18.09.2008
Le dessalement en Tunisie quel avenir
| Les ressources hydrauliques en Tunisie : Enjeux, acquis et perspectives | |
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| Pour débattre de la problématique hydraulique en Tunisie, des nouveautés technologiques relatives au secteur et du développement des énergies renouvelables dans le dessalement des eaux, la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux, sous l’égide du ministère de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques, a organisé le 30 juin et 1er juillet 2008, dans un hôtel de la banlieue nord de Tunis un séminaire intitulé : «Le dessalement des eaux : Percées Technologiques et Maîtrise des Coûts», ce qui a permis, à un public venu nombreux appréhender la stratégie des responsables de la SONEDE pour assurer, dans les décennies à venir, la disponibilité d’une denrée vitale à la survie des nations, de saisir l’importance de la planification dans la gestion de nos ressources hydrauliques, l’urgence de l’utilisation des eaux épurées, traitées et la portée du programme national de dessalement en cours. « Notre potentiel des ressources en eau s’élève à 4,6 milliards de m3/ an dont 54% seulement ont une salinité inférieur à 1,5g/l (salinité relativement élevé) et 86%, localisées dans le nord, assurant ainsi 460m3/an/habitant ( capacités limitées) », affirme, dans son intervention, Monsieur Mohamed Zaara, Directeur du Dessalement et de l’Environnement à la SONEDE, qui rappelle la volonté des autorités, afin d’atténuer le déséquilibre dans la répartition régionale des ressources hydrauliques, de développer le dessalement des eaux saumâtres, d’élever le nombre des stations d’épuration de 50 à 98 et d’accélérer la mise en œuvre du système de transfert d’eau, visant à subvenir aux besoins de tous les usagers en quantité et qualité requises. A la fin de son intervention, notre vis-à-vis a évoqué l’expérience tunisienne dans la maîtrise des technologies de dessalement, adaptées au contexte local, mis en exergue l’implication de l’Université et des laboratoires de recherches, à travers l’insertion de modules relatifs à la problématique hydraulique dans des programmes de masters, dans le développement du secteur et appelé les entreprises privées à prendre en charge, via des incitations financières fiables, l’exploitation des stations de dessalement pour leurs propres comptes ou celui des autres, ce qui permet à l’Etat de recentrer ses efforts vers l’identification des zones d’intervention, l’établissement des études et repérages des projets et l’ancrage d’une législation à même de favoriser l’essor de petites et moyennes entreprises spécialisées dans la réalisation d’unités de dessalement et de coordonner la relation entre les différents intervenants dans le secteur. Financements et percées technologiques De nos jours, l’eau, considérée comme un bien social et économique, est l’objet, en Tunisie, d’une gestion rationnelle et d’un suivi continu pour déterminer les charges directes de la production, détecter d’éventuelles anomalies dans l’organisation des rendements des pompes et apprécier un coût de revient (le m3 d’eau vendu pour l’année 2006 est calculé à 595 millimes/m3), constitué des différentes composantes inhérentes à l’exploitation (solaires, énergies, produits chimiques…). «Le réseau de production de la région du sud-est du pays -renfloué avec la mise en service des stations de dessalement de Gabès, de Zarzis et de Djerba- compte désormais 190000 abonnés, enregistrant, à la fin 2006, une nette augmentation du prix de revient, ce qui influencé les tarifs de la SONEDE dont le prix de vente moyen est passé de 346 millimes/m3 en 1994 à 455 en 2006 soit une évolution de 2,6 par an», assure M. Kamel Fethi, ingénieur spécialisé dans le génie électrique et directeur de production à la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux, qui rappelle les percées technologiques dans les procédés de dessalement, la place des énergies renouvelables dans les pays disposant de gisements éoliens et d’ensoleillement et les progrès substantiels effectués, un peu partout dans le monde, en matière de récupération d’énergie. Pendant le débat, la plupart des intervenants ont présenté le dessalement comme l’une des solutions éprouvées et sûres pour la mobilisation des ressources en eau supplémentaires, la compétitivité des coûts de production en comparaison avec les techniques classiques et l’utilisation des capacités hydriques non conventionnelles afin de désenclaver le milieu rural, de satisfaire une demande en eau potable excessive en été et de susciter des vocations dans le secteur privé pour assurer des prestations d’exploitation et d’entretien dans un domaine prometteur, objet de toutes les convoitises dans les décennies à venir, conclut l’un des participants au séminaire qui appelle l’Etat à prioriser, dans ce domaine, le partenariat international, à exiger la rémunération minimale des capitaux investis et à cibler la restructuration des personnels administratifs à la lueur des mutations annoncées dans le domaine de la tarification et des services. |
19:40 Publié dans Agriculture, BIOTECHNO, environnement, Investissements, RÉGIONS, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.07.2008
Sonede et dessalinisation de l'eau
| La Société Nationale d'Exploitation et de Distribution des Eaux (SONEDE) a été créée par la loi nº 68-22 du 02 juillet 1968. Elle est sous la tutelle du Ministère de l'Agriculture et des Ressources Hydrauliques. Son statut est défini par la loi qui la qualifie d'établissement public à caractère non administratif (EPNA). | ![]() Unité de dessalinisation |
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| Attributions L'objet de la SONEDE est la fourniture de l'eau potable sur tout le territoire tunisien. Elle est chargée de l'exploitation, de l'entretien et du renouvellement des installations de captage, de traitement, de transport et de distribution de l'eau.
