25.07.2008

Priorités de la présidence française de l'UE et conclusions du Sommet de l'UPM

Tunisie : Priorités de la présidence française de l'UE et conclusions du Sommet de l'UPM

Tunisie : Priorités de la présidence française de l'UE et conclusions du Sommet de l'UPM

« Les priorités de la présidence française concernent quatre grands domaines à savoir l'énergie, l'immigration, la politique agricole commune et la recherche-développement » a indiqué Mr Serge Degallaix, ambassadeur de France à Tunis, lors de la conférence de presse tenue, vendredi 18 juillet 2008, en sa résidence à La Marsa.

Durant son mandat, qui s'étend du 1er juillet au 31 décembre 2008, la présidence française de l'UE accordera également un intérêt particulier aux conclusions du Sommet de Paris « Processus de Barcelone: Union pour la Méditerranée », a encore souligné le diplomate français.

Evoquant les relations de la Tunisie avec l'Europe, l'ambassadeur de France a relevé que « La Tunisie entretient des relations très fortes avec l'Europe dans les divers domaines notamment au plan commercial. En effet, 70 à 80% des échanges économiques se font avec l'Europe essentiellement en matière d'investissement », a précisé Mr Degallaix faisant observer que plusieurs entreprises étrangères installées en Tunisie sont européennes et que l'assistance au développement en Tunisie est assurée à travers la Banque européenne d'investissement.

L'ambassadeur de France a annoncé, dans ce contexte, l'organisation de différentes activités européennes en Tunisie dont notamment un colloque sur l'avenir des relations économiques entre la Tunisie et l'Europe et un colloque Tuniso-européen visant à approfondir la réflexion sur les possibilités et les moyens qui s'offrent aux chercheurs tunisiens pour mieux utiliser le programme cadre de recherche communautaire (PCRD).

Abordant le thème du « paquet énergie-climat », le diplomate français a fait savoir que durant son mandat, la France compte organiser un séminaire de réflexion sur les différentes questions inhérentes à l'environnement soulignant dans ce sens la volonté de faire adopter à la fin de l'année une position commune de l'UE pour atteindre de manière exemplaire les objectifs ambitieux affichés pour la prochaine conférence de Copenhague sur le climat qui prépare l'après-Kyoto sur l'émission des gaz à effet de serre.

Il a, dans ce même contexte, rappelé que ce sujet à portée universelle a été au centre d'une conférence d'envergure, en novembre 2007, à Tunis, sur les changements climatiques affirmant que la Tunisie dispose d'une politique environnementale « très active » Pour ce qui est du dossier de l'immigration, l'ambassadeur a rappelé la signature, en avril 2008, dans le cadre des relations tuniso-françaises, d'un accord qu'il a qualifié de « modèle » dans la mesure où il permet notamment de renforcer l'immigration légale.

Troisième priorité, la politique agricole commune dont les principes et le cadrage financier ont été fixés pour 2013. A ce propos, l'ambassadeur a souligné l'impératif d'évaluer la situation compte tenu des récents développements intervenus en matière d'équilibres alimentaires et des coûts des produits agricoles.

Concernant le programme d'action de l'UPM, Mr Degallaix a indiqué qu'une dimension nouvelle a été introduite dans les rapports des pays des deux rives de la Méditerranée dans le cadre de cette union. IL s'agit de la notion de projets régionaux ou sous-régionaux.

S'agissant de la question du financement des projets régionaux et sous-régionaux, Mr Degallaix a fait remarquer qu'à court terme les moyens sont limités car la priorité est accordée actuellement aux projets bilatéraux, mais au sein de L'UMP, on est dans un cadre de compromis où tout ce fait et se construit par le dialogue et la concertation, ce qui laisse la porte ouverte et signifie que s'il y a des projets porteurs et approuvés par les partenaires, il serait possible de mobiliser les liquidités qui circulent pour les financer, a précisé le diplomate français.

Concernant la naissance effective de cet important groupement régional, Mr Degallaix a précisé que la réunion du 3 et 4 novembre prochain prévue à Marseille (France), sera l'occasion pour les partenaires de fixer le siège de l'UPM, de débattre du mode de son financement, de déterminer les modalités de la co-présidence et de décider de toutes les questions relatives à la gestion concertée des affaires de l'UPM, pour qu'en 2009 les dispositifs soient opérationnels, a indiqué le diplomate français.

23.07.2008

La promotion de l'investissement dans les TIC

Tunisia IT.com :: Le Journal du Net & du Management

 Le rôle du secteur financier

Le Ministère des Technologies de la Communication a organisé, lundi 21 juillet 2008 au pôle technologique El Ghazela, le premier colloque régional intitulé : "La promotion de l'investissement dans les TIC et le rôle du secteur financier".

Présidée par Hadj Gley, ministre des Technologies de la Communication, et Taoufik BACCAR, gouverneur de la Banque centrale, s’est déroulée en présence d’un parterre riche de représentants des secteurs bancaire, financier, des technologies de la communication et de la communication (TIC) et de jeunes promoteurs des projets dans le domaine.

