18.09.2008
Le dessalement en Tunisie quel avenir
| Les ressources hydrauliques en Tunisie : Enjeux, acquis et perspectives | |
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| Pour débattre de la problématique hydraulique en Tunisie, des nouveautés technologiques relatives au secteur et du développement des énergies renouvelables dans le dessalement des eaux, la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux, sous l’égide du ministère de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques, a organisé le 30 juin et 1er juillet 2008, dans un hôtel de la banlieue nord de Tunis un séminaire intitulé : «Le dessalement des eaux : Percées Technologiques et Maîtrise des Coûts», ce qui a permis, à un public venu nombreux appréhender la stratégie des responsables de la SONEDE pour assurer, dans les décennies à venir, la disponibilité d’une denrée vitale à la survie des nations, de saisir l’importance de la planification dans la gestion de nos ressources hydrauliques, l’urgence de l’utilisation des eaux épurées, traitées et la portée du programme national de dessalement en cours. « Notre potentiel des ressources en eau s’élève à 4,6 milliards de m3/ an dont 54% seulement ont une salinité inférieur à 1,5g/l (salinité relativement élevé) et 86%, localisées dans le nord, assurant ainsi 460m3/an/habitant ( capacités limitées) », affirme, dans son intervention, Monsieur Mohamed Zaara, Directeur du Dessalement et de l’Environnement à la SONEDE, qui rappelle la volonté des autorités, afin d’atténuer le déséquilibre dans la répartition régionale des ressources hydrauliques, de développer le dessalement des eaux saumâtres, d’élever le nombre des stations d’épuration de 50 à 98 et d’accélérer la mise en œuvre du système de transfert d’eau, visant à subvenir aux besoins de tous les usagers en quantité et qualité requises. A la fin de son intervention, notre vis-à-vis a évoqué l’expérience tunisienne dans la maîtrise des technologies de dessalement, adaptées au contexte local, mis en exergue l’implication de l’Université et des laboratoires de recherches, à travers l’insertion de modules relatifs à la problématique hydraulique dans des programmes de masters, dans le développement du secteur et appelé les entreprises privées à prendre en charge, via des incitations financières fiables, l’exploitation des stations de dessalement pour leurs propres comptes ou celui des autres, ce qui permet à l’Etat de recentrer ses efforts vers l’identification des zones d’intervention, l’établissement des études et repérages des projets et l’ancrage d’une législation à même de favoriser l’essor de petites et moyennes entreprises spécialisées dans la réalisation d’unités de dessalement et de coordonner la relation entre les différents intervenants dans le secteur. Financements et percées technologiques De nos jours, l’eau, considérée comme un bien social et économique, est l’objet, en Tunisie, d’une gestion rationnelle et d’un suivi continu pour déterminer les charges directes de la production, détecter d’éventuelles anomalies dans l’organisation des rendements des pompes et apprécier un coût de revient (le m3 d’eau vendu pour l’année 2006 est calculé à 595 millimes/m3), constitué des différentes composantes inhérentes à l’exploitation (solaires, énergies, produits chimiques…). «Le réseau de production de la région du sud-est du pays -renfloué avec la mise en service des stations de dessalement de Gabès, de Zarzis et de Djerba- compte désormais 190000 abonnés, enregistrant, à la fin 2006, une nette augmentation du prix de revient, ce qui influencé les tarifs de la SONEDE dont le prix de vente moyen est passé de 346 millimes/m3 en 1994 à 455 en 2006 soit une évolution de 2,6 par an», assure M. Kamel Fethi, ingénieur spécialisé dans le génie électrique et directeur de production à la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux, qui rappelle les percées technologiques dans les procédés de dessalement, la place des énergies renouvelables dans les pays disposant de gisements éoliens et d’ensoleillement et les progrès substantiels effectués, un peu partout dans le monde, en matière de récupération d’énergie. Pendant le débat, la plupart des intervenants ont présenté le dessalement comme l’une des solutions éprouvées et sûres pour la mobilisation des ressources en eau supplémentaires, la compétitivité des coûts de production en comparaison avec les techniques classiques et l’utilisation des capacités hydriques non conventionnelles afin de désenclaver le milieu rural, de satisfaire une demande en eau potable excessive en été et de susciter des vocations dans le secteur privé pour assurer des prestations d’exploitation et d’entretien dans un domaine prometteur, objet de toutes les convoitises dans les décennies à venir, conclut l’un des participants au séminaire qui appelle l’Etat à prioriser, dans ce domaine, le partenariat international, à exiger la rémunération minimale des capitaux investis et à cibler la restructuration des personnels administratifs à la lueur des mutations annoncées dans le domaine de la tarification et des services. |
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15.07.2008
Sonede et dessalinisation de l'eau
| La Société Nationale d'Exploitation et de Distribution des Eaux (SONEDE) a été créée par la loi nº 68-22 du 02 juillet 1968. Elle est sous la tutelle du Ministère de l'Agriculture et des Ressources Hydrauliques. Son statut est défini par la loi qui la qualifie d'établissement public à caractère non administratif (EPNA). | ![]() Unité de dessalinisation |
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| Attributions L'objet de la SONEDE est la fourniture de l'eau potable sur tout le territoire tunisien. Elle est chargée de l'exploitation, de l'entretien et du renouvellement des installations de captage, de traitement, de transport et de distribution de l'eau.
