22.07.2008

Campagne de recrutement en Tunisie pour le projet émirati Bled El Ward

Depuis le 9 juillet nous savons que la Compagnie Al Maabar International Investments a lancé un avis de recrutement de personnel de Direction pour accélérer la mise en place de ses équipes dans le cadre du projet Bled El Ward.

Dans sa rencontre avec la presse tunisienne, Youssef Al Nowis, Administrateur Délégué et Directeur Général d’Al Maabar, l’a bien signalé : sa compagnie comptera essentiellement et en priorité sur les compétences tunisiennes.

Les postes vacants sont :

• directeur général

• chef de projet

• directeur de développement

• directeur de design architectural

• directeur financie

• directeur de planification urbaine et de design architectural

• directeur des achats et des contrats

• directeur des technologies de l’information



Les candidats intéressés sont invités à soumettre leurs dossiers par e-mail à hr@almaabarworld.comCet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ou par fax au 00971 264 28422.
"Qui est Al Maabar ?
"Qui est Al Maabar ?

7803cb41ba79ea74b2f2eaa9701f0f78.pngLe dernier arrivé, n’est pas des moindres. C’est le groupe «Al Maabar International Investments Company». Chose importante, elle n’est pas nouvelle sur le marché tunisien. Youssef Al Nowis, membre du conseil d’administration, évoque en effet, lors de son point de presse de présentation du projet des 10 milliards, des projets antérieurs réalisés en Tunisie, au Port Kantaoui et  Dar Naouar, sans oublier le projet de 500 MDT à Abou Regrag au Maroc. Une déclaration sous forme de gage du sérieux de ce groupe d’un capital de 150 millions Usd et qui devrait doubler bientôt, selon la même source.

Le projet d’El Maabar IIC, dont il dit qu’il sera le plus grand sur le continent africain, sera appelé Bled El Ward (Porte des roses). Il sera implanté sur la Sebkhat d’Ariana (dite ville des roses justement), sur les rivages nord de la capitale tunisienne et qu’il espère « acquérir à un prix symbolique». Le projet s’étend sur 5000 hectares  et ses investissements sont estimés à 10 milliards de dollars.

4107efdcce3810f9f4fc3f1e91c6b4b6.jpgPierre angulaire de ce nouveau projet, en formes d’îlots sur le lac d’Ariana qui sera ouvert sur la mer et dont partie avait fait l’objet de recommandations particulières de la part du programme des Nations Unies pour l’environnement, la ville médicale qui devrait renforcer l’activité de tourisme de santé en Tunisie et des centres de recherche médicale. Il sera entouré d’un business Center grandeur nature, d’un grand projet touristique sous forme de villas tout confort et pas moins de 3 golfes. Toute cette nouvelle ville à naître, devrait pouvoir accueillir 6000 personnes et donner du travail à 10 mille personnes. Il va de soit, que la commercialisation de toute cette ville, sera aussi assurée par les promoteurs du projet qui fera appelle, Al Nowis l’affirme, à des entreprises et des compétences tunisiennes.

Ce projet, développera tout une ville moderne intégrée, comprenant notamment des cours d’eau intérieures, des résidences, des centres touristiques, de loisirs, commerciaux et sportifs et nombre de parcs et espaces vert. Il devrait aussi permettre à Tunis, selon ses promoteurs, de gagner 50 kilomètres de plages sous formes de cours d'eau intérieurs.


Lire la suite

15.07.2008

Sonede et dessalinisation de l'eau

La Société Nationale d'Exploitation et de Distribution des Eaux (SONEDE) a été créée par la loi nº 68-22 du 02 juillet 1968. Elle est sous la tutelle du Ministère de l'Agriculture et des Ressources Hydrauliques. Son statut est défini par la loi qui la qualifie d'établissement public à caractère non administratif (EPNA).

58eb52d1bfb641faec76e624e1f90add.jpg
Unité de dessalinisation 
 
   

 

Sa mission porte sur trois activités principales:
  •  La distribution de l'eau: la gestion et l'entretien du réseau d'eau potable et des équipements et la gestion des abonnés.
  •  Le développement: études, travaux et approvisionnements.
Attributions

L'objet de la SONEDE est la fourniture de l'eau potable sur tout le territoire tunisien. Elle est chargée de l'exploitation, de l'entretien et du renouvellement des installations de captage, de traitement, de transport et de distribution de l'eau.

