22.08.2008
Marina de Tunis
Tunisie Affaire - 16 milliards de DT pour la Marina de Tunis
Afin de permettre aux ports Tunisiens de contribuer pleinement au développement économique, de promouvoir les échanges commerciaux et de servir au mieux les usagers de chaque port, la Tunisie a engagé un vaste programme de développement et de réforme portuaire répondant à la politique de libéralisation du secteur maritime, au renforcement de la concurrence, au désengagement de l'autorité portuaire des activités à caractère concurrentiel.
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Afin de permettre aux ports Tunisiens de contribuer pleinement au développement économique, de promouvoir les échanges commerciaux et de servir au mieux les usagers de chaque port, la Tunisie a engagé un vaste programme de développement et de réforme portuaire répondant à la politique de libéralisation du secteur maritime, au renforcement de la concurrence, au désengagement de l’autorité portuaire des activités à caractère concurrentiel.
A ce titre, c'est Dubaï Holding qui réalisera la dans le Lac Sud de Tunis pour un investissement de 16 milliards de DT. Il faut noter que ce contrat aurait du être signé fin 2006, cependant la loi tunisienne est restrictive quand a l'accès à la propriété foncière des étrangers, ce qui a nécessité une révision de cette loi, ce qui explique le retard dans le démarrage de ce projet.
En outre le Groupe Aboukhater, qui a élu domicile aux Berges du Lac, va investir 6 milliards de DT dans le projet de la Medina sportive de Tunis au Lac Nord de Tunis. De son côté le Groupe El Ammar va investir 2,6 milliards de DT dans la réalisation d'un projet touristique à Hergla.
2.54 Milliards de DT pour la réalisation de la station touristique de Hergla
EMAAR, un autre holding de Dubaï, veut investir près de 2.54 milliard de dinars (1.88 milliard de dollars) en Tunisie, pour la réalisation de la station touristique de Hergla, une station dont le chef de l'Etat avait ordonné la réalisation.
Il faut signaler que le président du conseil d'administration de la société EMMAR a présenté, le 14 avril 2006, au chef de l'Etat les différent composantes de la dite station.
A cet effet, EMAAR compte réaliser à Hergla un mégaprojet touristique. « Al Qoussour » (les palais), c'est le nom du projet qui s'étendra sur 442 hectares dans la région côtière de Hergla. Il comprendra notamment 4000 résidences, 6 hôtels de luxe, des centres de loisirs, 1 yacht club, 1 cité lacustre et 1 terrain de golf 18 trous (par 72).
La marina aura 400 points de mouillage et pourra accueillir les yachts de croisière, ce mégaprojet conçu pour satisfaire le style de vie d'une clientèle fortunée, devrait développer d'avantage l'industrie touristique Tunisiennes, la première de la rive sud de la méditerranée avec 6.4 millions de visiteurs et près de 2 milliards de dollars de recettes en 2005.
Le plus grand constructeur immobilier du monde
Rappelons que le groupe EMAAR passe par être le plus grand constructeur immobilier du monde. Un tiers de son capital est détenu par l'Emirat de Dubaï, un autre par les fondateurs privés et le solde flotte en bourse.
EMAAR est spécialisé dans le type de développement immobilier de luxe, dont le plus fameux est Borj Dubaï, le plus haut tour du monde dont le coût est estimé à 20 milliard dollars
Le holding est propriétaire et gestionnaire d’un portefeuille diversifié d’une vingtaine de filiales opérant dans divers secteurs d’activité comme les télécommunications et les technologies de l’information, les marchés financiers, l’énergie, l’immobilier, le tourisme et l’hôtellerie de luxe, la biotechnologie, les industries manufacturières, les services portuaires, la santé et l’éducation
Ce qui est investi en Tunisie et au Maroc ne représente qu’une petite part de l’offensive menée dans le monde par les investisseurs de Dubai Holding. Aux États-Unis, le même mois, Dubai Ports World (DPW), une autre filiale de Dubai Holding, a suscité une levée de boucliers au sein du Congrès après sa prise de contrôle de la gestion de six ports américains (dont celui de New York) à travers sa branche britannique, Peninsular & Oriental Steam Navigation Company (P&O), rachetée pour 6,8 milliards de dollars, faisant de DPW, déjà implanté en Asie, en Australie, en Allemagne et au Venezuela, l’un des premiers gestionnaires de ports dans le monde. À Londres, l’an dernier, Dubai International Capital (Dic) s’est offert le fameux musée de cire Madame Tussauds pour 1,5 milliard de dollars. Puis a acquis 2 % du capital du constructeur automobile germano-américain DaimlerChrysler pour 1 milliard de dollars, devenant ainsi le troisième actionnaire.