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La SONEDE a engagé en 2000 une opération de mise en place de dispositifs économiseurs d'eau.
Les résultats obtenus ont été, pour l'essentiel, un taux de réduction moyen de consommation de l'ordre de 20%. Ce taux varie de 2% pour les mosquées où l'utilisation de l'eau est faible à 22% pour les abonnées domestiques dont la consommation trimestrielle est comprise entre 70 et 150 m3.
Associé à une action de sensibilisation, tel que le cas des établissements de l'enseignement , ce taux de réduction s'élève à 23%.
Les abonnés semblent très peu sensibilisés aux modes d'économie d'eau , sauf lorsqu'ils reçoivent leur facture à la fin de chaque trimestre. Sans négliger les actions en direction des consommateurs , il est proposé d'inciter les industriels tunisiens pour la fabrication de robinetterie soumise d'équipements économiseurs d'eau.
Demain, il est probable que des dispositions figurent désormais dans le cahier des charges relatif à la construction de nouveaux bâtiments, stipulant l'obligation de l'installation d'équipements économiseurs d'eau.
Lu dans La Presse:
A l’occasion de la célébration du 40e anniversaire de la Sonede, une conférence sur le thème «Ambitions continues» a été organisée à Gammarth.
La conférence a été une occasion pour passer en revue les activités et les réalisations de la Sonede, ainsi que les questions relatives aux perspectives du secteur de l’eau potable en Tunisie.
Depuis sa création en 1968, la Sonede a réussi à honorer sa mission qui consiste en la mobilisation, la production, le traitement et la distribution de l’eau au profit des citoyens. La société a également déployé de grands efforts dans le domaine de la maintenance et le développement de solutions visant l’économie d’eau, outre la mise au point d’une technique de tarification par paliers qui tient compte des conditions économiques et sociales. A la faveur de cette approche judicieuse, la Sonede a réussi à exporter son savoir-faire au profit de pays arabes et africains.
Grâce à ces efforts, la Sonede a pu réaliser un taux d’adduction en eau potable de 100% dans les zones urbaines et de 92% dans les zones rurales. La promotion de la production d’eau est passée de 90 millions m3 en 1968 à 453 millions m3 en 2007.
Actuellement, la Sonede est confrontée à plusieurs défis, dont notamment le vieillissement de certaines structures hydrauliques, l’accroissement de la demande en eau potable, la dépréciation de la qualité des eaux, outre l’augmentation du coût de production et de distribution des eaux.
Pour faire face à ces différents défis, la Sonede développera des programmes en vue du dessalement des eaux souterraines et de l’eau de mer.
Dans le cadre de la stratégie développée en matière d’économie d’eau, la Sonede a mené des actions dans le domaine de la maîtrise de la consommation de l’énergie, l’amélioration de la qualité des services à travers la simplification des procédures et a veillé à instaurer un système de certification."
L'autre domaine de pointe est le dessalement de l'eau ou en anglais desalination. Je vous renvoie au site L'eau potable salubre est essentielle
On y esplique :
"La Tunisie est remarquable également pour sa recherche visant la combinaison de sources d'énergie de substitution et de technologie de dessalement, dans le but de développer des systèmes plus économiques et non polluants. Les énergies solaires et éoliennes ont été étudiées, car chacune d’elle représente pour la Tunisie une source potentielle considerable et renouvelable."
La séminaire international organisé fin juin 2008 a mis l'accent sur: LE DESSALEMENT DES EAUX : percées technologiques et maîtrise des coûts.