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La SONEDE a engagé en 2000 une opération de mise en place de dispositifs économiseurs d'eau.
Les résultats obtenus ont été, pour l'essentiel, un taux de réduction moyen de consommation de l'ordre de 20%. Ce taux varie de 2% pour les mosquées où l'utilisation de l'eau est faible à 22% pour les abonnées domestiques dont la consommation trimestrielle est comprise entre 70 et 150 m3.
Associé à une action de sensibilisation, tel que le cas des établissements de l'enseignement , ce taux de réduction s'élève à 23%.
Les abonnés semblent très peu sensibilisés aux modes d'économie d'eau , sauf lorsqu'ils reçoivent leur facture à la fin de chaque trimestre. Sans négliger les actions en direction des consommateurs , il est proposé d'inciter les industriels tunisiens pour la fabrication de robinetterie soumise d'équipements économiseurs d'eau.
Demain, il est probable que des dispositions figurent désormais dans le cahier des charges relatif à la construction de nouveaux bâtiments, stipulant l'obligation de l'installation d'équipements économiseurs d'eau.
Lu dans La Presse:
A l’occasion de la célébration du 40e anniversaire de la Sonede, une conférence sur le thème «Ambitions continues» a été organisée à Gammarth.
La conférence a été une occasion pour passer en revue les activités et les réalisations de la Sonede, ainsi que les questions relatives aux perspectives du secteur de l’eau potable en Tunisie.
Depuis sa création en 1968, la Sonede a réussi à honorer sa mission qui consiste en la mobilisation, la production, le traitement et la distribution de l’eau au profit des citoyens. La société a également déployé de grands efforts dans le domaine de la maintenance et le développement de solutions visant l’économie d’eau, outre la mise au point d’une technique de tarification par paliers qui tient compte des conditions économiques et sociales. A la faveur de cette approche judicieuse, la Sonede a réussi à exporter son savoir-faire au profit de pays arabes et africains.
Grâce à ces efforts, la Sonede a pu réaliser un taux d’adduction en eau potable de 100% dans les zones urbaines et de 92% dans les zones rurales. La promotion de la production d’eau est passée de 90 millions m3 en 1968 à 453 millions m3 en 2007.
Actuellement, la Sonede est confrontée à plusieurs défis, dont notamment le vieillissement de certaines structures hydrauliques, l’accroissement de la demande en eau potable, la dépréciation de la qualité des eaux, outre l’augmentation du coût de production et de distribution des eaux.
Pour faire face à ces différents défis, la Sonede développera des programmes en vue du dessalement des eaux souterraines et de l’eau de mer.
Dans le cadre de la stratégie développée en matière d’économie d’eau, la Sonede a mené des actions dans le domaine de la maîtrise de la consommation de l’énergie, l’amélioration de la qualité des services à travers la simplification des procédures et a veillé à instaurer un système de certification."
L'autre domaine de pointe est le dessalement de l'eau ou en anglais desalination. Je vous renvoie au site L'eau potable salubre est essentielle
On y esplique :
"La Tunisie est remarquable également pour sa recherche visant la combinaison de sources d'énergie de substitution et de technologie de dessalement, dans le but de développer des systèmes plus économiques et non polluants. Les énergies solaires et éoliennes ont été étudiées, car chacune d’elle représente pour la Tunisie une source potentielle considerable et renouvelable."
La séminaire international organisé fin juin 2008 a mis l'accent sur: LE DESSALEMENT DES EAUX : percées technologiques et maîtrise des coûts.
Parmi les communications on peut relever celle de Mr Abdessalam KHASEN (ANME, Tunisie) qui a présenté l'utilisation des énergies renouvelables dans le dessalement des eaux en Tunisie.