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19.08.2008
Les Etats Unis principale destination des produits des entreprises gérées par les Tunisiennes !
Article de African Manager du 18 aout 2008
par H. Tlili
Une étude publiée récemment dans le cadre d’un projet régional coordonné par le Centre de Recherche et de Formation pour la Femme Arabe, (CAWTAR) en partenariat avec la Société Financière Internationale (SFI), expose les capacités des femmes tunisiennes chefs d’entreprises, qui ne cessent de surprendre, et qui permettent à ces femmes de promouvoir l’activité exportatrice de leurs entreprises vers les Etats Unis d’Amériques, en premier lieu, alors que la majorité des exportations tunisiennes s’orientent vers l’Europe en général, et la France plus particulièrement .
Cette étude couvre cinq pays de la zone Afrique du Nord et Moyen Orient (MENA), à savoir le Bahreïn, les Emirats Arabes Unis, la Jordanie, le Liban, et la Tunisie.
La partie tunisienne, de cette étude a concerné un échantillon de 197 femmes chefs d'entreprise dans différentes villes de la Tunisie.
Les Etats-Unis, principale destination à l'exportation avec 14,72 %
Les deux premiers pays vers lesquels les femmes tunisiennes chefs d’entreprises exportent, sont les Etats-Unis (14.72%) et la France (9.64%), suivis par la Libye, l’Italie, l’Algérie, l’Egypte, l’Allemagne le Sénégal, la Jordanie, l’Arabie Saoudite, le Portugal, la Belgique, la Guinée, et enfin, la Malaisie. La France représente pour la Tunisie, un partenaire historique incontournable dans son commerce extérieur, du fait de sa proximité géographique et linguistique d’une part, et de la situation de la Tunisie en tant qu’ancien protectorat Français, d’autre part. A l’exception des marchés traditionnels que sont, l’union européenne et la région MENA, les autres régions représentent de nouveaux clients pour la, et répondent au souci des exportateurs de diversification des risques, et de réduction de la dépendance par rapport au marché européen. Les programmes gouvernementaux du CEPEX (Centre pour la Promotion des Exportations) et ceux de la banque mondiale et du FAMEX (Fond d’Accès aux Marchés d’Exportation) fournissent un soutien et une assistance aux exportateurs et plus particulièrement à ceux visant l’intégration de nouveaux marchés.
Fonds d’aides spéciaux et formations, principales suggestions des femmes chefs d’entreprises
Les principales suggestions des femmes chefs d’entreprise pou renforcé le soutien aux petites et moyennes entreprises en Tunisie sont les suivantes: 46% préconisent la création de fonds d’aide spéciaux ainsi que des schémas de garantie pour les petites entreprises. 35.5 proposent des formations aux chefs d’entreprises, potentiels et nouveaux, en vue d’acquérir des compétences de base relatives à l’entreprise. 33% pensent que le temps nécessaire pour la réalisation et le démarrage d’une nouvelle activité pourrait être réduit et que l’administration devrait redoubler d’efforts pour promouvoir la propriété d’entreprise en général, à travers davantage de campagnes de sensibilisation. 31.5% pensent que la loi du travail devrait être révisée afin de permettre une plus grande flexibilité aux employeurs lors des recrutements et des licenciements.
Les femmes plus que jamais impliquées dans le commerce international
Prés de 35.5% affirment exporter ou importer régulièrement des biens ou/et des services dans le cadre de leur activité ; 11% exportent uniquement des produits ou des services, tandis que 6.60% importent et exportent à la fois. La majorité des femmes interrogées (60%) ne sont impliquées ni dans une activité d’exportation ni dans une activité d’importation. Cela pourrait s’expliquer par la répartition sectorielle de leurs activités, étant donné que 41% d’entre elles opèrent dans le secteur des services, et ne s’adressent par conséquent qu’au marché local.
19:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.08.2008
Démarrage prochain des travaux de réalisation de l'autoroute Sfax/Gabès
"Au cours d'une conférence de presse tenue, vendredi 1 août 2008, en marge du 5ème congrès du Rassemblement Constitutionnel Démocratique(RCD) (le défis), le ministre a rappelé que la Tunisie œuvre dans le but de permettre aux différentes régions intérieures de se doter d'une infrastructure et de routes modernes, à même de valoriser davantage leurs spécificités et de consolider leurs capacités d'attirer l'investissement par la mise en place de pôles de développement.