Lors de son allocution, Haj Klaï a retracé la réalité et les perspectives de l'économie immatérielle en Tunisie, insistant sur l'importance du projet d'extension de la technopole d'El Ghazela, et ce pour accroître le nombre des entreprises sur une superficie de 36 hectares.

Il a également révélé que le projet de déploiement du réseau de fibre optique qui couvre 50 zones industrielles et des services pour fournir l'Internet à haut débit à environ 1400 entreprises, est en cours de réalisation.

Le Ministre a également affirmé que les technologies les plus développées seront bientôt disponibles et que les entreprises tunisiennes pourront exploiter des technologies comme la nouvelle architecture de réseau de communication, Next Generation Networking (NGN), ou la voix sur IP. Cette dernière technologie permettra aux institutions financières, bancaires et aux entreprises ayant des filiales d'exploiter ce système afin de réduire leurs coûts d’exploitation.

Il a en outre souligné que le nombre de centres d'appels en Tunisie s’élève actuellement à 170 unités, employant 14.000 personnes.

22.07.2008

Campagne de recrutement en Tunisie pour le projet émirati Bled El Ward

Depuis le 9 juillet nous savons que la Compagnie Al Maabar International Investments a lancé un avis de recrutement de personnel de Direction pour accélérer la mise en place de ses équipes dans le cadre du projet Bled El Ward.

Dans sa rencontre avec la presse tunisienne, Youssef Al Nowis, Administrateur Délégué et Directeur Général d’Al Maabar, l’a bien signalé : sa compagnie comptera essentiellement et en priorité sur les compétences tunisiennes.

Les postes vacants sont :

• directeur général

• chef de projet

• directeur de développement

• directeur de design architectural

• directeur financie

• directeur de planification urbaine et de design architectural

• directeur des achats et des contrats

• directeur des technologies de l’information



Les candidats intéressés sont invités à soumettre leurs dossiers par e-mail à hr@almaabarworld.comCet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ou par fax au 00971 264 28422.
"Qui est Al Maabar ?
"Qui est Al Maabar ?

7803cb41ba79ea74b2f2eaa9701f0f78.pngLe dernier arrivé, n’est pas des moindres. C’est le groupe «Al Maabar International Investments Company». Chose importante, elle n’est pas nouvelle sur le marché tunisien. Youssef Al Nowis, membre du conseil d’administration, évoque en effet, lors de son point de presse de présentation du projet des 10 milliards, des projets antérieurs réalisés en Tunisie, au Port Kantaoui et  Dar Naouar, sans oublier le projet de 500 MDT à Abou Regrag au Maroc. Une déclaration sous forme de gage du sérieux de ce groupe d’un capital de 150 millions Usd et qui devrait doubler bientôt, selon la même source.

Le projet d’El Maabar IIC, dont il dit qu’il sera le plus grand sur le continent africain, sera appelé Bled El Ward (Porte des roses). Il sera implanté sur la Sebkhat d’Ariana (dite ville des roses justement), sur les rivages nord de la capitale tunisienne et qu’il espère « acquérir à un prix symbolique». Le projet s’étend sur 5000 hectares  et ses investissements sont estimés à 10 milliards de dollars.

4107efdcce3810f9f4fc3f1e91c6b4b6.jpgPierre angulaire de ce nouveau projet, en formes d’îlots sur le lac d’Ariana qui sera ouvert sur la mer et dont partie avait fait l’objet de recommandations particulières de la part du programme des Nations Unies pour l’environnement, la ville médicale qui devrait renforcer l’activité de tourisme de santé en Tunisie et des centres de recherche médicale. Il sera entouré d’un business Center grandeur nature, d’un grand projet touristique sous forme de villas tout confort et pas moins de 3 golfes. Toute cette nouvelle ville à naître, devrait pouvoir accueillir 6000 personnes et donner du travail à 10 mille personnes. Il va de soit, que la commercialisation de toute cette ville, sera aussi assurée par les promoteurs du projet qui fera appelle, Al Nowis l’affirme, à des entreprises et des compétences tunisiennes.

Ce projet, développera tout une ville moderne intégrée, comprenant notamment des cours d’eau intérieures, des résidences, des centres touristiques, de loisirs, commerciaux et sportifs et nombre de parcs et espaces vert. Il devrait aussi permettre à Tunis, selon ses promoteurs, de gagner 50 kilomètres de plages sous formes de cours d'eau intérieurs.


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Etude de la banque mondiale: les micro-entreprises en Tunisie

Banque Mondiale : Les micro-entreprises en Tunisie

Une étude d'évaluation des mécanismes de financement de la micro-entreprise a été publiée sur le site du Groupe de la Banque Mondiale.

Cette étude a été réalisée par une équipe du ministère de l'emploi et de l'insertion professionnelle des jeunes avec le concours de la Banque tunisienne de solidarité (BTS), et avec l'appui technique de la Banque mondiale.

Les principaux résultats de cette étude ont démontré que, parmi les quelque 23.000 projets ayant bénéficié d'un financement BTS au cours des années 2000, 2002 et 2004, 62% sont en activité (soit 14.000 projets).

Sur les 8.678 projets recensés en arrêt d'activité , au moins 2.300 ne sont qu'en arrêt momentané.