 

 

La SONEDE a engagé en 2000 une opération de mise en place de dispositifs économiseurs d'eau.
Les résultats obtenus ont été, pour l'essentiel, un taux de réduction moyen de consommation de l'ordre de 20%. Ce taux varie de 2% pour les mosquées où l'utilisation de l'eau est faible à 22% pour les abonnées domestiques dont la consommation trimestrielle est comprise entre 70 et 150 m3.
Associé à une action de sensibilisation, tel que le cas des établissements de l'enseignement , ce taux de réduction s'élève à 23%.
Les abonnés semblent très peu sensibilisés aux modes d'économie d'eau , sauf lorsqu'ils reçoivent leur facture à la fin de chaque trimestre. Sans négliger les actions en direction des consommateurs , il est proposé d'inciter les industriels tunisiens pour la fabrication de robinetterie soumise d'équipements économiseurs d'eau.
Demain, il est probable que des dispositions figurent désormais dans le cahier des charges relatif à la construction de nouveaux bâtiments, stipulant l'obligation de l'installation d'équipements économiseurs d'eau.

Lu dans La Presse:

A l’occasion de la célébration du 40e anniversaire de la Sonede, une conférence sur le thème «Ambitions continues» a été organisée à Gammarth.
La conférence a été une occasion pour passer en revue les activités et les réalisations de la Sonede, ainsi que les questions relatives aux perspectives du secteur de l’eau potable en Tunisie.


Depuis sa création en 1968, la Sonede a réussi à honorer sa mission qui consiste en la mobilisation, la production, le traitement et la distribution de l’eau au profit des citoyens. La société a également déployé de grands  efforts dans le domaine de la maintenance et le développement de solutions visant l’économie d’eau, outre la mise au point d’une technique de tarification par paliers qui tient compte des conditions économiques et sociales. A la faveur de cette approche judicieuse, la Sonede a réussi à exporter son savoir-faire au profit de pays arabes et africains.
Grâce à ces efforts, la Sonede a pu réaliser un taux  d’adduction en eau potable de 100% dans les zones urbaines et de 92% dans les zones rurales. La promotion de la production d’eau est passée de 90 millions m3 en 1968 à 453 millions m3 en 2007.


Actuellement, la Sonede est confrontée à plusieurs défis, dont notamment le vieillissement de certaines structures hydrauliques, l’accroissement de la demande en eau potable, la dépréciation de la qualité des eaux, outre l’augmentation du coût de production et de distribution des eaux.
Pour faire face à ces différents défis, la Sonede développera des programmes en vue du dessalement des eaux souterraines et de l’eau de mer.


Dans le cadre de la stratégie  développée en matière d’économie d’eau, la Sonede a mené des actions dans le domaine de la maîtrise de la consommation de l’énergie, l’amélioration de la qualité des services à travers la simplification des procédures et a veillé à instaurer un système de certification."

 

L'autre domaine de pointe est le dessalement de l'eau  ou  en anglais desalination.  Je vous renvoie au site  L'eau potable salubre est essentielle

On y esplique :

"La Tunisie est remarquable également pour sa recherche visant la combinaison de sources d'énergie de substitution et de technologie de dessalement, dans le but de développer des systèmes plus économiques et non polluants. Les énergies solaires et éoliennes ont été étudiées, car chacune d’elle représente pour la Tunisie une source potentielle considerable et renouvelable."

La séminaire international organisé fin juin 2008 a mis l'accent sur: LE DESSALEMENT DES EAUX : percées technologiques et maîtrise des coûts.

Parmi les communications on peut relever celle de Mr Abdessalam KHASEN (ANME, Tunisie)  qui a présenté l'utilisation des énergies renouvelables dans le dessalement des eaux en Tunisie.

A ce propos lire l'article sur les perspectives d'utlisation des énergies renouvelables sur le site du RIAED (Réseau international d'accès aux énergies durables).

07.07.2008

INNOPARK, le site de la réussite

a82705d50e2113231dbdad9f0023f0cc.jpgUn cadre approprié pour implanter une entreprise dans le grand Tunis : le nouveau parc d’entreprises au Nord de Tunis à El Agba promu par la STPI (Société Tunisienne de Promotion des Pôles immobiliers  et industriels), créée en juillet 2006 à l’initiative de la Banque Tuniso-Koweitienne (BTK), Groupe caisse d’Épargne en association avec des banques tunisiennes (STB, BIAT, ATB, et SICAR AMEN).