A ce propos lire l'article sur les perspectives d'utlisation des énergies renouvelables sur le site du RIAED (Réseau international d'accès aux énergies durables).
16:15 Publié dans Agriculture, BIOTECHNO, Énergie, environnement, Ingénieurs, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Tunis, SONEDE, eaux, dessalement, desalination, énergies renouvelables
24.04.2008
Agriculture biologique en Tunisie, un bon démarrage à l'exportation
Lu sur African Manager du 21 avril 2008
"Une rencontre a été récemment consacrée, par le Cepex, à la culture biologique en Tunisie. A la surprise, même des journalistes présents, tout le monde constate, chiffres à l’appui, que ce genre de culture existait en Tunisie et avec des surfaces qui ne sont pas des moindre. L’évolution des superficies consacrées aux cultures biologiques par hectare, montre en effet que, même si elles n’évoluent pas au rythme grandissant de la demande des clients, notamment dans les pays européens, les superficies sont assez importantes. Avec presque 225 mille hectares, ce n’est pas peu pour un pays, plus connu pour l’huile d’olive qu’autre chose.
La Tunisie ne produit pas que de l’huile, mais de l’huile biologique aussi. Elle produit aussi des dattes et autres fruits et légumes biologiques. Les chiffres de cette production montrent une évolution notable. La production Bio est en effet passée de 9000 tonnes en 2002, à 120 mille tonnes quatre années seulement après. L’évolution la plus notable a été enregistrée dans la production des fruits et légumes qui sont passés de 1500 tonnes à plus de 65 mille tonnes.
La Tunisie produit et exporte. En millions de Dinars (MDT), ces exportations ont plus que triplé en cinq années et sont passées de 12 MDT à 57 MDT et se multiplient même par neuf en quantité, passant de 1000 à 9000 tonnes. La hausse la plus importante a été certainement enregistrée en matière d’huile d’olive biologique. Entre 2002 et 2007, les quantités exportées passent de 18 à plus de 6000 tonnes ou encore celles des dattes Bio, dont les exportations passent de 830 à presque 2300 tonnes.
Ces cultures sont en Tunisie, entourées d’une attention toute particulière. Un centre technique dédié à l’agriculture biologique, qui développe les techniques spécifiques à la production de la matière organique, à l’élevage des insectes utilisés dans la lutte biologique et aux équipements spécifiques à la transformation. Il participe aussi à l’homologation et à l’enregistrement des divers intrants Bio et la mise à jour de la liste de ces intrants autorisés. Il fournit aussi la formation adéquate. Cette production est donc certifiée. En amont, toute la filière agricole Bio, obéit à des cahiers de charges bien spécifiques.
Y a-t-il moyen de faire mieux ? Avec une valeur de 40 milliards d’euros, le marché mondial existe bien et il était en hausse de 43 % entre 2005 et 2006. Jusqu’ici les investissements dans ce type d’agriculture évolue lentement. Il était de 11,3 MDT en 2007, contre 2,5 MDT en 2001. Il se fait à plus de 45 % dans les plantes médicinales et les plantes aromatiques. Les légumes ne représentaient que 1 % et les huiles d’olives Bio occupaient la seconde place avec 35 % des investissements. Avec 43 % des investissements, la région de Kairouan (Centre de la Tunisie), semble être la région de prédilection, suivie de Tozeur dans le Sud Tunisien (16 % des investissements) et de Mahdia (Côte Est de la Tunisie) avec 14 % de ces investissements. La Tunisie a pourtant toute une politique d’incitation, financière même, pour ce genre d’investissement."
Législation TUNISIE - agriculture biologique
Instituto Mediterraneo di Certificazione
Un chercheur tunisien va industrialiser une nouvelle technique de micro irrigation
Le chercheur spécialisé en géophysique, se propose d’industrialiser et de commercialiser sa propre invention avec la perspective d’optimiser la gestion des ressources en eau. Le diffuseur enterré dont l’auteur est titulaire du brevet, est un système d’irrigation économique. Il consiste à mettre en place une tuyauterie souterraine, voire d’un réseau de diffuseurs en plastique enfouis à 70 cm de profondeur.
Ce procédé qui s’apparente à la technique de la goutte à goutte, permet une gestion optimale de l’eau d’irrigation et en dissuade l’évaporation. Ce système peut-être connecté au réseau de distribution de l’eau ou autres plans d’eau (lacs collinaires, barrages). Il est destiné à l’irrigation des cultures maraîchères, des plantes ornementales et de l’arboriculture fruitière.
