28.02.2009

GAZ ET PETROLE EN TUNISIE: DEPENDANCE ENERGETIQUE

Excellent article de Business news du 24 Février


La Tunisie est tributaire à 65% de l’étranger pour ses besoins en hydrocarbures. Le marché local est alimenté à hauteur de 35% par la STIR, la société tunisienne des industries de raffinage et de 65% par les importations. En vue d’inverser la tendance, une stratégie nationale est adoptée. Les pouvoirs publics ont décidé de prospecter encore plus. Si le coût est important et l’investissement lourd, l’exploration du sous-sol à plus de 4000 mètres de profondeur est jugée assez satisfaisante pour approvisionner le marché national et dégager des excédents. Dans ces programmes de maîtrise de l’énergie, le gouvernement tunisien est parvenu à stabiliser la consommation des produits pétroliers au profit du développement de la distribution du gaz naturel. Le gaz prend ainsi des proportions intéressantes.

La Tunisie a connu pendant une dizaine d’années, un déficit énergétique. Elle connaîtra au cours de l’année 2009, un solde positif de l’ordre de 0,6 Millions de tonnes équivalent pétrole (MTEP), selon les statistiques présentées à la table ronde organisée vendredi 20 février 2009 par le Forum international de Réalités en partenariat avec Oilibya.
Les investissements dans le domaine de l’exploration et du développement du secteur pétrolier et gazier ont été quintuplés au cours de la période 2005-2008, passant de 500 MD à 2700 MD. Le nombre des puits forés s’élève actuellement à 38 puits de développement contre 14 puits en 2005. Une vingtaine de nouvelles découvertes ont été réalisées au cours de cette même période. Avant, les forages se limitaient à quelques centaines de mètres. Maintenant, on creuse de plus en plus en profondeur.
Les efforts de prospection devraient être accompagnés, parallèlement, par la mise en place d’une stratégie appropriée d’approvisionnement axée sur le stockage des réserves énergétiques et une meilleure régulation du niveau de la production.

 

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27.02.2009

Le e-commerce pour booster les exportations

Article paru sur Tunisia IT 
24 FEVRIER
«La modernisation du commerce et le commerce électronique au service de l’export », tel est le thème d’un séminaire organisé ce mardi à Tunis, à l’initiative de la chambre du commerce et de l’industrie (CCI) de Tunis avec le concours de l’Union régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat de Tunis. Une rencontre ayant pour objectif l’évaluation du taux d’avancement de la mise à niveau du secteur du commerce.

Ouvrant le séminaire, M. Ridha Touiti, ministre du Commerce et de l’artisanat a mis en exergue la complémentarité entre le commerce intérieur et l’exportation et insisté sur la nécessité de transcender la dichotomie artificielle entre ces deux activités.

En ce qui concerne le commerce électronique, il a rappelé que cette activité est régie par une législation et mis en exergue le rôle de ce type de commerce dans la dynamisation des transactions et leur accroissement sur des bases solides et saines.

Il a fait remarquer que dans le but d’inciter les entreprises à adhérer à la nouvelle économie et à enraciner la culture numérique, le programme national d’encouragement du commerce électronique s’appuiera principalement sur le développement des échanges électroniques sur le marché intérieur en plus de la création de sites marchands et de les généraliser dans les grands espaces commerciaux.

Il s’agit également d’instituer des incitations financières et organisationnelles pour intensifier les échanges commerciaux électroniques et de lancer un système d’assurance des opérations financières en ligne.

Il a déclaré que son ministère a pris l’initiative de créer une pépinière de projets de services électroniques et d’encourager les diplômés du supérieur à créer de nouvelles entreprises innovantes dans le domaine du commerce électronique.

Le ministre a évoqué les exportations et les exigences et spécificités du contexte économique international actuel. Il a mis en exergue les différents programmes et mécanismes créés pour promouvoir ce secteur et développer l’exportation.

Au programme de ce séminaire, figurent des communications sur la présentation du programme de modernisation du commerce en général et du commerce électronique en particulier, outre, de la présentation d’expertises de certaines entreprises tunisiennes dans le domaine du commerce électronique.

26.02.2009

VALE investissement en Tunisie, les relations Tuniso Brésiliennes

vale.png

 

En 2008, les exportations tunisiennes en direction du Brésil ont atteint les 216 millions de $, enregistrant une hausse de 78,8% par rapport à 2007 où elles n’avaient pas dépassé les 121 millions de $. Dans le même temps, les exportations brésiliennes vers la Tunisie augmentaient de 30.7% avec 221 millions de $ et devançant de loin les réalisations de l’année 2007 au cours de laquelle, elles n’ont pas dépassé les 169 millions de $. Ces réalisations donnent une balance commerciale excédentaire de 5 millions de $ à l’avantage du Brésil par rapport à l’année précédente où elle était de 48 millions de $. Tunis se rattrape.