Il a rappelé les différentes réalisations accomplies dans ce domaine et qui ont permis d'attirer plusieurs investisseurs tunisiens et étrangers vers ces régions.
Les investissements réalisés notamment dans ces régions, ont permis de créer plusieurs emplois, a précisé le ministre. S'adressant aux représentants des médias nationaux et internationaux, Mr Jouini a mis l'accent sur les différents aspects qui caractérisent l'approche de développement global adoptée par la Tunisie.
Il s'agit, a-t-il souligné, d'une approche basée sur les principes de la concorde nationale, de l'engagement et de la solidarité entre les différentes catégories de la société et entre les différentes régions."
AXE TUNIS - SFAX
FRONTIERE LYBIENNE:
Autoroute Sfax - GabésOrganisation responsable Ministére des Technologies de la Communication et du Transport Description Autoroute d'une longueur de 150 Km environ. Le tracé évite l'agglomération de Sfax prés de 2 Km à l'ouest de la rocade projetée à droite de la ville. Au niveau de Gabés, le tracé passe à l'ouest de la ville. Coût total - Etat d'avancement Étude d'éxecution.
SOURCE CETMO
SOURCE Centre d'Etudes des Transports pour la Méditerranée Occidentale (CETMO)
Nom du projet AXE TUNIS -SFAX -FRONTIERE LYBIENNE:
Autoroute Gabés - Ras JedirOrganisation responsable Ministére des Technologies de la Communication et du Transport Description Autoroute d'une longueur de 206 Km environ. Le tracé général peut ëtre décrit comme suit: Paralléle à la GP1 au sud de Mareth, contournement de Médenine à 10 Km, rapprochement à Jerba et Zarzis, recoupe la GP1 dans le voisinage de Ben Guerdane (à 35 Km de la frontière), qu'il contourne vers le sud avant de rejoindre la frontière (Ras Jedir). Coût total - Etat d'avancement Étude
Infrastructure DE LA RÉGION DE SFAX
Le gouvernorat dispose d'une infrastructure de base moderne et variée :
L'aéroport international de Sfax assurant des vols réguliers vers la capitale Tunis et vers Paris ainsi que le transport de marchandises.
Un important port commercial classé deuxième au niveau national.
Un réseau de routes nationales et internationales menant vers toutes les grandes villes du pays : Sfax est à 3h de route de la capitale Tunis.
Le tronçon de l'autoroute Msaken- Sfax est en cours de réalisation (Autoroute reliant Tunis à Sfax).
Un réseau de chemin de fer.
Des zones industrielles aménagées :15 zones dont 6 aménagées par des opérateurs privés et 2 par des municipalités.
Un réseau de télécommunication développé qui dessert l'ensemble du territoire de la région.
Un parc technologique dédié à l'informatique et au multimédia est en cours de réalisation.
Le gouvernorat de Gabès est doté d'une infrastructure de base moderne et adéquate favorisant le développement des investissements du secteur privé, il compte en effet :
Un réseau ferroviaire d'une longueur de 135 km (reliant Gabès à Gafsa, Sfax, Sousse et Tunis) destiné au transport des voyageurs et des marchandises. Un important port commercial qui a enregistré 691 touchés et 4,25 millions de tonnes de marchandises en 2005. Ce port comprend 12 postes d'accostage. Le gouvernorat dispose en outre de deux ports de pêche, le premier se situe à la ville de Gabès et l'autre à Zarat (40 km de Gabès). Un réseau de routes et des pistes d'une longeur d'environ 2 023 km dont 967 km bitumées et composé essentiellement des grands axes notamment la route GP1 reliant le pays avec la Libye et les pays du Moyen Orient et qui constitue un prolongement pour la route maghrébine. Gabès est à 365 km de la capitale Tunis, à 130 km de Sfax et à 260 km de Sousse. Un aéroport international en cours de construction, L'aéroport international de Sfax est à 130 km de Gabès. Une infrastructure sanitaire publique harmonisée où le secteur privé est lui aussi omniprésent. Trois zones industrielles d'une superficie totale de 864 ha dont environ 250 ha sont seulement exploitées à ce jour. Gabès contient le plus grand pôle de production et de distribution d'électricité et du gaz dans le sud dont l'usine de gaz propane liquéfié (GPL) et abrite également le groupement régional de production du sud qui comprend sept grandes centrales dont 3 à Bouchemma et Ghannouche produisant 180 MégaWatts. Les produits et services dans le domaine de télécommunications au niveau du gouvernorat sont diversifiés et facilement accessibles: (le téléphone cellulaire, vidéo texte, internet, transmission des données X25,...). Le réseau électrique couvre pratiquement la totalité du gouvernorat assurant un approvisionnement régulier en haute et moyenne tension à usage industriel. Le taux de branchement des ménages a atteint 98,8 % en 2005.