Il s’agit d’une zone industrielle équipée gérée et entretenue destinée aux PME opérant dans des secteurs non polluants à des prix attractifs et des services d’assistance et d’accompagnement.

f7f20ffc9168f7ed227d56703fadbf58.jpgLe parc propose 61 lots de terrains viabilisés d’une surface allant de 900m2 à 24 000m2
  • Zone 1 :  7 lots  de 7240 m2 à 29 914m2
  • Zone 2 : 44 lots de  2150 m2 à 5290 m2
  • Zone 3 : 10 lots de 860 m2 à  1200 m 2

Des équipements performants

 

  • L’infrastructure et l’équipement ont été conçus dans la qualité et la performance Par exemple : Fibres optiques pour connexion rapide Réseau électrique souterrain MT & BT en 100KVA/ha Éclairage public de 20 lux Une priorité absolue donnée à l’environnement Zone exclusivement réservée aux industries non polluantes Aménagement d’espaces verts

Gardiennage avec contrôle d’accès et surveillance du parc

Un centre d’affaires et de vie accueillera toutes les structures annexées aux activités de production ainsi que des espaces de loisirs et de restauration.

Par exemple

Banques, Bureau de poste

Bureaux de douane, de transporteurs et de transitaires

Restaurants, Cafés

Service médical, Salle de sport et de relaxation

Espace de conférence et de meeting

Bureau de Consulting

L’objectif principal est la création de 3000 emplois par l’implantation de soixante entreprises.

24.05.2008

Salon du bâtiment «Carthage 2008»

5871baf93840e01995c5f5101442aef5.jpgARTICLE DE LA PRESSE DE CE JOUR 24 MAIc97f4b24a97e0a7049c0d558a266a9d9.jpg

SOUS LA PLUME DE Kamel FERCHICHI

Un secteur en perpétuel mouvement

L’art de construire, c’est vieux comme le monde, mais c’est un art en perpétuelle évolution. Le savoir bâtir constitue, ainsi, l’essence d’un métier aussi classique que rénové. A travers la mémoire de l’architecture, le domaine du bâtiment, toutes branches d’activités confondues, est revisité de fond en comble pour en faire une œuvre globale de confort, d’esthétique et d’imagination.

Aujourd’hui, ce secteur fait l’objet d’un événement de grande envergure qui se déroule au Parc des expositions du Kram, où a lieu, actuellement, la neuvième édition du salon professionnel de la construction et du bâtiment, baptisé ‘‘Carthage 2008’’, un rendez- vous incontournable qui ne cesse de drainer, tous les deux ans, un flux de professionnels, constructeurs, concepteurs et promoteurs immobiliers.

 

En effet, depuis son ouverture officielle, quelque 350 exposants, en provenance d’Allemagne, d’Autriche, de France, d’Italie, de Grèce, de Turquie, du Maroc, d’Algérie, d’Egypte et de Tunisie, ont pu transformer l’espace en un véritable village dédié à une profession aux dimensions très fines. Hauts en couleur, les stands sont aménagés avec beaucoup de subtilité reflétant, de la sorte, une identité visuelle d’un secteur qui se porte bien, mais aussi qui s’annonce prometteur en postes d’emploi et en investissements.

D’un pavillon à l’autre, sous tous les angles, le visiteur se trouve plongé dans un large éventail de marques et de produits aux choix multiples. Un assemblage de matériaux de construction, de décoration et de sculpture, des accessoires d’ornement, de la menuiserie en aluminium, des portes automatisées, des travaux d’enduits intérieurs et de revêtement extérieur, équipements du carrelage et coffrage, outils de préparation de surface, ainsi que des articles de cuisine et du sanitaire haut de gamme.

 

Dans d’autres espaces de ce salon, s’étalent, également, divers modèles de murailles revêtues en pierres de carrières précieuses dont le cachet architectural obéit à une certaine tendance artistique séduisante. Des chefs-d’œuvre authentiques inspirés, en image reconstituée, des vieilles époques. Il s’agit, à vrai dire, d’une nouvelle technologie de conception et de construction au service d’un foyer intelligent et plus confortable. De toute évidence, un effort ingénieux largement déployé et un savoir-faire investi pour mieux présenter le produit et en promouvoir l’image de marque dans un contexte socioéconomique mondialisé, à la conquête de nouveaux marchés internationaux. Au-delà, une opportunité de commercialisation d’idées et d’expériences afin de développer notamment le volet exportation et faire connaître davantage les dessous d’un métier qui a, déjà, commencé à regagner le terrain de la formation professionnelle.