  • Les experts internationaux estiment que le Brésil sera l’une des plus grandes puissances du 21ème siècle a déclaré M. Hédi Djilani, président de l’UTICA dans son allocution lors de la Journée de partenariat tuniso-brésilien qui a eu lieu jeudi 29 janvier 2009 au siège de l’Union tunisienne de l’Industrie et du Commerce «Le Brésil représente pour nous un modèle de réussite...», a ajouté le président du patronat tunisien, d’où l’importance de lui accorder plus d’importance en tant que partenaire économique privilégié. D’autant plus que les alliances desquelles fait partie le Brésil, le MERCOSUR*, l’IBSA*, le BRIC* font que ce pays pèse lourd sur l’échiquier économique international.

    M. Afif Chelbi, ministre de l’Industrie, de l’Energie et des PME, a, pour sa part, insisté sur la qualité du climat des affaires en Tunisie favorisé par la sécurité, la stabilité et la paix sociale. Privilégié également par l’ouverture du pays sur son environnement économique régional et international. Sans oublier la promulgation d’un ensemble de réglementations dont le but et de faciliter la vie des entreprises qui investissement en Tunisie tels une législation pour la protection de la propriété industrielle, le libre transfert des bénéfices des capitaux investis et des procédures administratives rapides et simplifiées ainsi qu’un cadre fiscal incitatif.

    Pour la Tunisie, a précisé le ministre, le Brésil constitue un point de rencontre privilégié au cœur de l’Amérique latine, d’autant plus qu’il assure un rôle très important dans les négociations commerciales à l’OMC. La Tunisie a exporté pour prés de 600 millions de $ au Brésil en 2008. Les engrais représentent près de 60% de la totalité de ces exportations.

    «Sra Ouertane» «brésilienne» ?

    La Tunisie se plaçait en 2008 au 80ème rang des pays importateurs du Brésil, ses importations se composaient essentiellement de produits manufacturés à 79% et à 20,9% de matières premières. Pour Sem Miguel Jorge, ministre brésilien du commerce et de l’Industrie, les possibilités d’élargir la gamme des produits exportables est grande puisque le Brésil est un pays exportateur en huiles de pétrole, de minéraux bitumineux, de coton, d’équipements électriques, de Véhicules de transport de pièces détachées et automobiles équipements de télécommunication, machines et équipements médicaments textiles cuir et peaux papier.

    La Tunisie, pour sa part, qui avait progressé de cinq places par rapport à 2007 en tant que pays exportateur vers le Brésil, exporte 92.2% de produits manufacturés et 7.1% de matières premières ce qui représente par rapport à 2007 une hausse de 84% pour les produits industrialisées et de 30,4% pour les matières premières.

    Mais plus important encore. Le Brésil est un soumissionnaire sérieux pour l’appel d’offres concernant la mine de phosphates de Sra Ouertane, par le biais du géant minier «Compania Vale do Rio Dolce». Si cette compagnie remporte l’appel d’offres, cela se traduira pour la Tunisie en la création de milliers de postes d’emplois dans une aussi défavorisée que celle du Kef et en une source d’approvisionnement importante de phosphates pour le pays le plus industrialisé d'Amérique latine.

    Le gisement, comme cité précédemment sur le webmanagercenter, dont les réserves sont estimées à 10 milliards de tonnes aura une capacité de production annuelle de 20 millions de tonnes. Le ministre brésilien du Développement, de l’Industrie et du Commerce extérieur a affirmé à l’issue de sa rencontre avec le premier ministre tunisien que plusieurs entreprises brésiliennes ont exprimé leurs intérêts d'investir en Tunisie, dont, évidemment le groupe minier brésilien "LA VALE", cité plus haut et qui représente l'une des plus importantes entreprises brésiliennes spécialisée dans l'extraction minière.

    Il a rappelé, dans la conférence de presse organisée en marge de la journée de partenariat, que près de 12 millions de Brésiliens sont d’origine arabe et que quatre ministres du gouvernement actuel le sont également, ce qui dénote de l’importance du lobby arabe au Brésil. Il a affirmé la volonté de son pays de développer ses relations économiques avec les pays de la région dans des secteurs telle l’agriculture et l’énergie et à les faire bénéficier des expertises brésiliennes.