Le taux de survie est de 73% pour les projets en extension, celui des nouveaux projets n'atteint que 60%, et le taux d'échec est nettement plus élevé au cours des deux premières années d'existence des projets quelle que soit l'année d'octroi des crédits.

Le secteur d'activité du projet est un facteur déterminant dans la survie des projets : Les projets initiés dans les secteurs de l'artisanat et des industries mécaniques et métalliques survivent moins longtemps que ceux financés dans le secteur de l'agriculture.

La qualification du promoteur est un gage de longévité : lorsque celui-ci a exercé une profession en relation avec la nature de l'activité du projet, la durée de vie moyenne de son projet augmenterait de 33,7%.

Dans le cas des projets nouvellement créés, près de 27.000 emplois comprenant les promoteurs eux-mêmes ont été créés notamment dans les secteurs des industries mécaniques et métalliques, du bâtiment et services liés et de l'artisanat.

Concernant les difficultés rencontrées, 85% des enquêtés ont eu des difficultés depuis la création ou l'extension des projets. Les difficultés les plus fréquentes se rapportent essentiellement :


• Aux fonds de roulement : Parmi les 14.000 projets en activité au moment de l'enquête, et pour près de 6.200 promoteurs, la difficulté la plus mentionnée est celle relative à l'insuffisance des fonds de roulement.

• À la concurrence : Elle est plus intense dans les régions les plus urbanisées où les activités similaires à celles financées par la BTS sont suffisamment développées.

• Au manque de clients : Près de 4.800 promoteurs des projets fermés, soit 55% du total, avaient cité en premier lieu cette difficulté.

• Au loyer élevé.

• Aux prix des matières premières.

La part élevée des projets financés par la BTS et encore en activité montre que les mécanismes de financement mis en place sont pertinents et participent activement à la promotion de la micro-entreprise.

Il semble toutefois que les projets initiés restent marqués par le faible volume d'investissements, par leur caractère souvent répétitif et peu innovateurs.

Dans la dernière partie de son étude, la banque mondiale a proposé des domaines d'amélioration afin d'aider la BTS à promouvoir son activité :

• Des investissements plus élevés,

• Un meilleur ciblage des promoteurs en favorisant ceux possédant une qualification et des antécédents professionnels,

• La priorité aux schémas de financement comprenant dans la mesure du possible des apports personnels plus élevés,

• Des fonds de roulement mieux adaptés aux spécificités des projets,

• Moins de projets répétitifs dans une même zone géographique, surtout dans les secteurs sensibles à la concurrence en raison de leur coût fixe élevé,

• Développer l'information ciblée en direction des jeunes diplômés de l'enseignement supérieur et d'appuyer par des initiatives de formation à la création d'entreprises au sein des institutions d'enseignement supérieur.

21.07.2008

La Tunisie occupe la 49ème place : « Global enabling trade report 2008 »

Article repris sur Audinet : La Tunisie occupe la 49ème place dans le « Global enabling trade report 2008 »

source TAP 


Le forum économique mondial vient de publier la première édition du ''global enabling trade report 2008'' qui rend compte de la libre circulation des marchandises à travers les frontières, et jusqu'à destination dans 118 économies dans le monde.

Ce premier rapport entend présenter une analyse internationale de grand nombre de mesures simplifiant les échanges commerciaux.

Aux termes de ce premier rapport, la Tunisie occupe la 49ème place parmi 118 pays industrialisés, émergents et en développement.

La Tunisie se classe ainsi au 1er rang au niveau du Maghreb et au 2ème rang au niveau africain après Maurice, devant des pays tels que l'Afrique du Sud (59), le Maroc (74), le Kenya (86), L'Egypte (87), le Sénégal (100), l'Algérie (108), et le Nigéria (111).

La Tunisie est également classée 4ème au niveau arabe, après les Emirats Arabes Unis, Bahreïn et Qatar et devant Oman(50), la Jordanie (51), l'Arabie Saoudite (53), Kuwait (58) et la Syrie (107). Ce classement permet à la Tunisie de se placer également devant des pays comme la Thaïlande (52), le Mexique (65), l'Inde (71), l'Argentine (78), le Brésil (80), Les Philippines (82) et la fédération de Russie (103).

Cette évaluation est effectuée sur la base de l'indice ''Enabling Trade Index'' qui utilise d'une part, une combinaison de données accessibles au grand public et, d'autre part, les résultats d'une étude annuelle exhaustive (executive opinion survey), réalisée par le forum économique mondial en collaboration avec son réseau d'instituts partenaires situés dans les pays étudiés (pour la Tunisie c'est l'Institut Arabe des chefs d'entreprises).

L'indice ''Enabling Trade Index'', utilisé dans ce rapport, mesure les facteurs, les politiques et les services qui simplifient la libre circulation des marchandises à travers les frontières et jusqu'à destination.

Cet indice se penche sur les facteurs qui encouragent le commerce dans quatre domaines, à savoir : l'accès au marché, l'administration douanière, l'infrastructure de transport et de communications et l'environnement commercial.