11.08.2008
L'union méditerranéenne en perspective
SI VOUS AVEZ RATÉ CETTE ANALYSE, JE VOUS EN OFFRE LA LECTURE
"L’Union Méditerranéenne en perspective
Propos recueillis par Catherine Cornet
Le 13 juillet, le président français Nicolas Sarkozy a lancé officiellement à Paris le projet longuement débattu d’Union pour la Méditerranée. Une bonne occasion pour questionner la géopolitique de la région et analyser les relations entre les différents acteurs des deux rives de la Méditerranée.
Avec une Europe élargie qui a changé de visage et de taille depuis la conférence de Barcelone, un monde arabe tiraillé par des guerres et des violences répétées après les évènements de 2001, les changements d’orientations de la Turquie et la nouvelle configuration de l’espace balkanique, l’histoire du partenariat euro-méditerranéen avait bien besoin d’un bilan.
Si le projet de Sarkozy a le mérite de lancer un débat européen sur la nouvelle politique communautaire face à ses voisins du sud et du sud est, du côté des acteurs non européens de la Méditerranée, c’est plutôt le doute, voire l’indifférence.
La semaine dernière, le Secrétariat d’Euromesco publiait un rapport intitulé «Putting the Mediterranean Union in perspectives» (1) reprenant les différentes perspectives de l’Europe du Sud (chapitre de Roberto Aliboni), de l’Allemagne (Tobias Shumacher), du Maghreb (Ahmed Driss) et d’Israel (Alfred Tovias). Les chapitres sur la Turquie et le Mashrek sont en cours de rédaction.
Tobias Schumacher, responsable du Programme de recherche et d’information auprès d’EuroMeSCo, a répondu à nos questions, en engageant que lui-meme, tout en reprenant les grandes lignes de ce rapport.
Les réactions négatives à l’Union Méditerranéenne semblent venir, en premier lieu, «du style Sarkozy». Vous expliquez par exemple qu’Angela Merkel est irritée par cette modalité unilatérale que la France a adopté pour ce projet…Comment définiriez–vous ce «style»?
Sarkozy a adopté un “style bulldozer” qui se fonde sur l’idée que la France devrait redevenir forte sur la scène internationale et recouvrir son rôle de façon unilatérale. La question n’a même pas été débattue au Conseil européen. Il l’a présentée tout seul, en particulier au Maghreb et en Egypte. Les Européens sentent qu’ils n’ont pas été pris en considération. Ces ambitions unilatérales peuvent miner les relations entre les pays de l’U.E qui sont en train d’évoluer. Pour les Allemands, depuis le traité de l’Elysée -l’alliance franco-allemande- les questions européennes sont pré-discutées. Mais dans ce cas, ils n’ont pas été consultés.
La politique étrangère de la France s’est toujours focalisée sur un “retour” de la puissance française sur la scène internationale…Quelle est donc la différence avec l’UM?
Par rapport aux précédents présidents, Sarkozy a une façon de vouloir restaurer la grandeur de la France dans la sphère internationale qui est à la fois plus sérieuse et plus visible. Je parlerai d’ailleurs d’un changement révolutionnaire de la politique étrangère française. Par exemple, la France reconsidérant sa participation à l’Otan. Ceci était impensable auparavant….
La politique de voisinage, l’Union Méditerranéenne et l’Union pour la Méditerranée: C’est à s’y perdre…Comment situer « la nouvelle » proposition du président français? Y a t-il fracture entre ces projets et les anciennes politiques européennes dans la région?
En bref, je dirai que l’Union Méditerranéenne est un projet vide de contenu. Il n’apporte aucune valeur ajoutée. Le dernier rapport de la Commission précise l’ampleur du projet et parle de l’infrastructure, de l’environnement énergétique, de protection... Tout était déjà là. Nous n’avions donc pas besoin d’une nouvelle structure.
Tobias Schumacher
Tobias Schumacher
Revenons
au “Bloc” européen. Y a-t-il une vraie division entre le « groupe de
l’Olive » (2) et les pays du nord de l’Europe qui privilégient les
contacts avec leurs voisins européens?