14:40 Publié dans Agriculture, BIOTECHNO, Énergie, environnement, Science | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Agriculture, Exportation, tunisie, Bio, Biologique, recherche, olive
11.03.2008
La zone industrielle d'Enfidha
La Tunisie, afin de consolider son propre développement dans les domaines économique et social vise toujours plus à la
formation de figures professionnelles ayant les compétences demandées par le marché du travail, avec un effort d’investissement dans le secteur de l’instruction qui est environ égal à 7% du PIB national.
En particulier, le secteur de la formation professionnelle est caractérisé par la présence sur le territoire d’environ 127 centres publics où la formation reçue permet d’acquérir des compétences et des qualifications dans plus de 219 spécialités de différents secteurs.
Afin d’adapter au mieux les programmes, les fédérations professionnelles sont généralement impliquées pour définir leurs besoins, et de plus, la législation et la réglementation encouragent la formation continue à l’intérieur des entreprises.
Dans la région de Sousse il est possible de cibler et d’encourager la formation auprès des excellentes écoles professionnelles présentes en instituant des cours dans de nouvelles disciplines en fonction des exigences du marché.
Les écoles tunisiennes introduisent sur le marché du travail un grand nombre de jeunes diplômés ayant des qualifications très marquées des domaines techniques.
57,2% des nouveaux candidats au travail ont un niveau universitaire et professionnel.
Le système de formation produit actuellement 14.000 techniciens et environ 35.000 titulaires d’une maîtrise par an dont 1.800 ingénieurs. L’objectif, à court terme est d’atteindre 2.600 ingénieurs par an dans les spécialités techniques d’avant-garde et les technologies les plus demandées sur les marches nationaux et internationaux.
La création de nombreux Parcs Technologiques, comme le technopôle de Sousse, augmentera la synergie entre l’école,
le travail et la recherche, avec une retombée importante sur le plan formatif et sur le développement de la compétitivité de tout le pays.
LA DIET À ENFIDAH
Enfidha fait partie du Gouvernement de Sousse. C’est un centre intermédiaire (50.000 habitants) à tradition agricole, situé au Sud de Tunis, dans une position géographique favorable, à 7 kilomètres de la mer, le long de la côte entre Hammamet et Sousse.
L’installation industrielle de Enfidha s’ajoute au système côtier de zones industrielles, actuellement constitué par une
dizaine d’installations de moyennes dimensions.
Enfidha est reliée à la capitale et au reste du pays grâce aux plus importantes connexions et infrastructures existantes de bon niveau Elle n’est pas loin de l’autoroute Tunis – Sousse à 35 Km du port commercial de Sousse et à proximité du nouvel aéroport international.
Le lieu destiné à l’installation industrielle est donc stratégique pour les infrastructures, les transports et les pôles d’échange : à 100 Km de Tunis, à 35 Km de Sousse (deuxième port de la Tunisie pour volume de marchandises transportées); la zone est à considérer de haute valeur logistique.
La finalité du projet est de réaliser un district industriel orienté vers l’installation d’entreprises internationales travaillant en particulier dans le secteur de production de moules, d’usinage du plastique, des composants électroniques, de l’agro-industrie, de
l’agro-mécanique et de la mécanique légère.
Le premier lot urbanisé a été réalisé selon les meilleurs standards européens et toute l’aire sera équipée de tous les services technologiques de pointe:
Fibres optiques pour connections rapides
Épuration des eaux d’égout
Présence constante d’énergie,d’eau et de gaz
Éclairage public, aires de stationnements et trottoirs
Il y a également la possibilité d’avoir :
Grande flexibilité de morcellement des lots suivant les besoins
Disponibilité immédiate des lots et des bâtiments industriels
Possibilité des bâtiments industriels “clés en main” avec solutions personnalisées
Enfin, le centre directionnel de la ZI Enfidha, accueille toutes les structures et les bureaux de support aux activités de production qui y prendront place, et il offrira des espaces également à disposition pour la restauration et les loisirs : Banque, Bureau Postal, Bureau de douane, Bureaux de consulting, Salle de sémiaires, Services comptables, Services Transitaires, Restaurant, Service médical, Interprétariat, Transporteurs et tous les autres services pour les activités industrielles.
14:05 Publié dans aéroport, BIOTECHNO, Énergie, environnement, formation, Ingénieurs, Multinationales, OFFshoring, RÉGIONS, Tecnopoles, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DIET, Enfidha, tunisie, Tunis, Sousse
13.11.2007
Energie solaire et financement en Tunisie
Le nouveau mécanisme de financement de l’énergie solaire
SOURCE: BTPNet Najoua Hizaoui
La Tunisie est un pays qui bénéficie de conditions climatiques favorables à l’utilisation de l’énergie solaire avec des périodes d’ensoleillement dépassant les 3000 heures par an d'où l'importance des chauffe-eau solaires dont l'utilisation permet d’économiser un grand pourcentage des dépenses relatives à l’utilisation de l’énergie pour
chauffer l’eau sanitaire.