Dans son analyse des performances de notre pays, le rapport souligne que la Tunisie qui fait partie de la zone des pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, occupe la 49ème position sur les 118 pays retenus dans ce rapport, avec un bon classement (23ème) pour ce qui est de l'environnement d'affaires et le contrôle des frontières assez efficace (34ème).

Toujours selon le rapport, l'environnement d'affaires en Tunisie bénéficie d'une bonne sécurité (16ème) et l'administration douanières est efficace (31ème), bien qu'une ouverture supplémentaire concernant les investissements directs étrangers et la migration de travail profiterait à la performance commerciale de la Tunisie.

De même, le rapport souligne que l'investissement dans l'infrastructure et l'utilisation de la communication et du transport permettrait plus au pays de profiter davantage des bienfaits du commerce.

17.07.2008

Tunisie: Bientôt la libre circulation des produits agroalimentaires avec l’Europe.

Tunisie: Bientôt la libre circulation des produits agroalimentaires avec l’Europe.

De source AFP

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c15b066c47f08d9d144f707a9512d196.jpgLa France a piloté la première phase d'un plan de modernisation des services vétérinaires et sanitaires en Tunisie en prélude à la libéralisation du commerce des produits agroalimentaires dans la zone euroméditerranéenne. L'exécution de ce programme lancé par la Commission européenne avec un budget initial de 1,3 million d'euros a été confiée à la France aux termes d'un contrat dit de "jumelage institutionnel" remontant à juin 2006. «Il s'agit de doter la Tunisie de services de contrôle vétérinaires et sanitaires à la qualité proche des services européens», a expliqué à l'Afp Claude Le Querre, conseiller résident français.

Pour préparer le libre-échange dans l'agro-alimentaire, la Tunisie a pour obligation de mettre en place des procédures similaires et d’appliquer les normes sanitaires européennes à ses produits d'origine animale, (viandes, lait et dérivés, poisson et crustacés) Ses laboratoires de contrôle sont censés répondre à terme aux normes européennes et appliquer des protocoles convergents, a ajouté Le Querre, qui a dirigé durant 26 mois une équipe d'experts intégrée au ministère tunisien de l'Agriculture.

«La base réglementaire est déjà en place », a-t-il dit, énumérant certaines dispositions à appliquer concernant «la bien-traitance des animaux, la lutte contre les maladies, la sécurité sanitaire des aliments, la pharmacie, et la surveillance des résidus dans les produits alimentaires » (mercure, plomb, pesticides). La Tunisie se plie aux normes européennes de surveillance sur le poisson et autres produits de la mer déjà servis aux consommateurs européens, les ventes occupant le 2e poste d'exportations agricoles du pays, après l'huile d'olive.

Le secteur de la pêche pèse 100.000 tonnes en moyenne et représente 7% de la valeur globale de l'agriculture, 1,1% du PIB en Tunisie. Avec une production de 72 millions de poulets, la filière aviaire, "considérée comme étant assez proche" des normes européennes, devrait obtenir rapidement un feu vert à l'exportation en Europe, selon Le Querre.

Autre secteur "sur la bonne voie", le lait doit pouvoir "sécuriser ses sources d'approvisionnement en appliquant les critères adéquats à l'élevage bovin".

Du travail reste à faire cependant pour les produits carnés, avec la future mise en œuvre d'un plan de route pour les abattoirs et la gestion des maladies comme la tuberculose, la brucellose ou la rage canine. Une stratégie de lutte contre ces maladies est en cours, et une deuxième phase du programme de jumelage est prévue pour 2009-2011 avec un nouvel appui financier de l'UE. Bruxelles souhaite instaurer des conditions sanitaires équivalentes au nord et au sud de la Méditerranée, en prélude à une libre-circulation des produits agroalimentaires entre les deux rives.

16.07.2008

Programme du prochain Forum Atuge 2008

Bienvenue sur le site de l'Atuge

Principales étapes 24 juillet Tunis

 

Conférence Plénière : Le Networking, support des « stratégies pays » gagnantes En présence de M. Afif Chelbi, Ministre de l’Industrie, de l’Energie et des Petites et Moyennes Entreprises

 

Table ronde 1 : une entreprise compétitive peut-elle se passer de réseaux efficaces ?

 

Présentations flash : Lancement d’une activité grâce à un réseau de connaissances. Témoignages de Adel Torjman & Fayçal Jallouli, GL Trade et de Khalil Charfi, Oxia

 

Table ronde 2 : Les réseaux, accélérateurs de carrière

 

Présentation flash de Khaled Abdeljaoued : une carrière « grâce » à l’Atuge

Présentation flash des résultats du Sondage Atuge sur la Mobilité des compétences

 

Discours conclusif de M. Lazhar BOUOUNI, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et des Technologies : Universités, Centres de recherche et Entreprises : des réseaux de collaboration à ré-inventer

 

 

Atelier 1 : L'innovation, moteur de la croissance de l'entreprise tunisienne?