Au moment de la
conférence de Barcelone, cette division était encore plus importante
qu’elle ne l’est aujourd’hui. Par exemple, les Espagnols avaient menacé
alors de boycotter le processus d’élargissement si la conférence de
Barcelone n’avait pas lieu. Quand Sarkozy a proposé l’Union
Méditerranéenne au Conseil de l’Europe, les Polonais ont répondu qu’ils
travaillaient sur une proposition semblable pour l’Europe de l’Est...
En fait, la division n’est pas vraiment entre le nord et le sud de l’Europe. Les Suédois par exemple ont toujours été très actifs au sein du partenariat Euromed... La division a plutot lieu entre le sud et l’est. En effet, les européens des pays de l’est sont assez mal à l’aise avec leurs voisins du sud. Ils ne connaissent presque rien d’eux et s’en fichent à vrai dire. L’intérêt
face à leurs voisins est faible, et ce même au sein de l’élite. Ainsi pour eux, les pays méditerranéens sont plus une destination de vacances qu’un éventuel marché où investir. Ce serait pourtant intéressant économiquement pour les polonais mais cela ne les intéresse pas.
On assiste actuellement à une nouvelle crise pétrolière. L’Union Méditerranéenne fait-elle référence à une politique énergétique particulière?
Je dirais que les Européens ne sont pas encore prêts pour une politique énergétique commune, car la question de l’énergie est beaucoup trop liée au problème de sécurité nationale. Au départ, la question énergétique était au coeur des débats mais dans le dernier rapport de la Commission européenne, elle n’est même plus mentionnée. C’est certainement un sujet trop sensible. La France et la Russie dominent le marché de l’énergie nucléaire...
La création d’un Secrétariat de l’Union Méditerranéenne est née de l’accord franco-allemand. Quel sera le rôle de ce Secrétariat? Qu’en pensez-vous?
Les Allemands étaient opposés à ce projet de Secrétariat même s’ils l’ont soutenu officiellement. C’est juste une question de contrôle des dommages collatéraux, pour faire en sorte que les français arrêtent de faire leurs affaires dans leur coin.
La question du financement a été vivement débattue..
C’est un faux problème. C’était évident qu’aucun fond supplémentaire ne serait alloué. Même avec la proposition espagnole, il n’y aurait pas eu de nouveaux fonds. Ceux qui soutiennent le projet veulent attirer les fonds des pays du Golfe. Je pense qu’il est naïf de croire que les pays du Golfe ont besoin des Européens pour investir dans les pays du sud. Le Qatar a par exemple investi récemment 8 milliards de dollars en Libye. Ils n’ont pas besoin de l’UE pour dégager des fonds.
L’article de Roberto Aliboni parle du projet de Moratinos – ministre des Affaires Etrangères espagnol - qui faisait une proposition concernant la liberté de mouvement/circulation. Est-il envisageable que l’Union de la Méditerranée considère l’immigration autrement que comme une menace?
Rien de tout cela ne figure dans le projet de l’Union pour la Méditerranée. Le dernier rapport ne parle même pas de l’immigration. Sarkozy lui parle d’une menace pour l’Europe. C’est que cette question est désormais inclue dans le premier pilier. En fait, les Européens ne veulent pas avoir à faire à des politiques qui sont normalement gérées par plusieurs Etats.
Il est assez étonnant de voir que depuis Toulon, lorsque Sarkozy a parlé pour la première fois de l’UM, l’Espagne a fait profil bas. Les Allemands ont donc été obligés de défendre le processus de Barcelone tel qu’il est aujourd’hui et ceci alors qu'ils n'ont pas vraiment d"agenda méditerranéen". Les espagnols n’ont pas réagi et je dirai que c’est parce que Zapatero ne pouvait pas se permettre de détériorer les relations entre la France et l’Espagne. L’Espagne a littéralement mis de coté sa politique Euromed. pour se focaliser sur le Maroc. Les Allemands n’oublieront pas la position ambiguë tenue par les Espagnols.
Vous préconisez une approche équilibrée vis-à-vis de l’Union Méditerranéenne. Mais Comment peut-on obtenir des relations équilibrées entre les deux rives de la Méditerranée?