    « Nous allons veiller à développer les échanges commerciaux à travers le développement de lignes aériennes directes entre le Brésil et les pays africains. Nous en avons parlé avec le gouvernement brésilien, avec le gouvernement tunisien également et d’autres pays du Maghreb et d’Afrique, nous pensons pouvoir développer des lignes aériennes directes sur l’Afrique et lsur es pays maghrébins», a-t-il affirmé.

    La délégation brésilienne, qui comprend plus d’une centaine de participants entre opérateurs et représentants d’institutions économiques du gouvernement brésilien, est arrivée en Tunisie dans le cadre d’une mission itinérante en Afrique du Nord. La Tunisie en est une parallèlement à l’Algérie, au Maroc et à la Libye.

  • * Mercosur : Regroupement économique dont les membres sont : le Brésil, l'Argentine, le Paraguay, et l'Uruguay * IBSA : le Brésil, l'Inde et l'Afrique du Sud * Le BRIC : Le Brésil, l'Inde, la Russie et la Chine.
  • Source Webmanagercenter

25.02.2009

La nouvelle donne du tourisme tunisien

ON NE PEUT QUE SE REJOUIR DES MESURES PRISES

 

Tunisie - Tourisme : Une stratégie globale



Source WEBMANAGERCENTER

En fait, pour 2009 et les années suivantes, c’est toute une stratégie nouvelle:

LE TOURISME RESIDENTIEL

Il s’agit de l’aménagement par l’Etat de zones spéciales confiées aux promoteurs privés en vue d’y construire des résidences et de les vendre aux étrangers. ce type d’hébergement, dit tourisme résidentiel, répond à des besoins certains : la diversification des genres d’hébergement, consolidation des recettes touristiques, augmentation des réserves bancaires en devises, création de postes d’emploi supplémentaires, attraction de nouvelles clientèles pour les établissements de thermalisme, la limitation de la saisonnalité du secteur, sachant que ce type de tourisme est à l’abri de toutes sortes de mutations ou de perturbations au niveau mondial.

Par ailleurs, la Tunisie jouit d’une stabilité politique et sociale certaine qui lui a valu d’être une destination importante dans l’espace euro-méditerranéen drainant bon an mal an quelque 6,5 millions de visiteurs représentant une bonne quarantaine de pays. De plus, la Tunisie jouit d’un climat modéré et d’une position géographique distinguée pour être proche de nombre de pays européens.


Par ailleurs, la Tunisie jouit d’une stabilité politique et sociale certaine qui lui a valu d’être une destination importante dans l’espace euro-méditerranéen drainant bon an mal an quelque 6,5 millions de visiteurs représentant une bonne quarantaine de pays. De plus, la Tunisie jouit d’un climat modéré et d’une position géographique distinguée pour être proche de nombre de pays européens.


LE TOURISME DE CROISIERES

Le développement du tourisme de croisières est dicté par la dynamique que connaît la région de l’ouest de la Méditerranée et qui est estimée à 10 millions de touristes en 2005 pour atteindre les 16 millions en 2010. De cette dynamique, la Tunisie peut tirer un profit certain grâce à ses 1.300 km de côtes, pour sa position stratégique dans le bassin méditerranéen, pour son climat et pour son héritage civilisationnel et culturel. Durant les neuf premiers mois de l’année 2008, le nombre de touristes de croisières a atteint près de 567 mille personnes.

 

LE THERMALISMPE

 

Les cures thermales jouent un rôle non négligeable en Tunisie qui compte 44 centres en exploitation, 9 centres en cours de réalisation et 6 autres à l’étude. En 2007, la Tunisie a enregistré, pour ces mêmes soins, plus de 152 mille visiteurs dont 80% sont des Européens. Un plan de suivi de ce produit est mis en place en vue d’un développement durable et la préservation de l’environnement.



LE GOLF

L’importance du tourisme de Golf tient en ceci qu’il existe dans le monde 60 millions de joueurs, dont 6 en Europe, sachant que c’est une catégorie à fort pouvoir d’achat, que le Golf draine une haute valeur ajoutée et qu’il contribue à prolonger la saison touristique.

Sur instructions du président de la République, une étude de développement du tourisme de Golf est en passe d’être élaborée par les soins de spécialistes tunisiens et étrangers. Après l’identification de nombre de nouvelles zones appropriées au Golf, le ministère œuvre à l’incitation des investisseurs à adopter ce produit en mettant à leur disposition toute une somme d’encouragements.