Parmi les communications on peut relever celle de Mr Abdessalam KHASEN (ANME, Tunisie) qui a présenté l'utilisation des énergies renouvelables dans le dessalement des eaux en Tunisie.
A ce propos lire l'article sur les perspectives d'utlisation des énergies renouvelables sur le site du RIAED (Réseau international d'accès aux énergies durables).
16:15 Publié dans Agriculture, BIOTECHNO, Énergie, environnement, Ingénieurs, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Tunis, SONEDE, eaux, dessalement, desalination, énergies renouvelables
08.06.2008
Tunisie : Encore des projets, toujours des projets, beaucoup de projets !
en direct du site African Manager
Les banques qui participent à la conférence régionale de partenariat et de consolidation de l'investissement, tenue mardi dans la ville de Béja, ont donné leurs accords pour le financement de 57 projets, sur un total de 78 projets, moyennant des investissements de l'ordre de 130 MDT et qui permettront de créer 3280 emplois. 31 projets industriels moyennant des investissements de l'ordre de 106 MT, concernent le secteur industriel, 13 projets agricoles, 8 projets dans le secteur des services et 5 projets dans le secteur de l'artisanat. Afif Chelbi, ministre de l'industrie, de l'énergie et des PME, a mis l'accent à cette occasion sur l'importance des indices industriels enregistrés dans le gouvernorat de Béja qui possède actuellement 76 entreprises, un chiffre qui devra atteindre les 110 en 2009. Le secteur industriel devra participer à la création de 12 mille emplois dans la région à la fin 2012, a-t-il précisé.
Taoufik Baccar, gouverneur de banque centrale de Tunisie (BCT) a souligné le rôle primordial du secteur bancaire dans la consolidation de l'investissement et l'accélération du rythme de création d'entreprises grâce notamment à son large réseau implanté dans toutes les régions du pays et ses ressources financières.
Au cours de cette manifestation, des projets ont été présentés, reflétant la diversité du tissu industriel de la région qui comporte 116 hectares de zones industrielles aménagées, une superficie qui sera doublée au cours des prochaines années.
Et comme pour témoigner de la vivacité de cette manifestation, Afif Chelbi et Taoufik Baccar ont pris connaissance de l'activité de la société de recyclage des moteurs de camions et de voitures dont le chiffre d'affaires dépasse les 1200 mille de dinars. Dans la même délégation, les deux responsables ont pris connaissance de l'activité de la société « Tour G S M » spécialisée dans la fabrication de tuyauterie en caoutchouc souple. Au cours de la conférence régionale d'investissement et de financement des projets qui s'est tenue à Béja en 2007, cette entreprise, totalement exportatrice, a obtenu l'accord de financement moyennant des investissements de l'ordre de 7 millions de dinars. Cette entreprise devra créer 220 emplois.
La ville de Béja en ligne
article
18:35 Publié dans Agriculture, Industrie, Investissements, NEWS, Politique, RÉGIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, recyclage, Tunisie, Béja, Bacar, Chelbi, BCT
24.04.2008
Agriculture biologique en Tunisie, un bon démarrage à l'exportation
Lu sur African Manager du 21 avril 2008
"Une rencontre a été récemment consacrée, par le Cepex, à la culture biologique en Tunisie. A la surprise, même des journalistes présents, tout le monde constate, chiffres à l’appui, que ce genre de culture existait en Tunisie et avec des surfaces qui ne sont pas des moindre. L’évolution des superficies consacrées aux cultures biologiques par hectare, montre en effet que, même si elles n’évoluent pas au rythme grandissant de la demande des clients, notamment dans les pays européens, les superficies sont assez importantes. Avec presque 225 mille hectares, ce n’est pas peu pour un pays, plus connu pour l’huile d’olive qu’autre chose.
La Tunisie ne produit pas que de l’huile, mais de l’huile biologique aussi. Elle produit aussi des dattes et autres fruits et légumes biologiques. Les chiffres de cette production montrent une évolution notable. La production Bio est en effet passée de 9000 tonnes en 2002, à 120 mille tonnes quatre années seulement après. L’évolution la plus notable a été enregistrée dans la production des fruits et légumes qui sont passés de 1500 tonnes à plus de 65 mille tonnes.