Une première réponse serait de laisser les pays du sud assumer leurs responsabilités. Si tel était le cas, alors le partenariat méditerranéen changerait. Pour l’instant ils reçoivent simplement. En les responsabilisant plus, on pourrait aboutir à un projet commun dont ils pourraient assumer le financement. Ils n’en ont cependant pas envie. Ce sont, pour la plupart, des pays en voie de développement, mais l’Algérie, Israël et la Turquie par exemple ont des économies de marché fonctionnantes ou sont riches en ressources naturelles. Pourquoi ne pas repenser leur responsabilité ?
Le deuxième point, c’est que vous ne pouvez pas demander aux pays tiers d’intervenir dans les affaires européennes. Là on rencontre un problème légal lié à la question de la co-présidence et du secrétariat partagé. Toutefois, je me demande comment il sera possible de prendre en compte à la fois les acquis de Barcelone et les acquis communautaires.
Un chapitre entier est consacré aux perspectives israéliennes. Shimon Perez a appelé Sarkozy pour lui dire que l’UM était un projet « très important ». Est-il possible d’envisager que l’arène méditerranéenne puisse être une bonne plateforme pour les discussions/négociations de paix entre Israël et Palestine ?
En principe, toute initiative qui pourrait aider à faire que le processus soit un processus de paix est la bienvenue. La proposition des Espagnols parlait de cela. L’Union de la Méditerranée n’en a ni le potentiel ni le pouvoir. C’est un projet simplement orienté sur le business et qui est même assez apolitique.
Dans le contexte du Quartet, les Etats-Unis ne laisseront jamais personne concurrencer leur influence et leur agenda. L’Union Méditerranéenne leur fait-elle peur?
Non. Ce serait bien qu’ils en aient peur mais ce n’est vraiment pas le cas. Les Américains ne sont pas très actifs quand au processus de paix et du coup c’est le moment pour l’Europe de trouver une voie dans laquelle s’engager pour être impliqué dans ce processus. Mais à cause de nos visions contrastantes, nous n’agissons pas. On aurait pu créer un débat sur le rôle de l’Europe dans la région. Mais toute tentative de la faire à débouché sur un débat purement académique qui n’est finalement pas pris au sérieux.
Depuis la première présentation du projet, l’UM a été considérée comme une façon de dire gentiment «Non» à l’adhésion de la Turquie à l’UE. Le projet va-t-il dans ce sens?
Oui, en fait, au départ, on a vu ce projet comme un piège pour la Turquie et je pense que ce point de vue n’était pas faux. Mais aujourd’hui je ne serai pas étonné de voir Sarkozy soutenir la Turquie. Il a tendance à inventer de nouveaux projets qui ont toujours l’air très attrayants, mais lorsqu’on creuse un peu...
Catherine Cornet
(14/07/2008)
(1) Cette étude a été conduite sous les auspices du «Leonard Davis Institute» de l’Université de Jérusalem (Hebrew University), de l’Institut des relations internationales (l’Istituto Affari Internazionali) de Rome. Le Dr. Aliboni est Vice-President du IAI, le Dr. Ahmed Driss est Président du CEMI (Centre d’Etudes Méditerranéennes Internationales) de Tunis, le Dr. Tobias Schumacher est «Deputy Project Manager » et responsable du programme de recherche et d’information auprès de l’EuroMeSCo, le Professeur Alfred Tovias est Directeur du Leonard Davis Institute.
(2) le Groupe de l’Olive regroupe les états méditerranéens membres de l’Union Européenne. Le groupe organise des réunions informelles afin de discuter des questions spécifiquement méditerranéennes."
14:00 Publié dans Blog, Europe, Investissements, NEWS, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EUROPE, UNION POUR LA MEDITERRANEE, ANALYSE, BABELMED, Tobias Schumacher, CATHERINE CORNET
10.08.2008
Leoni : un exemple de partenariat tuniso-allemand
| Date de création du groupe LEONI 1917. En position de Leader mondial en terme de coûts dans les systèmes de câblage, LEONI est le fournisseur de près de 30 marques de véhicules de tourisme et poids lourds.
