30.05.2008

Après MEDITOUR : un constat

1d05015cb11141f1a05d0c8318f8f1e9.gifLu sur  M African Manager sous la plume de H. Tlili

 

Un tourisme qui perd du terrain

Selon une étude élaborée par Etienne Pauchant, fondateur de la Meta  « Mediterranean Travel Association » et malgré l’importance en terme de nombre de touristes à rallier les pays du Nord de la Méditerranée,  c’est essentiellement la partie nord de la zone (U.E) qui est à l’origine de cette perte de part de marché de 4,39% entre 2000 et 2007, alors que les parties Est, Sud et les Balkans, ont gagné 2,4 points de part de marché mondial au cours de la même période. Les marchés de l’Union Européenne auront accueilli entre 2001 et 2007, 18 808 150 arrivées internationales supplémentaires par rapport au nombre d’arrivées qu’ils enregistraient en 2000 (198 147 000), soit un accroissement de 9.46. Dans le même temps, les marchés méditerranéens de l’est, du sud et des Balkans auront reçu 33 242 200 arrivées supplémentaires par rapport à l’an 2000 (38 040 000 arrivées), soit un accroissement de 87.65%. L’année 2003 avait enregistré une baisse mondiale de l’activité de 1,9% et la Méditerranée de – 0,6%  en 2004, on enregistrait une hausse historique de + 9,8% pendant que la Méditerranée ne croissait que de 2,7%. La zone META perdait de son attractivité, au profit des destinations lointaines (Asie), notamment vis-à-vis des nouveaux touristes (Chine, Inde), qui n’ont pas reçu d’informations sur les destinations méditerranéennes et ont privilégié les destinations proches. Le tourisme méditerranéen passera le cap des 300 millions d’arrivées en 2008 et les 250 milliards d’Euro de volume d’activité. Toutefois, son attractivité n’est plus suffisante pour retrouver les 35% de part de marché mondiale de 2003. Devant une telle situation, un travail collectif devrait être fait. C’était alors à Khélil Lajimi, ministre tunisien du tourisme une occasion de rappeler, que les mutations internationales qui ont eu un impact certain sur le secteur touristique en méditerranée et ses tendances traditionnelles, imposent désormais d’adopter un label méditerranée et  une stratégie commune de marketing.

Développer le tourisme méditerranéen, mais comment ?  

Conscients de cette problématique, les participants au Forum Méditour 2008 ont été unanimes sur la nécessité de développer le Tourisme en Méditerranée. Les recommandations des congressistes ont été axées sur la nécessité d’établir une politique touristique méditerranéenne qui tient compte des spécificités des pays du Nord et du  Sud de la Méditerranée, de consolider la coopération entre les pays  des deux rives de la méditerranée en vue de créer une identité méditerranéenne, ainsi que d’établir une stratégie basée sur un positionnement lisible des produits spécifiques à la méditerranée. Les participants au Méditour ont aussi appelé à définir un plan d’action permettant la création d’un véritable marché méditerranéen basé sur l’offre et la demande, comportant un plan marketing favorisant l’investissement, de développer les infrastructures et l’accessibilité, ainsi qu’à se positionner par rapport au marché euro- méditerranéen.

 

N'oublions pas que

Tourisme et développement durable

Ce secteur d'activité important renforce les pressions sur le littoral. Dans le nouveau rapport du Plan Bleu «Méditerranée : Les perspectives du Plan Bleu sur l'environnement et le développement» (paru en octobre 2005), le tourisme apparaît comme une problématique transversale présente dans l’ensemble du document et notamment dans les chapitres thématiques (eau, transport, espaces urbains, espace rural, littoral).
Enfin grâce à des financements européens, le Plan Bleu a pu approfondir la question du tourisme et du patrimoine (Tourisme et patrimoine en Méditerranée, Plan Bleu, 2000) ainsi que celle du tourisme insulaire avec la réalisation d’une monographie sur le tourisme aux Baléares (Les Baléares : un laboratoire du tourisme en Méditerranée).

 

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