La Tunisie produit et exporte. En millions de Dinars (MDT), ces exportations ont plus que triplé en cinq années et sont passées de 12 MDT à 57 MDT et se multiplient même par neuf en quantité, passant de 1000 à 9000 tonnes. La hausse la plus importante a été certainement enregistrée en matière d’huile d’olive biologique. Entre 2002 et 2007, les quantités exportées passent de 18 à plus de 6000 tonnes ou encore celles des dattes Bio, dont les exportations passent de 830 à presque 2300 tonnes.
Ces cultures sont en Tunisie, entourées d’une attention toute particulière. Un centre technique dédié à l’agriculture biologique, qui développe les techniques spécifiques à la production de la matière organique, à l’élevage des insectes utilisés dans la lutte biologique et aux équipements spécifiques à la transformation. Il participe aussi à l’homologation et à l’enregistrement des divers intrants Bio et la mise à jour de la liste de ces intrants autorisés. Il fournit aussi la formation adéquate. Cette production est donc certifiée. En amont, toute la filière agricole Bio, obéit à des cahiers de charges bien spécifiques.
Y a-t-il moyen de faire mieux ? Avec une valeur de 40 milliards d’euros, le marché mondial existe bien et il était en hausse de 43 % entre 2005 et 2006. Jusqu’ici les investissements dans ce type d’agriculture évolue lentement. Il était de 11,3 MDT en 2007, contre 2,5 MDT en 2001. Il se fait à plus de 45 % dans les plantes médicinales et les plantes aromatiques. Les légumes ne représentaient que 1 % et les huiles d’olives Bio occupaient la seconde place avec 35 % des investissements. Avec 43 % des investissements, la région de Kairouan (Centre de la Tunisie), semble être la région de prédilection, suivie de Tozeur dans le Sud Tunisien (16 % des investissements) et de Mahdia (Côte Est de la Tunisie) avec 14 % de ces investissements. La Tunisie a pourtant toute une politique d’incitation, financière même, pour ce genre d’investissement."
Législation TUNISIE - agriculture biologique
Instituto Mediterraneo di Certificazione
Un chercheur tunisien va industrialiser une nouvelle technique de micro irrigation
Le chercheur spécialisé en géophysique, se propose d’industrialiser et de commercialiser sa propre invention avec la perspective d’optimiser la gestion des ressources en eau. Le diffuseur enterré dont l’auteur est titulaire du brevet, est un système d’irrigation économique. Il consiste à mettre en place une tuyauterie souterraine, voire d’un réseau de diffuseurs en plastique enfouis à 70 cm de profondeur.
Ce procédé qui s’apparente à la technique de la goutte à goutte, permet une gestion optimale de l’eau d’irrigation et en dissuade l’évaporation. Ce système peut-être connecté au réseau de distribution de l’eau ou autres plans d’eau (lacs collinaires, barrages). Il est destiné à l’irrigation des cultures maraîchères, des plantes ornementales et de l’arboriculture fruitière.
14:40 Publié dans Agriculture, BIOTECHNO, Énergie, environnement, Science | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Agriculture, Exportation, tunisie, Bio, Biologique, recherche, olive
06.03.2008
La Corée s'intéresse aussi à la Tunisie
"La sériciculture tunisienne vient de renaître de ses cendres avec la création, à la région de Hwamdia (délégation de Tabarka), de la première unité de production de soie, matière tout aussi noble que solide longtemps utilisée pour habiller les notables de la société. Cette unité, lancée depuis novembre dernier, fait partie de tout un projet pilote tuniso-coréen de développement de la Sériciculture. Sa production sera orientée essentiellement vers le marché local et couvrira les besoins du secteur de l'artisanat en soie.
Les coûts de ce projet s'élèvent à 1440 mille dinars, dont 522 mille dinars alloués par la Tunisie et 918 mille dinars par l'Agence sud-coréenne de coopération internationale. La Corée de sud s'est également chargée de la formation des responsables de ce projet.
Le projet, piloté par le ministère de l'Agriculture et des Ressources hydrauliques, a pour objectif à moyen terme d'élargir la culture des mûriers pour couvrir une superficie de 200 hectares et la production entre 150 et 200 tonnes de cocons annuellement.