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| Avec tout juste une petite trentaine d’ouvriers et un capital de 25 mille dinars, Leoni Tunisie se lança à l’époque, tout comme l’entreprise mère, dans la fabrication des faisceaux et câbles destinés au secteur automobile, et principalement les marques Chrysler et Volkswagen. Qui eût jamais pensé que ce site de seulement 500 m2, implanté en 1977 à Thrayet, dans la région de Sousse, deviendrait un quart de siècle plus tard le numéro un de tous ceux que compte le géant allemand dans le monde et dans un secteur de haute technologie ?... Et c’est pourtant le cas, un vrai cas d’entreprise qui a fêté, jeudi 23 novembre dernier, ses 30 ans d’existence en Tunisie. | ![]() |
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| A partir de 1997, les extensions et à intensifier, par conséquent, ses activités. éjà en 1987, il comptait 266 personnes, un nombre qui s’élèvera dix ans plus tard à 1 227 employés sur un site, à Messaâdine (à 2 km de Sousse) couvrant 16.000 m2. Et en 2002, la superficie du site allait atteindre 27 000 m2 pour un personnel comptant aujourd’hui plus de 4.000 âmes, entre ouvriers, techniciens, ingénieurs et personnel administratif. |
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Avec les extensions et le recrutement de plus en plus massif d’une année à l’autre, c’est la formation et l’encadrement qui ont été déterminants dans l’essor de l’entreprise, mais aussi un personnel technique et des ingénieurs tunisiens qui n’ont plus rien à envier à leurs homologues étrangers, de l’avis même de MM. Lammam, patron de la multinationale allemande, et Mohamed Larbi Rouis, directeur général de Leoni Tunisie. |
En gros, le groupe emploie plus de 34.000 personnes de par le monde et réalise un chiffre d’affaires annuel de 2 milliards d’euros.
Quant à elle, Leoni Tunisie, qui produit des nécessaires en câbles pour plus d’un millier de voitures/jour, est en passe de réaliser pour l’exercice 2007 un chiffre d’affaires avoisinant les 100 millions d’euros pour un capital ramené il y a quelques années à 200 mille dinars, soit un capital multiplié par huit depuis la création de la Société.
Evoluant avec des compétences totalement tunisiennes, Leoni Tunisie, qui reste une entreprise off-shore, exporte directement sur l’Allemagne, l’Espagne et l’Angleterre.
A l’occasion de la célébration du 30ème anniversaire de Leoni Tunisie, son président allemand a annoncé de nouvelles extensions pour un personnel qui comptera entre 8 et 10 mille âmes à l’horizon 2011. Leoni Tunisie joue déjà dans la cour des grands.
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Leoni : un exemple de partenariat tuniso-allemand
Il est aussi N° 1 en Europe
- Avec près de 24% des parts de marché
- Classement : LEONI, Delphi, Yazaki, Sumitomo
N° 4 dans le monde
- Avec près de 9% des parts de marché
- Classement : Delphi, Yazaki, Sumitomo, LEONI, Lear, etc.
LEONI RECRUTE
Recrutement
Postes proposés :
- Ingénieur méthodes UAP
- Approvisionneur
- Superviseur de production
- Technicien qualité UAP.
Profils recherchés :
Ingénieur génie électrique ou électromécanique
- technicien génie électrique ou équivalent
- gestionnaire (ISG - ISCAE ou équivalent)
Contact : Wissem Badri
Fonction : Responsable RH
Tel: (+216) 71 451 650
16:15 Publié dans Europe, formation, Industrie, Ingénieurs, OFFshoring, RÉGIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LEONI, TUNISIE, INGÉNIEUR, TECHNICIEN, RECUTEMENT, ATUGE
06.08.2008
Installation d'ADEA , 4 Aout 2008, Tunis

Le Secrétariat de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) vient de s'installer ce 4 août 2008 au siège de la Banque africaine de développement (BAD).
Qu’est-ce que l’ADEA ?
Forum pour le dialogue politique sur l'éducation en Afrique subsaharienne
Réseau de professionnels, de praticiens et de chercheurs dans le domaine de l'éducation
Partenariat entre ministères de l'éducation et organismes de coopération au développement
Catalyseur pour les réformes de l'éducation
L'un des principes qui sous-tendent la philosophie de l'ADEA est de considérer que la responsabilité du développement de l'éducation incombe aux gouvernements des pays africains.
C'est pourquoi l'ADEA s'efforce d'encourager un processus qui responsabilise pleinement les ministères africains de l'éducation et familiarise les organismes de financement avec le concept d'appropriation nationale.
Les activités de l'ADEA sont axées autour du renforcement du dialogue sur les politiques entre gouvernements et organismes de développement, entre gouvernements eux-mêmes et entre organismes de développement.
Elles visent également à développer les capacités institutionnelles et techniques africaines en établissant des réseaux d'échange d'informations et en diffusant les enseignements tirés des stratégies et des innovations réussies.
Toujours dans cet esprit, l'ADEA encourage et soutient également les échanges régionaux, sous-régionaux et transnationaux ainsi que les partenariats avec la société civile.