 

De réelles perspectives professionnelles

 

En faisant le tour, la diversité des profils exposés ne cesse d’attiser de plus en plus l’envie de découvrir le charme d’un tel secteur aussi exigeant que polyvalent. Exposant une exploitation de carrières de marbre implantée à Foundouk Jedid, Saloua, représentante d’un stand à cet effet, a souligné qu’il s’agit d’«une pierre d’époque et d’avenir» dont l’utilisation remonte même à un peu plus d’un demi- siècle avant de préciser que la Cathédrale de Tunis, les arcades de la Porte de France et quelques autres édifices à Hammamet et à El Haouaria ont été construits à l’époque à base de ces pierres marbrières. « Dans le but de faciliter l’écoulement de nos produits, on a, déjà, participé à des manifestations pareilles à l’étranger, notamment en Espagne», a-t-elle ajouté.

 

Implantée à Tunis, une entreprise d’origine italienne, œuvrant en matière de décoration, de revêtement, de mortiers colles, mortiers pour la restauration, enduits de chaux et produits à base de ciment, participe à cette édition en vue de dénicher de nouvelles potentialités d’investissement sur le marché tunisien. Son responsable commercial, Daniele, a manifesté un intérêt particulier à notre pays. «La Tunisie, où j’étais venu pendant l’édition écoulée de Carthage», se prévaut de perspectives d’investissements susceptibles de favoriser tant d’opportunités d’emplois», a-t-il encore, déclaré.

Architecte commerciale représentante d’une société d’automatisation des portes, Amira a relevé que le secteur du bâtiment est un grand chantier qui ne s’arrête jamais. «Ce stand fait partie intégrante d’un groupe de sociétés opérant dans le domaine de la climatisation et des faux plafonds», a-t-elle ajouté. Et de conclure, «il s’agit d’un domaine qui aura de réelles perspectives professionnelles, à la lumière des travaux qui sont engagés quotidiennement dans le pays». Sans pour autant oublier les grands projets de construction prévus dans la capitale et dans les autres régions du pays, à savoir le Lac Sud, l’aéroport international d’Enfidha et «Bled el ward» à l’Ariana…Venu d’Egypte, Ahmed El Marakby, manager représentant un groupe de céramique, s’est, d’ailleurs, fixé un objectif majeur: faire connaître le produit auprès du client tunisien, tout en prospectant des possibilités d’investissement et d’accords de partenariat.

 

«Carthage 2008» est une édition gagnante, compte tenu de la nouvelle place qu’occupe aujourd’hui le secteur du bâtiment et des travaux publics sur la liste des spécialités professionnelles restructurées pour être qualifiées de prioritaires.

 


11.05.2008

Pont de Rades-La Goulette

Source : Tap. SETA,BTPO.NET

Le pont Rades-La goulette  est considéré comme le plus grand ouvrage d'accès nord-Sud, par le service d'études techniques des routes et autoroutes (SETRA), relevant du ministère français de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, qui assure, depuis octobre 2006, le contrôle des études d'exécution de l'ouvrage du pont à haubans de Rades-La Goulette.

2f5576d447883a1bc78833626ae4d827.jpgLe viaduc de Rades-la-Goulette est une importante opération à caractère international. Construit dans le cadre de la coopération entre le Japon et la Tunisie, il bénéficie du financement de banques japonaises. Le maître d’œuvre, qui est à l’origine de la participation du Sétra, est un groupement de bureaux d’études japonais et tunisiens : Nippon Koei, PCI, Scet et Studi. Il est construit par des entreprises japonaises (Taisei et Kajima), tunisiennes, égyptiennes (Arab Contractors) et françaises (VSL) et bénéficie du concours de plusieurs bureaux d’études français (Setec, Ingérop, JMI, Sétra).

6b41e62423efe3362dceaa7b64559896.jpgLe pont Rades-la Goulette, long de 260 mètres, est selon le service technique français, « la partie la plus spectaculaire d'Un long viaduc comportant deux ouvrages d'accès des cotés Nord (La Goulette) et Sud (Radès).

4df623e4d4adbec4998b6114fb89e1a0.jpgUne fois achevé, cet important ouvrage, le plus grand de Tunisie, permettra le franchissement du canal de navigation par un nouvel itinéraire contournant Tunis, par l’Est.

