recherche-développement » a indiqué Mr Serge Degallaix, ambassadeur de France à Tunis, lors de la conférence de presse tenue, vendredi 18 juillet 2008, en sa résidence à La Marsa.
Durant son mandat, qui s'étend du 1er juillet au 31 décembre 2008, la présidence française de l'UE accordera également un intérêt particulier aux conclusions du Sommet de Paris « Processus de Barcelone: Union pour la Méditerranée », a encore souligné le diplomate français.
Evoquant les relations de la Tunisie avec l'Europe, l'ambassadeur de France a relevé que « La Tunisie entretient des relations très fortes avec l'Europe dans les divers domaines notamment au plan commercial. En effet, 70 à 80% des échanges économiques se font avec l'Europe essentiellement en matière d'investissement », a précisé Mr Degallaix faisant observer que plusieurs entreprises étrangères installées en Tunisie sont européennes et que l'assistance au développement en Tunisie est assurée à travers la Banque européenne d'investissement.
L'ambassadeur de France a annoncé, dans ce contexte, l'organisation de différentes activités européennes en Tunisie dont notamment un colloque sur l'avenir des relations économiques entre la Tunisie et l'Europe et un colloque Tuniso-européen visant à approfondir la réflexion sur les possibilités et les moyens qui s'offrent aux chercheurs tunisiens pour mieux utiliser le programme cadre de recherche communautaire (PCRD).
Abordant le thème du « paquet énergie-climat », le diplomate français a fait savoir que durant son mandat, la France compte organiser un séminaire de réflexion sur les différentes questions inhérentes à l'environnement soulignant dans ce sens la volonté de faire adopter à la fin de l'année une position commune de l'UE pour atteindre de manière exemplaire les objectifs ambitieux affichés pour la prochaine conférence de Copenhague sur le climat qui prépare l'après-Kyoto sur l'émission des gaz à effet de serre.
Il a, dans ce même contexte, rappelé que ce sujet à portée universelle a été au centre d'une conférence d'envergure, en novembre 2007, à Tunis, sur les changements climatiques affirmant que la Tunisie dispose d'une politique environnementale « très active » Pour ce qui est du dossier de l'immigration, l'ambassadeur a rappelé la signature, en avril 2008, dans le cadre des relations tuniso-françaises, d'un accord qu'il a qualifié de « modèle » dans la mesure où il permet notamment de renforcer l'immigration légale.
Troisième priorité, la politique agricole commune dont les principes et le cadrage financier ont été fixés pour 2013. A ce propos, l'ambassadeur a souligné l'impératif d'évaluer la situation compte tenu des récents développements intervenus en matière d'équilibres alimentaires et des coûts des produits agricoles.
Concernant le programme d'action de l'UPM, Mr Degallaix a indiqué qu'une dimension nouvelle a été introduite dans les rapports des pays des deux rives de la Méditerranée dans le cadre de cette union. IL s'agit de la notion de projets régionaux ou sous-régionaux.
S'agissant de la question du financement des projets régionaux et sous-régionaux, Mr Degallaix a fait remarquer qu'à court terme les moyens sont limités car la priorité est accordée actuellement aux projets bilatéraux, mais au sein de L'UMP, on est dans un cadre de compromis où tout ce fait et se construit par le dialogue et la concertation, ce qui laisse la porte ouverte et signifie que s'il y a des projets porteurs et approuvés par les partenaires, il serait possible de mobiliser les liquidités qui circulent pour les financer, a précisé le diplomate français.
Concernant la naissance effective de cet important groupement régional, Mr Degallaix a précisé que la réunion du 3 et 4 novembre prochain prévue à Marseille (France), sera l'occasion pour les partenaires de fixer le siège de l'UPM, de débattre du mode de son financement, de déterminer les modalités de la co-présidence et de décider de toutes les questions relatives à la gestion concertée des affaires de l'UPM, pour qu'en 2009 les dispositifs soient opérationnels, a indiqué le diplomate français.
10:00 Publié dans Europe, partenariat, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, France, UPM, Méditerrannée, Degallaix, Sarkozy, Tunis












A la veille de la sortie du nouveau numéro de Tunisie Plus, je vous fais part de la naissance de ce magazine vantant l'excellence tunisienne:
"Mardi 29 juillet 2008, dans une ambiance chaleureuse et accueillante, et en présence de Mr Abdelwahheb Ben Ayed, PDG de Poulina, « Poulina Groupe Holding » et le 5ème producteur européen de produits blancs (réfrigérateurs, machines à laver, sèche-linge, lave-vaisselle, cuisinières), le groupe italien « Antonio Merloni » ont signé des accords de partenariat technique et commercial.