Le secteur tertiaire est le deuxième secteur visé par le mécanisme de promotion des chauffe-eau solaires (CES) pour des utilisations collectives.
Ce secteur est fortement dominé par les hôtels, les hammams et les foyers universitaires.
Le Programme "PROSOL" (mécanisme de financement destiné à la promotion de l'utilisation des énergies renouvelables à travers le développement de la filière chauffe-eau solaire) a été mis en place par le gouvernement tunisien. Le secteur tertiaire représente une cible privilégiée du programme «PROSOL collectif». Ce programme a été mis en place à la suite de la réussite du « PROSOL Résidentiel » .
Un atelier de travail sur la maîtrise de l'énergie" a été organisé par l'agence nationale de maîtrise de l'énergie (ANME),, vendredi dernier, au palais des expositions du Kram, en marge du 1er forum international de l'investissement et de l'emploi dans le domaine de l'environnement "Green Ifriqiya 2007".
Cet atelier a été l'occasion de présenter le contexte énergétique tunisien, caractérisé notamment par une hausse vertigineuse des cours du pétrole et une progression de la demande intérieure en énergie, outre les potentialités et les enjeux de la maîtrise de l'énergie.
Au cours de son intervention sur la situation et les perspectives de la maîtrise de l'énergie en Tunisie, M.Benaissa Ayadi, directeur général de l'ANME a mis l'accent sur l'importance de l'efficacité énergétique qui constitue, a-t-il indiqué, le vrai potentiel devant permettre à la Tunisie de réduire son déficit énergétique
"Le financement du nouveau mécanisme est évalué à 2 millions de dinars, attribués par le ministère de l’enseignement italien de l’environnement et dont la gestion est confiée à l’ANME
- Le financement permettra de réaliser 16 mille m2 durant la période de mise en place du PROSOL collectif, étalée sur trois ans (2007-2008-2009)
Un diagnostic sommaire de la situation du solaire thermique dans le secteur tertiaire a confirmé que le taux de 20% accordé par le Fonds national pour la maîtrise de l’énergie est insuffisant pour infléchir la décision en faveur d’une installation collective de chauffe-eau solaires. D’où la nécessité d’augmenter le taux de subvention pour dynamiser cette niche.
Une recherche de financement a été lancée particulièrement avec le ministère italien de l’environnement à travers le programme « MEDREC », une convention de financement a été signée en 2006 pour promouvoir un mécanisme de financement approprié.
Par ailleurs, un diagnostic technique des chauffe-eau solaires installés dans le cadre du projet GEF, engagé par le programme des Nations Unies pour l’Environnement, a permis d’identifier les barrières techniques et de concevoir les éléments du mécanisme proposé.
La proposition du mécanisme de financement élaborée conjointement par la PNUE et l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), consiste à accorder une subvention à hauteur de 50% du coût des études avec un plafond de cinq mille dinars sur les ressources des fonds italiens à travers la PNUE, une subvention de 20% du coût de l’investissement avec un plafond de 100DT/m2 sur les ressources du FNME, une surprime de 10% avec un plafond de 50DT /m2 sur les ressources des fonds italiens à travers le PNUE, une subvention globale de 5% au coût de l’investissement pour la bonification des frais de la maintenance sur 4 ans au-delà de l’année de garantie et une bonification de deux points d’intérêt sur les crédits octroyés par les banques commerciales au profit des hôteliers.
Le financement du mécanisme est évalué à 1,130 million d’euros, soit environ 2 millions de dinars, financés par le ministère italien de l’environnement et dont la gestion est confiée à l’ANME. Ce financement permettra de réaliser environ 16.000m2 durant la période du projet, étalée sur trois ans 2007-2008-2009, soit le lancement du mécanisme en 2007, la réalisation de 6000m2 en 2008 et de 10000m2 en 2009.
A l’instar du PROSOL et dans le but de garantir la qualité des équipements et des prestations de services, l’ANME, en concertation avec les professionnels (chambres syndicales nationales des énergies renouvelables, des entreprises d’installation et des bureaux d’études et de conseils), a fixé des critères d’éligibilité pour les prescripteurs, les contrôleurs techniques, les installateurs, les produits.
Zones cibles
Le secteur hôtelier, considéré comme le secteur le mieux structuré et par conséquent le plus prometteur, est visé en priorité par le mécanisme Prosol collectif.