Cet ouvrage est, selon SETRA, un projet d'une grande technicité (fondations de grande
profondeur en zone sismique, tablier à quatre âmes de hauteur variable,
quatre types de précontrainte dont une extradossée très rarement mise
en œuvre en France).

 

VOIR LE DIAPORAMA PONT RADES SOURCE BTOP.NET

24.04.2008

Agriculture biologique en Tunisie, un bon démarrage à l'exportation

Lu sur African Manager du 21 avril 2008

59c2177a8452a5c5ecbc57f251f580aa.jpg "Une rencontre a été récemment consacrée, par le Cepex, à la culture biologique en Tunisie. A la surprise, même des journalistes présents, tout le monde constate, chiffres à l’appui, que ce genre de culture existait en Tunisie et avec des surfaces qui ne sont pas des moindre. L’évolution des superficies consacrées aux cultures biologiques par hectare, montre en effet que, même si elles n’évoluent pas au rythme grandissant de la demande des clients, notamment dans les pays européens, les superficies sont assez importantes. Avec presque 225 mille hectares, ce n’est pas peu pour un pays, plus connu pour l’huile d’olive qu’autre chose.

La Tunisie ne produit pas que de l’huile, mais de l’huile biologique aussi. Elle produit aussi des dattes et autres fruits et légumes biologiques. Les chiffres de cette production montrent une évolution notable. La production Bio est en effet passée de 9000 tonnes en 2002, à 120 mille tonnes quatre années seulement après. L’évolution la plus notable a été enregistrée dans la production des fruits et légumes qui sont passés de 1500 tonnes à plus de 65 mille tonnes.

La Tunisie produit et exporte. En millions de Dinars (MDT), ces exportations ont plus que triplé en cinq années et sont passées de 12 MDT à 57 MDT et se multiplient même par neuf en quantité, passant de 1000 à 9000 tonnes. La hausse la plus importante a été certainement enregistrée en matière d’huile d’olive biologique. Entre 2002 et 2007, les quantités exportées passent de 18 à plus de 6000 tonnes ou encore celles des dattes Bio, dont les exportations passent de 830 à presque 2300 tonnes.

Ces cultures sont en Tunisie, entourées d’une attention toute particulière. Un centre technique dédié à l’agriculture biologique, qui développe les techniques spécifiques à la production de la matière organique, à l’élevage des insectes utilisés dans la lutte biologique et aux équipements spécifiques à la transformation. Il participe aussi à l’homologation et à l’enregistrement des divers intrants Bio et la mise à jour de la liste de ces intrants autorisés. Il fournit aussi la formation adéquate. Cette production est donc certifiée. En amont, toute la filière agricole Bio, obéit à des cahiers de charges bien spécifiques.


5587b135a60082ef94a66602ccf14e20.jpgY a-t-il moyen de faire mieux ? Avec une valeur de 40 milliards d’euros, le marché mondial existe bien et il était en hausse de 43 % entre 2005 et 2006. Jusqu’ici les investissements dans ce type d’agriculture évolue lentement. Il était de 11,3 MDT en 2007, contre 2,5 MDT en 2001. Il se fait à plus de 45 % dans les plantes médicinales et les plantes aromatiques. Les légumes ne représentaient que 1 % et les huiles d’olives Bio occupaient la seconde place avec 35 % des investissements. Avec 43 % des investissements, la région de Kairouan (Centre de la Tunisie), semble être la région de prédilection, suivie de Tozeur dans le Sud Tunisien (16 % des investissements) et de Mahdia (Côte Est de la Tunisie) avec 14 % de ces investissements. La Tunisie a pourtant toute une politique d’incitation, financière même, pour ce genre d’investissement."

Législation TUNISIE - agriculture biologique

Instituto Mediterraneo di Certificazione

 

Un chercheur tunisien va industrialiser une nouvelle technique de micro irrigation

Lu sur AgroLine 

Le chercheur spécialisé en géophysique, se propose d’industrialiser et de commercialiser sa propre invention avec la perspective d’optimiser la gestion des ressources en eau. Le diffuseur enterré dont l’auteur est titulaire du brevet, est un système d’irrigation économique. Il consiste à mettre en place une tuyauterie souterraine, voire d’un réseau de diffuseurs en plastique enfouis à 70 cm de profondeur.