 

Atelier 2 : De nouveaux modes de financement pour une nouvelle génération d’entreprises

 

Atelier 3 : Technologies de l’information : Pour un positionnement clair et une image forte de la Tunisie
 

Inscription des visiteurs

ATUGE, BP 229 Imm Intilak,
Av Charles Nicole, Cité Mahrajène
1082 Tunis
Tél : +216 71 283 720
Fax : +216 71 283 956
Mail:
forum@atuge.org

 

15.07.2008

Sonede et dessalinisation de l'eau

La Société Nationale d'Exploitation et de Distribution des Eaux (SONEDE) a été créée par la loi nº 68-22 du 02 juillet 1968. Elle est sous la tutelle du Ministère de l'Agriculture et des Ressources Hydrauliques. Son statut est défini par la loi qui la qualifie d'établissement public à caractère non administratif (EPNA).

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Unité de dessalinisation 
 
   

 

Sa mission porte sur trois activités principales:
  •  La distribution de l'eau: la gestion et l'entretien du réseau d'eau potable et des équipements et la gestion des abonnés.
  •  Le développement: études, travaux et approvisionnements.
Attributions

L'objet de la SONEDE est la fourniture de l'eau potable sur tout le territoire tunisien. Elle est chargée de l'exploitation, de l'entretien et du renouvellement des installations de captage, de traitement, de transport et de distribution de l'eau.

 

 

La SONEDE a engagé en 2000 une opération de mise en place de dispositifs économiseurs d'eau.
Les résultats obtenus ont été, pour l'essentiel, un taux de réduction moyen de consommation de l'ordre de 20%. Ce taux varie de 2% pour les mosquées où l'utilisation de l'eau est faible à 22% pour les abonnées domestiques dont la consommation trimestrielle est comprise entre 70 et 150 m3.
Associé à une action de sensibilisation, tel que le cas des établissements de l'enseignement , ce taux de réduction s'élève à 23%.
Les abonnés semblent très peu sensibilisés aux modes d'économie d'eau , sauf lorsqu'ils reçoivent leur facture à la fin de chaque trimestre. Sans négliger les actions en direction des consommateurs , il est proposé d'inciter les industriels tunisiens pour la fabrication de robinetterie soumise d'équipements économiseurs d'eau.
Demain, il est probable que des dispositions figurent désormais dans le cahier des charges relatif à la construction de nouveaux bâtiments, stipulant l'obligation de l'installation d'équipements économiseurs d'eau.

Lu dans La Presse:

A l’occasion de la célébration du 40e anniversaire de la Sonede, une conférence sur le thème «Ambitions continues» a été organisée à Gammarth.
La conférence a été une occasion pour passer en revue les activités et les réalisations de la Sonede, ainsi que les questions relatives aux perspectives du secteur de l’eau potable en Tunisie.


Depuis sa création en 1968, la Sonede a réussi à honorer sa mission qui consiste en la mobilisation, la production, le traitement et la distribution de l’eau au profit des citoyens. La société a également déployé de grands  efforts dans le domaine de la maintenance et le développement de solutions visant l’économie d’eau, outre la mise au point d’une technique de tarification par paliers qui tient compte des conditions économiques et sociales. A la faveur de cette approche judicieuse, la Sonede a réussi à exporter son savoir-faire au profit de pays arabes et africains.
Grâce à ces efforts, la Sonede a pu réaliser un taux  d’adduction en eau potable de 100% dans les zones urbaines et de 92% dans les zones rurales. La promotion de la production d’eau est passée de 90 millions m3 en 1968 à 453 millions m3 en 2007.


Actuellement, la Sonede est confrontée à plusieurs défis, dont notamment le vieillissement de certaines structures hydrauliques, l’accroissement de la demande en eau potable, la dépréciation de la qualité des eaux, outre l’augmentation du coût de production et de distribution des eaux.
Pour faire face à ces différents défis, la Sonede développera des programmes en vue du dessalement des eaux souterraines et de l’eau de mer.


Dans le cadre de la stratégie  développée en matière d’économie d’eau, la Sonede a mené des actions dans le domaine de la maîtrise de la consommation de l’énergie, l’amélioration de la qualité des services à travers la simplification des procédures et a veillé à instaurer un système de certification."

 

L'autre domaine de pointe est le dessalement de l'eau  ou  en anglais desalination.  Je vous renvoie au site  L'eau potable salubre est essentielle

On y esplique :

"La Tunisie est remarquable également pour sa recherche visant la combinaison de sources d'énergie de substitution et de technologie de dessalement, dans le but de développer des systèmes plus économiques et non polluants. Les énergies solaires et éoliennes ont été étudiées, car chacune d’elle représente pour la Tunisie une source potentielle considerable et renouvelable."

La séminaire international organisé fin juin 2008 a mis l'accent sur: LE DESSALEMENT DES EAUX : percées technologiques et maîtrise des coûts.

Parmi les communications on peut relever celle de Mr Abdessalam KHASEN (ANME, Tunisie)  qui a présenté l'utilisation des énergies renouvelables dans le dessalement des eaux en Tunisie.

A ce propos lire l'article sur les perspectives d'utlisation des énergies renouvelables sur le site du RIAED (Réseau international d'accès aux énergies durables).