LE TOURISME CULTUREL


En application des instruction présidentielles énoncées lors d’un conseil ministériel tenu le 26 mai 1999, une stratégie nationale de développement et de promotion du tourisme culturel a été mise en œuvre et comprend le programme suivant :

· plan d’aménagement des musées du Bardo, de Sousse et de Djerba ;

· plan de maintenance des sites et monuments anciens ;

· poursuite du plan de maintenance et de restructuration des palais sahraouis ;

· dynamisation des plus importants monuments archéologiques ;

· réactualisation des programmes de formation des guides et informateurs en matière de muséologie et des sites culturels, avec le perfectionnement en langues vivantes ;

· amélioration des conditions d’accueil, d’animation et de l’éclairage artistique dans les importants sites archéologiques ;

· incitation à la création d’une chaîne d’hôtels de charme à capacité d’accueil limitée mais de services de qualité, et de résidences touristiques rurales dans le sillage des sites naturels et archéologiques ;

· et création de festivals internationaux pour l’animation desdits sites.

24.02.2009

Premier atelier tunisien pour Mecahers

source African Manager et la Dépècche Fr

 

aerolia.png"Patrick Razat, le jeune patron de Mecahers, sous-traitant de rang 1 d'Aerolia installé en banlieue toulousaine à Launaguet, vient d’ouvrir son premier atelier en Tunisie, dans le sillon de son donneur d’ordre Aerolia. Spécialisée dans la mécanique de précision, la PME de 250 salariés qui a grandi après plusieurs opérations de croissance externe a même créé une société fin 2008 pour sa nouvelle implantation tunisienne. Baptisée TMIS pour Team Manufecturing Industry and Service, elle est contrôlée à 80 % par Mecahers et à 20 % par Sotip, une autre société toulousaine. Leurs deux activités complémentaires, mécanique, tôlerie et chaudronnerie comptaient parmi les compétences nécessaires au projet Aerolia.

La nouvelle société se concentrera sur l'assemblage de meubles électriques, grande spécialité de Mécahers, et sur les sous-ensembles d'aérostructures. Dans un premier temps, la PME a investi dans un atelier de mécanique de 1 600 m2 et démarre ses activités avec une équipe de quinze salariés. Mais d'ici 2012, l'objectif est de faire monter en puissance ce site pour atteindre 300 emplois. Pour financer cette implantation Mecahers a levé l'an dernier 5 millions d’euros, notamment auprès du fonds d'investissement Aerofund."

 

N'oublions pas qu'en janvier Aerolia avait confirmé son intention de s'installer en Tunisie

"Aerolia ouvrira cette année une usine “low cost” à Tunis, a confirmé mardi la nouvelle filiale d’EADS qui regroupe depuis le 1er janvier les anciennes usines Airbus de Méaulte (Somme), Saint-Nazaire-Ville (Loire-Atlantique) et les bureaux d’études de Toulouse.

Ce projet inquiète les syndicats, qui redoutent à terme des suppressions d’emplois au détriment des sites français.

“Notre objectif est de créer un système industriel complet, dans lequel tous les sites sont complémentaires et non concurrents les uns des autres”, s’est défendu Christian Cornille, nouveau président d’Aerolia, lors d’une conférence de presse à Saint-Nazaire. “C’est d’ailleurs pourquoi nous avons créé une filiale en Tunisie, et non pas fait appel à la sous-traitance”.

La filiale tunisienne emploiera 700 salariés à l’horizon 2014, a dit Christian Cornille. Elle sera spécialisée dans la fabrication de petits sous-ensembles aéronautiques.

Aerolia a également fait part de son intention de diversifier assez vite son portefeuille clients. L’activité de la société, qui espère faire 800 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2009, dépend en effet actuellement à 98% de l’avionneur européen Airbus."

D’après Reuters

 

cornille-airbus1.jpgA ce propos je vous engage à lire l'article du 30 janvier de Web manager center

EADS persiste et signe

Par Moncef MAHROUG

"Au bout de neuf mois de tractations, le gouvernement tunisien et le groupe EADS sont parvenus à un accord sur l’implantation en Tunisie d’une usine de sous-ensembles aéronautiques.3

 

Les axes du projet

•  Une usine d'Aérolia spécialisée dans la fabrication des sous ensembles aéronautiques avec rivetages manuels et semi-automatiques,

•  Fédérer un réseau de partenaires autour de l'usine pour les autres composants aéronautiques.

Les points d'appui de la décision d'implantation en Tunisie sont :

•  Emplacement logistique et infrastructure à grande capacité,

•  Fort potentiel d'emploi avec qualification et possibilité d'accompagnement en formation par les structures privées de formations professionnelles,

•  Réseau de télécommunication de haut débit,

•  Emplacement permettant la mise en œuvre d'une zone « offshore » permettant le libre échange entre les différentes entreprises du parc.

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