Ce procédé qui s’apparente à la technique de la goutte à goutte, permet une gestion optimale de l’eau d’irrigation et en dissuade l’évaporation. Ce système peut-être connecté au réseau de distribution de l’eau ou autres plans d’eau (lacs collinaires, barrages). Il est destiné à l’irrigation des cultures maraîchères, des plantes ornementales et de l’arboriculture fruitière.

 

15.04.2008

Forum Davos: tourisme tunisien en bonne place

dc4e36fefc824d2c49c96cd05198e310.jpgLe forum économique mondial de Davos vient de rendre public son rapport sur la compétitivité du secteur touristique dans le monde. La Tunisie y est classée 39ème sur un total de 130 pays. La Tunisie est le 2ème pays arabe (devancée seulement par le Qatar). Elle se démarque clairement de ses principaux concurrents à savoir la Turquie, l'Egypte et le Maroc qui sont respectivement classés 54ème, 66ème et 67ème.
La Tunisie se distingue notamment par la durabilité du développement de l'industrie du tourisme et des voyages (4ème), sa politique de visa (12ème mondial), la transparence des politiques gouvernementales (13ème), la privatisation dans l'industrie du tourisme et des voyages (7ème) et l'indice des prix des hôtels (10ème).

Si vous lisez l'anglais allez lire  

le Maroc, pour se part, n’arrive qu’en 67e position parmi 130 pays, loin derrière ses principaux concurrents à savoir la Tunisie (39e), la Turquie (54e) et l’Egypte (66e). Même le Qatar fait mieux que le Maroc en se plaçant en 37e position. Le Royaume a ainsi dégringolé de 10 places après s’être classé l’année dernière en 57e position.

Un résultat qui peut s’expliquer par le choix du thème de l’environnement pour cette année, à savoir « Equilibrer développement économique et environnement durable » Et à ce niveau, le Maroc ne fait pas figure de premier de la classe, ce domaine étant son grand talon d’Achille. (source bladi.net)

 

25.03.2008

Première semaine africaine de l'Eau

Source Tunisie Affaires:

"

eauLa banque africaine de développement (BAD) et le conseil des ministres africains de l’eau (AMCOW) organisent, du 26 au 28 mars à Tunis, la première semaine africaine de l’eau. Elle aura pour but de mobiliser l’Afrique afin d’atteindre les objectifs en matières d’eau et d’assainissements sur le continent.

Plusieurs rencontres entre les opérateurs économiques, industriels africains, des organisations internationales auront lieu à cette occasion pour inciter le développement de l’économie africaine.

Cette première rencontre aura pour thème "accélérer la sécurité de l’eau pour le développement socio-économique de l’Afrique". Elle vise ainsi à promouvoir des investissements de toutes sortes en matière d’eau considérée désormais comme un atout pour le progrès économique du continent.

Pour cela il faudrait assurer la sécurité de l’eau tout en garantissant un apport suffisant à long terme à la population.

L’OMS a annoncé q’il faudrait environs 18 milliards de dollars par an pour réduire de moitié le taux de la population manquant d’eau salubre de façon continue jusqu’en 2015.

Plusieurs organisations mondiales accordent une importance au secteur de l’eau notamment la Banque Mondiale qui a déboursé 500 millions de dollars pour la mise en valeur en eau du bassin du Niger."

11.03.2008

La zone industrielle d'Enfidha

La Tunisie, afin de consolider son propre développement dans les domaines économique et social vise toujours plus à la928cd67d86e8fe99a6daaa7b775a09d8.jpg formation de figures professionnelles ayant les compétences demandées par le marché du travail, avec un effort d’investissement dans le secteur de l’instruction qui est environ égal à 7% du PIB national.

En particulier, le secteur de la formation professionnelle est caractérisé par la présence sur le territoire d’environ 127 centres publics où la formation reçue permet d’acquérir des compétences et des qualifications dans plus de 219 spécialités de différents secteurs.

Afin d’adapter au mieux les programmes, les fédérations professionnelles sont généralement impliquées pour définir leurs besoins, et de plus, la législation et la réglementation encouragent la formation continue à l’intérieur des entreprises.

Dans la région de Sousse il est possible de cibler et d’encourager la formation auprès des excellentes écoles professionnelles présentes en instituant des cours dans de nouvelles disciplines en fonction des exigences du marché.

Les écoles tunisiennes introduisent sur le marché du travail un grand nombre de jeunes diplômés ayant des qualifications très marquées des domaines techniques.

57,2% des nouveaux candidats au travail ont un niveau universitaire et professionnel.