13.07.2008

Quelques instituts d'enseignement privés en Tunisie


90b43a6e1dd18e298dc24c16dae43616.jpgL’Institut des Hautes Etudes est un institut universitaire privé fondé en 1998 à Tunis Il compte depuis deux filiales, une à Sfax et une autre à Sousse dans lesquelles sont dispensées les mêmes formations. Ses membres fondateurs sont des universitaires et des professionnels

Spécialisé dans la Gestion des Affaires, il compte plusieurs départements :

En comptabilité, Finance, Marketing, Commerce International, Informatique appliquée à la Gestion, Tourisme et Hôtellerie… Toutes les options sont enseignées en 1er, 2ème et 3ème cycles

Depuis la rentrée 2006 l’Institut a inauguré un véritable partenariat avec les Universités françaises de Lyon III et de Bordeaux IV pour les Diplômes de 3ème cycle : Master CCA (comptabilité; Control Audit ) et Master Gouvernance des entreprises familiales.

Ouvert sur le Monde, l’IHET continuera à innover et met d’ores et déjà en place des formations de pointe pour les rentrées à venir. Ouvert sur l’Entreprise, l’IHET proposera très prochainement une certification
Et dès à présent les étudiants de quatrième année ont la possibilité d’effectuer leur stage pratique en situation réelle pour une société suisse en off-shore.
 
a1948197e666e7476083df49e588fc4c.gifL’université Esprit atteint les 1000 étudiants et s’implante au Parc El Ghazela

L’Université Esprit, entreprise d’enseignement supérieur privé devance de loin ses principaux challengers. L’entreprise qui est organisée autour d’un modèle flexible de société d’actionnaires a dépassé depuis peu le cap des mille étudiants.

Dans les annonces de recrutement d’ingénieurs par des sociétés tunisiennes et étrangères, les profils formés par l’enseigne Esprit sont demandés au même titre que le sont ceux qui sont issus des rangs de l’INSAT, l’ISG, l’ENIT…….Une jolie performance à mettre à l’actif de Tahar Belakhdar et de son équipe.

Les résultats au rendez-vous sont tels que les locaux historiques de la Charguia II vont faire place à une nouvelle implantation sise au cœur du pôle El Ghazala. Ce nouveau voisin de l’Iset Com et de Sup om s’identifie désormais à un pôle universitaire de premier plan et comme un partenaire stratégique pour les entreprises en Tunisie comme en Afrique.

 

11.07.2008

Cyberconsommation et jeunes tunisiens

Lu sur Tunisia IT.com :: Le Journal du Net & du Management

774c34caaf0c273ab122de5c6fc21cc9.jpg"Pendant l’année universitaire 2007-2008 des étudiants doctorants de commerce ont mené une étude dont les résultats ont été présentés lors d’un atelier à Tunis sur les TIC et les nouvelles tendances de l’économie mondiale.

Des conclusions de cette enquête il ressort que le concept de la cyberconsommation et le e-commerce se développent «lentement mais sérieusement». En outre, l’étude révèle que le paiement par Internet est devenu l’un des moyens les plus sollicités par les tunisiens notamment les jeunes.

On constate ainsi que les Tunisiens sont «plutôt optimistes» quant au développement de la cyberconsommation et que «40% des enseignants et 42% des étudiants jugent que la cyberconsommation progresse rapidement » en Tunisie.

L’enquête a prouvé que le consommateur tunisien est séduit par l’idée d’acheter en ligne, ce qui augure d’un développement imminent des sites de commerce sur internet.

Le paiement électronique commence à «séduire les tranches d’âges les plus jeunes », c’est-à-dire les tranches initiées aux nouvelles technologies et à l’usage d’Internet.

D’autre part, et toujours selon les données dévoilées par la recherche, les Tunisiens sont devenus «de fins connaisseurs de l’exploitation des nouvelles technologies».

En effet, ils prennent de plus en plus l’habitude à régler leurs factures mensuelles sur Internet soit par carte bancaire ou par la carte e-dinar. Cette dernière est «de plus en plus » par les étudiants pour les inscriptions universitaires.

Les CD, les DVD, les billets de matches de football vendus en-ligne et des articles de maison ou de l’artisanat sont également de plus en plus sollicités par les Tunisiens connectés.

L’on apprend aussi que l’offre «tend à se diversifier et que les nouveaux sites qui naissent offrent aux internautes même l’opportunité de réserver un séjour dans un hôtel ou de partir en vacances à l’étranger».

A ceci s’ajoute une pratique de plus en plus «à la mode» ; la possibilité de recharger les téléphones portables (achat d’unités et de cartes prépayées) directement depuis son compte bancaire à travers les réseaux électroniques des banques tunisiennes.

S’il existe de nombreux avantages à cet engouement pour l’achat en ligne, il y a lieu de noter quelques aspects négatifs à l’image de «la faible affluence des internautes sur ces galeries marchandes» ou encore que «l’offre est très peu variée pour certains sites marchands »."