Les priorités à l’intérieur de ce secteur sont établies en fonction du type d’énergie disponible dans la zone en question et de la catégorie de l’unité. Les catégories de 3 étoiles et plus, dont la consommation
d’eau chaude sanitaire représente plus de 35% de la consommation d’énergie, sont visées par le programme.
La répartition se présente comme suit :
-Les zones non desservies par le gaz naturel et dont la connexion n’est pas prévue à court terme : Gafsa-Tozeur, Sbeitla-Kasserine et Tabarka-Ain Draham. 50 unités hôtelières avec une surface de capteurs solaires à installer d’environ 6000m2, constituent la première priorité du PROSOL collectif.
-Les zones non desservies par le gaz naturel et dont la connexion est prévue à court terme à savoir Djerba-Zarzis: 80 unités hôtelières avec une surface de capteurs solaires à installer d’environ 19000m2, constituent la deuxième priorité du mécanisme.
-Pour les zones desservies par le gaz naturel, le nombre d’unités hôtelières est de 292 et la surface de capteurs solaires à installer est de près de 64000m2.
Parallèlement, un programme de formation a été réalisé par l’ANME avec la collaboration de la GTZ, destiné aux groupes des bureaux d’étude et de contrôle technique et de la chambre syndicale des bureaux d’études, des groupes de petits installateurs en collaboration avec la chambre syndicale des énergies renouvelables, des groupes des entreprises d’installation avec la chambre syndicale des énergies des entreprises du chaud et du froid, des groupes d’exploitants parmi les hôtels intéressés en collaboration avec la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie.
Un programme de coaching a été lancé par l’ANME avec l’appui de la GTZ pour élaborer les trois cahiers des charges, un guide de choix et les termes de référence des études. Idem, une expertise financée par le PNUE a été engagée pour concevoir un manuel des procédures pour le PROSOL tertiaire.
Le PNUE a financé, également, un programme de sensibilisation, de communication, d’analyse du marché, de marketing, de réalisation et de conception de supports de communication, lancé récemment afin d’inciter à l’utilisation des chauffe eau solaires au profit du secteur tertiaire."
11:00 Publié dans BIOTECHNO, Énergie, environnement, SALONS PROFESSIONNELS, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Kram, Green Ifryqia, Tunis, tunisie, solaire, environnement, climat
01.09.2007
Rappel du SALON Green Yfriqiya
Le 23 juin dernier, j'annonçais dans ces notes l'ouverture de ce salon sur l'environnement et ma note était en anglais. Pour ceux qui auraient eu quelques difficultés à tout saisir ou pour ceux et celles qui se l'ont pas vue et qui ne sont pas au courant de cette manifestation, fort importante car dans l'air du temps, voici quelques renseignements en français:
Green Ifriqiya 2007 vise à développer les opportunités de partenariat privé-privé et public-privé dans le domaine de l’environnement ; à offrir aux entreprises et acteurs économiques africains l’opportunité d’accéder aux meilleures technologies et nouveautés internationales en matière de gestion environnementale et à contribuer au développement des marchés de l’environnement en Afrique.
Green Ifriqiya 2007 cible les marchés africains à travers le site Tunisie, en tant que plateforme de développement des affaires et des services environnementaux aux niveaux régional et continental.
Green Ifriqiya 2007 aura lieu du 9 au 11 Novembre 2007 au palais des expositions du Kram – Palexpo, Tunis – Tunisie.
Lu dans LA Presse de Tunisie sous la plume de Saoussen BOULEKBACHE
" L’objectif étant de drainer les investissements directs étrangers dans le domaine de l’environnement et de développer les opportunités de partenariat inter-entreprises sur le plan de l’environnement. Autre objectif : développer les opportunités de création d’emplois dans les diverses activités environnementales. Aussi, ce forum offrira-t-il aux entreprises l’opportunité d’accéder aux meilleures technologies et nouveautés internationales en matière de gestion environnementale pour l’amélioration de leur compétitivité.
A travers l’événement Green Ifriqiya 2007, les organisateurs cherchent à faire valoir «les acquis et les avantages comparatifs de la Tunisie», notamment sa grande expérience et son savoir-faire confirmés en matière d’expertise et d’industrie environnementales, des avantages comparatifs incontestés, notamment en ce qui concerne la disponibilité et la qualité des infrastructures (transport et télécommunication, nouvelles technologies de l’information), la qualité de sa main-d’œuvre, la stabilité politique et sociale, les performances économiques et financières et le climat des affaires en général, la position géographique privilégiée et les liens historiques et culturels entre deux continents, l’Afrique et l’Europe.