Le système de formation produit actuellement 14.000 techniciens et environ 35.000 titulaires d’une maîtrise par an dont 1.800 ingénieurs. L’objectif, à court terme est d’atteindre 2.600 ingénieurs par an dans les spécialités techniques d’avant-garde et les technologies les plus demandées sur les marches nationaux et internationaux.
La création de nombreux Parcs Technologiques, comme le technopôle de Sousse, augmentera la synergie entre l’école,
73be490f56d4d248752cc3cdae782b16.jpgle travail et la recherche, avec une retombée importante sur le plan formatif et sur le développement de la compétitivité de tout le pays.

LA DIET À ENFIDAH

Enfidha fait partie du Gouvernement de Sousse. C’est un centre intermédiaire (50.000 habitants) à tradition agricole, situé au Sud de Tunis, dans une position géographique favorable, à 7 kilomètres de la mer, le long de la côte entre Hammamet et Sousse.

 L’installation industrielle de Enfidha s’ajoute au système côtier de zones industrielles, actuellement constitué par unec7f51c8ed47325c11ee6eba07616761b.jpg dizaine d’installations de moyennes dimensions.

Enfidha est reliée à la capitale et au reste du pays grâce aux plus importantes connexions et infrastructures existantes de bon niveau Elle n’est pas loin de l’autoroute Tunis – Sousse à
35 Km du port commercial de Sousse et à proximité du nouvel aéroport international.

 Le lieu destiné à l’installation industrielle est donc stratégique pour les infrastructures, les transports et les pôles d’échange : à 100 Km de Tunis, à 35 Km de Sousse (deuxième port de la Tunisie pour volume de marchandises transportées); la zone est à considérer de haute valeur logistique.

 

La finalité du projet est de réaliser un district industriel orienté vers l’installation d’entreprises internationales travaillant en particulier dans le secteur de production de moules, d’usinage du plastique, des composants électroniques, de l’agro-industrie, de 0bcb3411dd3316144e5eaa1d002fb946.jpgl’agro-mécanique et de la mécanique légère.

Le premier lot urbanisé a été réalisé selon les meilleurs standards européens et toute l’aire sera équipée de tous les services technologiques de pointe:

Fibres optiques pour connections rapides

Épuration des eaux d’égout

Présence constante d’énergie,d’eau et de gaz

Éclairage public, aires de stationnements et trottoirs525b372ce95090184fd1c4f221a627bb.jpg

 

Il y a également la possibilité d’avoir :

Grande flexibilité de morcellement des lots suivant les besoins

Disponibilité immédiate des lots et des bâtiments industriels

Possibilité des bâtiments industriels “clés en main” avec solutions personnalisées

 

Enfin, le centre directionnel de la ZI Enfidha, accueille toutes les structures et les bureaux de support aux activités de production qui y prendront place, et il offrira des espaces également à disposition pour la restauration et les loisirs : Banque, Bureau Postal, Bureau de douane, Bureaux de consulting, Salle de sémiaires, Services comptables, Services Transitaires, Restaurant, Service médical, Interprétariat, Transporteurs et tous les autres services pour les activités industrielles.

 

06.03.2008

La Corée s'intéresse aussi à la Tunisie

0583cebffc9d6d74a0abb24ec078988b.gif"La sériciculture tunisienne vient de renaître de ses cendres avec la création, à la région de Hwamdia (délégation de Tabarka), de la première unité de production de soie, matière tout aussi noble que solide longtemps utilisée pour habiller les notables de la société. Cette unité, lancée depuis novembre dernier, fait partie de tout un projet pilote tuniso-coréen de développement de la Sériciculture. Sa production sera orientée essentiellement vers le marché local et couvrira les besoins du secteur de l'artisanat en soie.

Les coûts de ce projet s'élèvent à 1440 mille dinars, dont 522 mille dinars alloués par la Tunisie et 918 mille dinars par l'Agence sud-coréenne de coopération internationale. La Corée de sud s'est également chargée de la formation des responsables de ce projet.

Le projet, piloté par le ministère de l'Agriculture et des Ressources hydrauliques, a pour objectif à moyen terme d'élargir la culture des mûriers pour couvrir une superficie de 200 hectares et la production entre 150 et 200 tonnes de cocons annuellement.