Pour tout savoir sur le commerce électronique en Tunisie: le site dédié du Gouvernement Tunisien

Dépliant sur le Commerce électronique

Formation en commerce électronique Institut privé àTunis 

Blog de Ecole supérieure de Commerce électronique de la Mannouba 

07.07.2008

INNOPARK, le site de la réussite

a82705d50e2113231dbdad9f0023f0cc.jpgUn cadre approprié pour implanter une entreprise dans le grand Tunis : le nouveau parc d’entreprises au Nord de Tunis à El Agba promu par la STPI (Société Tunisienne de Promotion des Pôles immobiliers  et industriels), créée en juillet 2006 à l’initiative de la Banque Tuniso-Koweitienne (BTK), Groupe caisse d’Épargne en association avec des banques tunisiennes (STB, BIAT, ATB, et SICAR AMEN).

Il s’agit d’une zone industrielle équipée gérée et entretenue destinée aux PME opérant dans des secteurs non polluants à des prix attractifs et des services d’assistance et d’accompagnement.

f7f20ffc9168f7ed227d56703fadbf58.jpgLe parc propose 61 lots de terrains viabilisés d’une surface allant de 900m2 à 24 000m2
  • Zone 1 :  7 lots  de 7240 m2 à 29 914m2
  • Zone 2 : 44 lots de  2150 m2 à 5290 m2
  • Zone 3 : 10 lots de 860 m2 à  1200 m 2

Des équipements performants

 

  • L’infrastructure et l’équipement ont été conçus dans la qualité et la performance Par exemple : Fibres optiques pour connexion rapide Réseau électrique souterrain MT & BT en 100KVA/ha Éclairage public de 20 lux Une priorité absolue donnée à l’environnement Zone exclusivement réservée aux industries non polluantes Aménagement d’espaces verts

Gardiennage avec contrôle d’accès et surveillance du parc

Un centre d’affaires et de vie accueillera toutes les structures annexées aux activités de production ainsi que des espaces de loisirs et de restauration.

Par exemple

Banques, Bureau de poste

Bureaux de douane, de transporteurs et de transitaires

Restaurants, Cafés

Service médical, Salle de sport et de relaxation

Espace de conférence et de meeting

Bureau de Consulting

L’objectif principal est la création de 3000 emplois par l’implantation de soixante entreprises.

03.07.2008

La veille technologique une nécessité

Je suis très heureuse de lire l’orientation encouragée par la Présidence tunisienne concernant la veille technologique (programme présidentiel «Pour  la Tunisie de demain».).

 Il y a effectivement  nécessité à  dynamiser  les mécanismes de veille et de prospection  pour assurer le suivi et ne pas prendre de retard face aux avancées de la recherche scientifique et technologique mondiale dans tous les domaines. Le Premier pas vers la connaissance est la curiosité pro-active et féconde : savoir ce qui se passe ailleurs et faire de la mise à niveau en conséquence.

 

Dans les mesures annoncées, je remarque la part du PIB augmentée à 1,25% en 2009. En Europe,  les Grands pays n’arrivent pas à atteindre les 3% requis par le traité de Lisbonne en 2002. La part réservée à la recherche scientifique et à l’innovation technologique est en France, à ma connaissance, de 2.26% .

 

On le sait, un pays  qui n'investit plus dans la recherche est un pays qui n'invente plus, ne crée plus d'emplois, et qui risque de s'appauvrir. Un pays émergent comme la Tunisie a conscience que pour hausser son attractivité, il doit faire un effort sur la recherche scientifique et l’innovation technologique.

Je remarque que dans les priorités énoncées, il y a la volonté de donner une plus grande place au secteur privé et de créer un pôle technologique ou au moins une pépinière d’entreprises dans chaque gouvernorat.

Ce qui me fait d’autant plus plaisir au titre de scientifique, c’est de voir l’encouragement fait en direction des les compétences tunisiennes établies à l’étranger

Nous aurons très certainement l'occasion de revenir sur ce sujet!

29.06.2008

Winstar société canadienne en Tunisie


8fe775aaf789908af763758bc7ed6923.gifA la veille du 1er juillet, jour de la fête nationale canadienne, je suis sensibilisée aux nouvelles économiques qui lient la Tunisie, mon pays de naissance, au Canada, mon pays d'adoption.
298324b58b1b498c6f24620c1938670f.jpgJe viens de lire que la Société Winstar avait signé un contrat à long terme avec une compagnie Internationale de services et équipement pétrolier pour divers projets de forage en Tunisie. Son premier puits devrait démarrer en septembre 2008.

Il semblerait également que Winstar, en partenariat avec l'Entreprise Tunisienne d'Activités Pétrolières "ETAP", ait conclu un deuxième contrat pour un forage au champ de  « Sabria », se situant au Sud tunisien.

Winstar Resources Ltd est une société opérant dans le secteur pétrolier et gazier, en Tunisie, au Canada, en Hongrie et en Roumanie.

 

 

e1e7973f4f96f2339135ce1863ff7f31.gifLa Chambre de commerce tuniso-canadienne est présente à Tunis dans le quartier ultra-moderne des Berges-du-Lac

Les Objectifs de la Chambre
Partenariat

Encourager le partenariat entre hommes d’affaires tunisiens et canadiens, en favorisant les occasions de rencontres et œuvre au rapprochement des intérêts entre les opérateurs des deux pays.