Le forum cible des secteurs dits stratégiques pour l’économie nationale parmi lesquels on peut citer l’assainissement des eaux usées, la récupération de déchets recyclables non dangereux, l’enlèvement et le traitement des déchets ménagers et assimilés, le traitement et l’élimination des déchets dangereux et spéciaux, l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, l’économie et la gestion de l’eau, la protection et la conservation des ressources naturelles, l’éco-tourisme, la géomatique et les analyses, essais et inspections techniques. "
16:35 Publié dans BIOTECHNO, environnement, Europe, Export, Import, Industrie, Investissements, OFFshoring, SALONS PROFESSIONNELS, Science, Urbanisme, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : green IfriquYia, Environnement, Allemagne, coopération, GTZ, Tunis, Kram
02.06.2007
Naturexpo 2007 en Tunisie-17-20 octobre
Salon International des Energies, de l'Environnement, des Produits Biologiques et de la Santé - < NATUREXPO 2007 >
17 - 20 Octobre Centre des Foires et Expositions la Charguia
Le Salon International des Energies, de l'Environnement, des Produits Biologiques et de la Santé NATUREXPO 2007 aura lieu du 17 au 20 Octobre 2007 au Centre International des Foires et Expositions, La Charguia Tunis (Tunisie).
Ce rendez - vous international ambitionne de réunir tous les producteurs et les prestataires de services opérant dans le secteur qui est en perpétuelle évolution en Tunisie et dans le monde.
En effet, les Energies, l'environnement, les produits biologiques et de la santé et tous ceux qui contribuent à améliorer notre utilisation de la nature sont désormais les vedettes des échanges dans le monde.
NATUREXPO 2007 sera un lieu de rencontres unique en son genre pour tous les professionnels du domaine afin de découvrir les dernières nouveautés au monde , contacter de futurs partenaires, échanger les expériences et exhiber les nouveaux produits..
Nous contacter en avant-première
09:00 Publié dans BIOTECHNO, environnement, Europe, Investissements, NEWS, SALONS PROFESSIONNELS, Santé, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nature, Environnement, Vert, Salon, Tunisie, Energies, renouvelable
31.05.2007
Colloque international sur le Mécanisme du développement propre (MDP)
Source La Presse
Les entreprises allemandes intéressées par le développement de l’énergie propre en Tunisie
Les ministères de l’Environnement et de l’Industrie ont organisé en mars à Tunis, en collaboration avec le ministère allemand de l’Environnement, un colloque international sur le thème: «Le mécanisme de développement propre (MDP) : appui à la maîtrise de l’énergie, à la promotion des écosystèmes et à l’adaptation aux changements climatiques».
Ce colloque avait pour objectif d’échanger les expertises et d’identifier des opportunités de partenariat dans le domaine du développement propre et de réfléchir sur les mécanismes à mettre en place pour faire face aux effets néfastes des changements climatiques.
Intervenant, M. Nadhir Hamada, ministre de l’Environnement et du Développement durable, a fait remarquer que les constats récents montrent que les progrès socioéconomiques que la Tunisie a réalisés sont frustrants. Car, a-t-il dit, au lieu d’être appuyés pour préserver et renforcer ces acquis, ils ont été désavantagés par un rétrécissement de l’appui financier apporté par les partenaires de la Tunisie et le remplacement de cette aide par des crédits commerciaux.
Il a formulé le souhait de voir se renforcer la coopération bilatérale, régionale et multilatérale en matière de protection de l’environnement, qualifiant le recyclage de la dette ou celui de ses intérêts dans des programmes à vocation écologique de «voie» qui mérite une attention particulière de la part des partenaires de la Tunisie.
La protection de l’environnement, un moteur du développement
Le ministre a souligné l’engagement de l’Etat sur la voie de la protection de l’environnement, indiquant que pour la Tunisie, l’environnement n’est jamais un frein au développement dans la mesure où les deux aspects vont de concert dans le cadre des plans de développement.
Il a rappelé dans ce cadre l’action de la Coopération technique allemande qui a participé entre autres à la réalisation d’un projet pluridisciplinaire de grande envergure, en l’occurrence le programme de protection de l’environnement (PPE) qui a été initié depuis 2005 et qui englobe, notamment, la communication environnementale, la décentralisation et l’approche participative, la lutte contre la pollution industrielle et la gestion des déchets ainsi que la mise à niveau environnementale.
M. Sigmar Gabriel, ministre fédéral allemand du Développement durable, a indiqué que la coopération tuniso-allemande dans le domaine de l’environnement et du développement durable a franchi des pas importants, soulignant que les entreprises allemandes sont intéressées par le développement de l’énergie propre en Tunisie et qu’elles peuvent, dans le cadre du partenariat, assister à la réalisation des 60 projets du MDP qui sont en cours de réalisation en Tunisie.