Avec l’installation de ce secrétariat, la Tunisie bénéficiera de l’expertise d’une organisation spécialisée dans le domaine de l’éducation.
12:30 Publié dans banques, formation, Investissements, NEWS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunis, Tunisie, BAD, ADEA, éducation, Afrique, développement
04.08.2008
L’IFC soutient l’expansion d’un exportateur Tunisien important de Haute Technologie
Tunisia IT.com :: Le Journal du Net & du Management —
« L’IFC, une institution du Groupe de la Banque Mondiale, a annoncé le 24 Juillet, 2008, sa participation au capital de Fuba Printed Circuits Tunisie S.A. L’investissement contribuera à la croissance et au développement d’une société Tunisienne de haute technologie orientée vers l’exportation, permettant ainsi d'améliorer la compétitivité de la Tunisie au niveau technologique et de créer des opportunités d'emplois pour les titulaires de diplômes universitaires.
Fuba considère l’IFC comme un partenaire stratégique qui soutient sa stratégie de croissance en mettant à sa disposition sa connaissance des marchés émergents et une perspective mondiale de l’industrie. L’IFC, dans le cadre de son investissement acquerra 19 pour cent des actions de la société.
(…)
La stratégie de l’IFC en Tunisie consiste à promouvoir les projets ayant un impact important sur le développement et dans lesquels le rôle de la SFI est clair et complète celui des institutions financières locales. En soutenant une société de second rang financièrement solide et de bonne réputation qui cherche à devenir compétitive sur le marché international, ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie de la SFI pour le secteur de l’électronique. Il s’agira du premier investissement de la SFI dans le secteur Tunisien de la production depuis plus de 10 ans.
A propos de l’IFC
l’IFC, membre du Groupe de la Banque Mondiale, promeut une croissance économique durable dans les pays en voie de développement en finançant l’investissement du secteur privé, en mobilisant des capitaux privés dans les marchés financiers locaux et internationaux et en assurant des services de conseil et d'atténuation des risques aux entreprises et aux gouvernements. La vision de la SFI est que les populations pauvres doivent avoir la possibilité de sortir de la pauvreté et d’améliorer leur niveau de vie. Au cours de l’exercice financier 2007, la SFI a engagé 8,2 milliards de dollars et a mobilisé une somme additionnelle de 3,9 milliards de dollars via des syndications et le financement structuré de 299 projets dans 69 pays en voie de développement. La SFI a aussi assuré des services de conseil dans 97 pays. Pour plus d’informations, visitez le site Web : www.ifc.org.
A propos de Fuba Printed Circuit Tunisie S.A. :
Fuba se spécialise dans la production de circuits imprimés depuis 18 ans. La société est orientée vers l’exportation et assure ses services à des clients internationaux réputés dans les secteurs industriel et de l'électronique. Fuba, une société de haute technologie qui dispose d’un portefeuille varié de clients de premier rang, jouit d’une excellente position concurrentielle et d'un solide potentiel de croissance. Fuba emploie plus de 600 personnes.
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IFC’s strategy in Tunisia focuses on projects with a high development impact, and where IFC’s role is clear and complementary to local financial institutions. By supporting a financially sound and reputable second-tier company seeking to become internationally competitive, this investment is aligned with IFC’s strategy for the electronics sector. This will be IFC’s first investment in the Tunisian manufacturing sector in more than 10 years.
About IFC
IFC, a member of the World Bank Group, fosters sustainable economic growth in developing countries by financing private sector investment, mobilizing private capital in local and international financial markets, and providing advisory and risk mitigation services to businesses and governments. IFC's vision is that people should have the opportunity to escape poverty and improve their lives. In FY07, IFC committed $8.2 billion and mobilized an additional $3.9 billion through syndications and structured finance for 299 investments in 69 developing countries. IFC also provided advisory services in 97 countries. For more information, visit http://www.ifc.org/.
About Fuba Printed Circuits Tunisie S.A.
Fuba has been specializing in the manufacturing of printed circuit boards for the past 18 years. The company is export-oriented and serves well-known international clients in the electronics and industrial sectors. With advanced technology and a diversified portfolio of first class customers, Fuba has a strong competitive position and robust growth prospects and also employs more than 600 workers. For more information, visit http://www.fpc.de/.
18:02 Publié dans banques, Finance, Industrie, Investissements, NEWS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : IFC, Fuba, Banque Mondiale, électronique, electronic