Investissement

Développer de l’investissement entre la Tunisie et le Canada grâce à des programmes ponctuels et ciblés qui ont pour but de promouvoir l’image des deux pays en terme de potentialités à l’accueil et à la sédentarisation des investissements étrangers.

Exportation

Multiplier les occasions de rencontre entre opérateurs tunisiens et canadiens afin de promouvoir les échanges commerciaux entre les deux pays.

Echange d'expertise

La Chambre vise à établir des liens durables entre entreprises tunisiennes et canadiennes en facilitant l'accès aux technologies et savoir- faire canadiens.

Pour le Canada, la Tunisie est "Le Singapour de l’Afrique", ainsi nommée sur le site de la Chambre de Commerce canado-tunisienne
on peut lire:

"Au carrefour de l’Afrique, de l’Europe et du Moyen-Orient, la Tunisie a une tradition millénaire d’ouverture sur le monde. Grâce au nouveau traité de libre échange, signé conjointement avec l’Union européenne en juillet 1995, la Tunisie, premier pays en Afrique, accédera désormais, sans exception, aux nombreux marchés
de l’Union européenne. De langue arabe, la Tunisie utilise principalement le français pour les affaires, mais aussi l'anglais et l'italien."

 

 

28.06.2008

Le FMI attribue à la Tunisie une évaluation d'Economie Solide

Extraits de la déclaration officielle de la mission du Fonds Monétaire International (FMI), dirigée par M. Abdelhak Senhadji, qui a séjourné à Tunis du 27 mai au 9 juin 2008

« La Tunisie a enregistré une excellente performance économique en 2007. La croissance du PIB réel s'est accélérée pour atteindre 6,3 %, contribuant à la diminution du chômage. La politique monétaire prudente de la BCT a permis de réduire l'inflation à 3,1 %, bien qu'elle se soit accélérée récemment surtout en raison de nouvelles flambées des cours mondiaux des produits alimentaires et pétroliers. Le déficit du compte courant s'est creusé passant de 2 % du PIB en 2006 à 2,6 % en 2007, dû essentiellement à une détérioration des termes de l'échange, mais demeure soutenable. Il a toutefois été amplement financé par les investissements directs étrangers qui ont par ailleurs permis aux réserves internationales d'atteindre un peu plus de 8½ milliards de dollars EU à la fin du premier trimestre de 2008. Le déficit budgétaire a été maintenu dans la limite de la cible de 3 % du PIB fixée pour 2007 en dépit de l'augmentation des subventions liées aux produits alimentaires et pétroliers. La politique budgétaire prudente et l'utilisation d'une partie du produit des privatisations ont contribué à réduire la dette publique de 53,9 % du PIB en 2006 à 50,9 % en 2007.

«La politique dynamique des autorités a permis de renforcer davantage la solidité du système bancaire grâce notamment à une baisse du taux de créances classées en pourcentage des créances totales de 19,3 % en 2006 à 17,3 % en 2007, et une augmentation du taux de provisionnement de 49,2 % en 2006 à 53,8 % en 2007. »

 

« La conjoncture internationale difficile devrait quelque peu ralentir l'activité économique, mais les perspectives restent encourageantes. La croissance du PIB réel en 2008 resterait relativement forte à 5,5 %. L'inflation pourrait se situer aux alentours de 5 %. La flambée des cours mondiaux de produits alimentaires et pétroliers va augmenter de façon sensible les subventions. Toutefois, le déficit budgétaire pourrait être maintenu dans la limite de 3 % du PIB prévue par la loi de finances. Le déficit du solde des transactions courantes augmenterait entre 3 % et 3,5 % du PIB à cause du renchérissement des produits alimentaires et pétroliers. Les perspectives à moyen terme restent favorables. Les mégaprojets devraient soutenir la croissance. Vu leur envergure, il est souhaitable de les intégrer rapidement dans le cadre macroéconomique à moyen terme pour pouvoir mieux gérer leur impact et maîtriser les risques potentiels, particulièrement ceux associés aux projets immobiliers. »

« Le défi principal actuel est de limiter l'impact de la flambée des prix internationaux des produits alimentaires et pétroliers et des perturbations financières mondiales sur l'inflation et la croissance afin de réduire davantage le taux de chômage encore relativement élevé, notamment chez les jeunes diplômés. Ceci nécessite la poursuite des réformes structurelles et la préservation des équilibres macroéconomiques. Dans ce but, la mission estime que la politique monétaire prudente poursuivie par la Banque Centrale est appropriée mais pourrait nécessiter un resserrement supplémentaire si les pressions inflationnistes devaient s'intensifier. La politique monétaire devrait aussi s'appuyer sur une politique de change plus flexible. Les autorités sont confrontées à un arbitrage délicat entre le besoin de maintenir le pouvoir d'achat des Tunisiens face à la flambée des prix internationaux des produits alimentaires et pétroliers et préserver la viabilité des finances publiques à moyen et long terme. Vu l'augmentation très rapide des subventions directes et indirectes liées à ces produits, que les autorités estiment actuellement à 7,1 % du PIB et la forte probabilité que les cours mondiaux élevés actuels perdurent, la réforme en cours du système des subventions visant à améliorer son ciblage devrait être poursuivie parallèlement