Partenariat pour relever un défi universel
Le ministre allemand a exprimé la volonté de son pays de poursuivre le partenariat avec la Tunisie non seulement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi pour réussir l’adaptation au changement climatique, la protection des zones forestières, la promotion des énergies renouvelables et le transfert des technologies de l’environnement à d’autres pays en voie de développement.
De son côté, M. Afif Chelbi, ministre de l’Industrie, de l’Energie et des PME, a indiqué que la Tunisie aspire à renforcer le rôle du secteur de l’énergie dans la croissance à travers l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Le pays compte, à cet effet, promouvoir la coopération avec les pays européens, en général, et l’Allemagne, en particulier, dans le domaine des mécanismes du développement propre (MDP), a-t-il soutenu.
La Tunisie a réussi à réduire l’intensité énergétique de 1% par an durant la dernière décennie, et à découpler la croissance économique de la consommation d’énergie, a ajouté le ministre.
Les projets MDP de maîtrise de l’énergie doivent s’inscrire, selon le ministre de l’Industrie, dans une logique de partenariat Nord-Sud, gagnant-gagnant, dans la mesure où ces projets permettent à la fois la contribution au développement durable des pays en développement et le respect des engagements de limitation des gaz à effet de serre des pays développés.
Il y a lieu de rappeler que le protocole de Kyoto a instauré des engagements de réduction des émissions pour les pays industrialisés et a donné aussi une valeur économique à la tonne carbone non émise dans l’atmosphère, ce qui favorise une solidarité inter-pays et un partenariat pour relever un défi universel: aider la planète Terre à survivre décemment.
09:45 Publié dans BIOTECHNO, Europe, Investissements, SALONS PROFESSIONNELS, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, Allemagne, partenariat, Tunisie, Planète, vert
15.05.2007
La Biotechnologie en Tunisie
Source Société de développement et d'investissement du CAP-BON
La maîtrise du savoir et de la technologie est devenue un facteur essentiel du développement économique et social . La Tunisie est déterminée à réunir les conditions nécessaires afin de concrétiser une interaction fructueuse avec les nouvelles mutations technologiques et d’exploiter les opportunités offertes .
A cet effet, elle s’attelle à consolider l’investissement dans le savoir et la R& D afin de relever les défis imposés par ces mutation et de consolider l’innovation et la créativité .
La Tunisie est parvenue à réaliser des acquis importants sur tous les plans économique, social scientifique … .
Elle a suscité pour cela l’intérêt et la considération internationaux. En effet grâce à la stabilité politique qui caractérise le pays, la Tunisie a pu accomplir des pas sûrs et considérables sur la voie de l’ouverture de son économie .
La recherche est l’un des principaux piliers de la politique Tunisienne, avec l’objectif de 1% du PIB dépensé en 2004. Le budget de la recherche est passé de 90 Millions d’Euros en 2000, à 114 en 2001 et 122 en 2002 signalant ainsi l’importance extrême qu’accorde la Tunisie à la recherche .
La Tunisie dispose d’un réseau de recherche appréciable à travers les 7 universités et les 30 établissements publics de recherche dépendant des divers ministères en particulier de la recherche (8), de l’agriculture (4) et la santé (5).
Actuellement, on compte 395 unités de recherche dont 11 unités spécialisés et 109 laboratoires de recherche reconnus par le ministère de la recherche avec une augmentation de 22% par an de ces structures. Elles regroupent 9151 chercheurs et enseignants chercheurs.
La biotechnologie occupe une place importante dans les pays développés. Cette importance lui est allouée vu ses apports dans plusieurs domaines dont les plus importants sont ceux de l’agriculture, l’industrie et la santé, de ce fait la nécessité pour les pays en voie de développement de se doter des moyens nécessaires leur permettant de maîtriser cette nouvelle technologie, devient de en plus urgente. La Tunisie est l’un des pays émergents qui avait placé les biotechnologies dans la devance de ses préoccupations en mettant en œuvre un plan Biotechnologie qui s’est concrétisé essentiellement par la création du CBS (Centre de biotechnologie de Sfax).
News: Le CanadienVIROPRO ET la joint-venture Tuniso-canadienne BIOCHALLENGE (in english)![]()
23:00 Publié dans BIOTECHNO, Export, Finance, Industrie, Investissements, Science, Tecnopoles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Génériques, Biochallenge, Viropro, Canada, Tunisie, investissements, Biotechnologie