Il est également question de céder l'unité de traitement des cocons à l'une des coopératives agricoles opérant dans la région ou à un sériciculteur privé. source African Manager"

 

Article de LA PRESSE sur le sujet 

Sachez que la production en Corée est de 80 kgs par ha, qu'elle est de 125 kg en Chine et peut aller jusqu'à 300 kg en Thaïlande. La Sériculture est un "Big Business"

Selon l'excellent site Audinet: 

"Le marché tunisien s'approvisionnait jusqu'ici à l'étranger, grâce à l'importation d'environ 150 tonnes de soie par an, moyennant 10 millions de dinars, dont 25% sont commercialisés à l'intérieur du pays.

Pendant la colonisation, l'expérience tunisienne en matière de sériciculture s'est limitée à la production et l'exportation de chrysalides vers le marché français.

Jusqu'au 18ème siècle, cette activité avait connu des jours meilleurs dans les régions de Testour et Mahdia avant de perdre le souffle pendant le 19ème siècle ce qui avait incité environ 4 mille tisseurs tunisiens à s'approvisionner en matière première auprès de l'Italie et de la Chine.

Le secteur a longtemps souffert de manque d'artisans. Ses Produits, qu'ils soient Ajar (voile de tête), Sefsari, ou Takrita (Foulard), longtemps boudé par les consommateurs, sont de nouveau au parfum du jour notamment pendant la saison estivale avec des mariées cherchant à se parer de tenues en soie à l'instar du Houli ou du Hrem (tissu non cousu qui se porte en drapé).

Par ailleurs, la ville de Mahdia, dont les traditions en la matière remontent à l'ère Fatimides, organise, tous les deux ans, un festival unique sur la culture de la soie. Ce festival qui s'est tenu du 17 au 19 mai 2007, a permis de faire connaître auprès des experts et des artisans tunisiens et étrangers plusieurs créations dans ce secteur.

Le lancement du projet pilote de Hwamdia s'inscrit également dans le cadre de la consécration de nouvelles traditions en matière de production de la soie et la contribution à la diversification des activités agricoles au nord-ouest, outre la multiplication des offres d'emplois dans la région."

 

Tunisie Affaires nous apprend que;

ca1967f76e8018b892abcede849116d8.gif"Compte tenu de la voracité du ver à soie pour les feuilles de mûriers blancs, 11 hectares de cet arbre ont été plantés au profit de 10 bénéficiaires de ce projet, tandis que des pépinières forestières seront destinées à l'intensification de la culture des plants, étant donné que le ver vivant sur les feuilles de cet arbre produit la meilleure qualité de soie.

Il y a lieu de rappeler que la vie de ver à soie passe par 5 étapes. Avant de filer son cocon pour se transformer ensuite en chrysalide, le ver à soie subit quatre mues. L'espace de temps compris entre ces mues successives est appelé âge.

Le ver à soie passe donc par cinq âges successifs à commencer par la mise, en été, par les papillons de sexe féminin, de 300 à 400 œufs devenant au bout de 10 jours des vers. Ces vers commencent après 6 semaines à tisser leurs cocons de soie, dont la longueur des fils s'étend entre 300 et 900 mètres.

Ainsi, le ver se transforme en chrysalides qui se transforme lui même, dans le cadre du processus naturel et au bout de 15 jours, en papillon.

Cependant, dans le cadre de l'exploitation industrielle du ver à soie, seul un nombre limité de chrysalides est autorisé à suivre ce processus naturel afin de garantir la pérennité de l'espèce.

La réalisation du projet pilote de Hwamdia a, en outre nécessité la mise en place de 5 installations équipées près des plantations de mûriers compte tenu de la durée de la croissance du ver et de l'étape du tissage de cocons qui dure entre 30 et 35 jours.

Un laboratoire moderne d'élevage a été également équipé de manière à permettre de s'occuper des vers pendant les 1, 2 et 3ème étapes, avant de les remettre aux éleveurs pour poursuivre le travail dans le cadre des 4 et 5ème étapes.

Le projet, piloté par le ministère de l'Agriculture et des Ressources hydrauliques, a pour objectif à moyen terme d'élargir la culture des mûriers pour couvrir une superficie de 200 hectares et la production entre 150 et 200 tonnes de cocons annuellement."

Je me dois d'ajouter que la Tunisie comme le Rwanda ont participé en février 2006 à une manifestation au Japon pour se positionner sur le Marché de la Soie, et voilà l'un des retours concrets de cette mission. BRAVO.

La Sériculture tunisienne est en bonne voie!

Toutes les notes