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18.02.2008

Le site Tunisie de plus en plus prisé par les industries françaises

Selon webmanagerecenter
 

          

648ed3797eb4c600c95be8558db2c589.gifAubade, Valeo, Faurecia, Zodiac, Sagem et le tout dernier Latécoère… ces délocalisations confirment l’engouement des entreprises françaises pour le Maghreb, notamment la Tunisie. Qualité de main-d’œuvre bon marché et abondante oblige !

 

Donc, il s’agit bien d’un mouvement de délocalisation de l’industrie française au Maghreb qui prend de plus en d’ampleur. Et la Tunisie dans cette nouvelle tendance, avec une économie qui croît régulièrement à entre 5 et 6% l’an, propose des coûts de main-d’œuvre alléchants, mais surtout une Administration suffisamment huilée pour faciliter l’implantation. La preuve en est qu’elle reçoit, à l’instar du Maroc, depuis plusieurs années d’importantes entreprises actives dans l’automobile et l’aéronautique. Car, en la matière, un premier succès est souvent suivi d’une nouvelle expérience. Le cas de Latécoère, aujourd’hui, n’est pas isolé, car il y a eu Aubade, Valeo, Faurecia, Zodiac ou Sagem… Et ce n’est sans doute fini, pour le plus grand bonheur de l’industrie tunisienne.

(...)

On n’hésite plus à dire que, aussi bien au Maroc qu’en Tunisie, il est en train de se créer ‘’de véritables pôles industriels offshore’’. Cela serait dû au fait qu’il existe une liaison directe et profonde entre libéralisation des économies, disparition des frontières et délocalisations.

 

On peut d’ailleurs rappeler que la Tunisie, qui a été le premier pays de la rive sud de la Méditerranée à signer un partenariat avec l’Union européenne pour les produits industriels en 1995, ‘’a même devancé de deux ans le démantèlement complet des barrières’’.
 

Depuis le 1er janvier de cette année, la Tunisie constitue ainsi une zone de libre-échange avec l’UE. Ce qui, si l’on regarde de plus près, estiment les analystes, ne va pas changer grand-chose. Et ce d’autant plus que l’industrie tunisienne est essentiellement d’origine européenne et donc naturellement tournée vers l’extérieur. La Tunisie a mis en place d’importantes incitations pour les entreprises avec au moins 70% de leur chiffres d’affaires à l’exportation, et cherche continuellement à maintenir, voire à améliorer, un régime offshore qui a déjà fait ses preuves auprès des investisseurs internationaux (plus de 2000 entreprises étrangères installées aujourd’hui dans le pays, ce qui n’est pas rien).

 

C’est ainsi que dans la loi de finances pour 2008 le gouvernement a choisi de reporter de trois ans la taxation de 10% des bénéfices issus de l’exportation qui devait être appliquée le 1er janvier de cette année.

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