Il est également question de céder l'unité de traitement des cocons à l'une des coopératives agricoles opérant dans la région ou à un sériciculteur privé. source African Manager"
Article de LA PRESSE sur le sujet
Sachez que la production en Corée est de 80 kgs par ha, qu'elle est de 125 kg en Chine et peut aller jusqu'à 300 kg en Thaïlande. La Sériculture est un "Big Business"
Selon l'excellent site Audinet:
"Le marché tunisien s'approvisionnait jusqu'ici à l'étranger, grâce à l'importation d'environ 150 tonnes de soie par an, moyennant 10 millions de dinars, dont 25% sont commercialisés à l'intérieur du pays.
Pendant la colonisation, l'expérience tunisienne en matière de sériciculture s'est limitée à la production et l'exportation de chrysalides vers le marché français.
Jusqu'au 18ème siècle, cette activité avait connu des jours meilleurs dans les régions de Testour et Mahdia avant de perdre le souffle pendant le 19ème siècle ce qui avait incité environ 4 mille tisseurs tunisiens à s'approvisionner en matière première auprès de l'Italie et de la Chine.
Le secteur a longtemps souffert de manque d'artisans. Ses Produits, qu'ils soient Ajar (voile de tête), Sefsari, ou Takrita (Foulard), longtemps boudé par les consommateurs, sont de nouveau au parfum du jour notamment pendant la saison estivale avec des mariées cherchant à se parer de tenues en soie à l'instar du Houli ou du Hrem (tissu non cousu qui se porte en drapé).
Par ailleurs, la ville de Mahdia, dont les traditions en la matière remontent à l'ère Fatimides, organise, tous les deux ans, un festival unique sur la culture de la soie. Ce festival qui s'est tenu du 17 au 19 mai 2007, a permis de faire connaître auprès des experts et des artisans tunisiens et étrangers plusieurs créations dans ce secteur.
Le lancement du projet pilote de Hwamdia s'inscrit également dans le cadre de la consécration de nouvelles traditions en matière de production de la soie et la contribution à la diversification des activités agricoles au nord-ouest, outre la multiplication des offres d'emplois dans la région."
Tunisie Affaires nous apprend que;
"Compte tenu de la voracité du ver à soie pour les feuilles de mûriers blancs, 11 hectares de cet arbre ont été plantés au profit de 10 bénéficiaires de ce projet, tandis que des pépinières forestières seront destinées à l'intensification de la culture des plants, étant donné que le ver vivant sur les feuilles de cet arbre produit la meilleure qualité de soie.
Il y a lieu de rappeler que la vie de ver à soie passe par 5 étapes. Avant de filer son cocon pour se transformer ensuite en chrysalide, le ver à soie subit quatre mues. L'espace de temps compris entre ces mues successives est appelé âge.
Le ver à soie passe donc par cinq âges successifs à commencer par la mise, en été, par les papillons de sexe féminin, de 300 à 400 œufs devenant au bout de 10 jours des vers. Ces vers commencent après 6 semaines à tisser leurs cocons de soie, dont la longueur des fils s'étend entre 300 et 900 mètres.
Ainsi, le ver se transforme en chrysalides qui se transforme lui même, dans le cadre du processus naturel et au bout de 15 jours, en papillon.
Cependant, dans le cadre de l'exploitation industrielle du ver à soie, seul un nombre limité de chrysalides est autorisé à suivre ce processus naturel afin de garantir la pérennité de l'espèce.
La réalisation du projet pilote de Hwamdia a, en outre nécessité la mise en place de 5 installations équipées près des plantations de mûriers compte tenu de la durée de la croissance du ver et de l'étape du tissage de cocons qui dure entre 30 et 35 jours.
Un laboratoire moderne d'élevage a été également équipé de manière à permettre de s'occuper des vers pendant les 1, 2 et 3ème étapes, avant de les remettre aux éleveurs pour poursuivre le travail dans le cadre des 4 et 5ème étapes.
Le projet, piloté par le ministère de l'Agriculture et des Ressources hydrauliques, a pour objectif à moyen terme d'élargir la culture des mûriers pour couvrir une superficie de 200 hectares et la production entre 150 et 200 tonnes de cocons annuellement."
Je me dois d'ajouter que la Tunisie comme le Rwanda ont participé en février 2006 à une manifestation au Japon pour se positionner sur le Marché de la Soie, et voilà l'un des retours concrets de cette mission. BRAVO.
La Sériculture tunisienne est en bonne voie!
09:20 Publié dans Agriculture, environnement, Investissements, NEWS, RÉGIONS, SALONS PROFESSIONNELS | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Corée, Korea, Tunisie, Tunisia, Silk, soie, China












